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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Des chômeurs du Nord-Pas-de-Calais marchent sur Paris

Des chômeurs du Nord-Pas-de-Calais marchent sur Paris

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Leur objectif : participer à la manifestation de samedi organisée par le Parti communiste français en riposte à la politique antisociale de Nicolas Sarkozy, et apporter plusieurs milliers de CV à l’Élysée. L’Humanité les accompagne.

Sous-préfecture de Lens (Pas-de-Calais), 11 heures. «On veut du boulot, on ne veut plus de Sarko !» Ils sont une centaine de marcheurs, tous à la recherche d’un emploi, soixante du Nord et quarante du Pas-de-Calais, à descendre vers Paris pour la manifestation du 27 octobre, à l’appel du PCF.

Pendant quatre jours, la caravane des sans-emploi, partie hier à 9h30 de Lille, collecte sur sa route des centaines et des centaines de CV. Près de deux mille cinq cents étaient déjà entre les mains des organisateurs de cette marche pour l’emploi, organisée à l’initiative des élus communistes et républicains du Nord-Pas-de-Calais. «Le sous-préfet de Douai nous a dit qu’on ne trouvait pas d’ouvriers», rapporte Christophe Sarna, 32 ans, séparé et père d’un enfant. Titulaire d’un bac en électrotechnique et d’un BTS technico-commercial, il est au chômage depuis quatre mois après avoir travaillé pendant un an dans le sud de la France. «Nous voulons montrer que les chômeurs ne sont pas des fainéants. On a fait des études et on ne trouve rien. S’il faut apporter nous-mêmes nos CV aux patrons, on va le faire», prévient-il. Mieux qu’aux employeurs, c’est au président de la République en personne que les marcheurs entendent déposer leur candidature, une fois arrivés dans la capitale, samedi.

20 ans et sans emploi

La plupart des marcheurs sont jeunes. «Il y a 220.000 chômeurs dans notre région et plus de 70.000 ont moins de vingt-cinq ans», rappelle Alain Bocquet, député du Nord. C’est le cas de Caroline Murez, 20 ans, un diplôme d’employé technique de collectivité en poche. «J’ai travaillé pendant un an et demi pour un patron qui ne m’embauchait que six jours par mois, dans le secteur des personnes âgées. Je gagnais 200 € par mois. Ce n’est pas suffisant pour subvenir à mes besoins. Je suis obligée de vivre chez mes parents», témoigne cette jeune femme qui participe pour la première fois de sa vie à une manifestation. «C’est bien beau de dire qu’il faut travailler plus pour gagner plus mais il faut d’abord nous donner un boulot», estime Caroline.

[...] Il est 14h30. Aurore Malatray, 21 ans, habitante de la petite commune d’Anor et sans emploi depuis le mois d’août : «J’ai un BEP de cuisine. J’ai travaillé à Monaco, en Vendée, dans l’Oise. À chaque fois, sous un contrat de courte durée. C’est difficile d’acquérir de l’expérience de cette façon, or c’est ce qui nous est demandé. Je n’ai eu un CDI qu’une fois mais j’ai été licenciée parce que j’ai refusé d’effectuer des heures supplémentaires non payées», raconte-t-elle. C’est la situation de son père qui la révolte davantage. «Il est chômage depuis 1999 et on l’oblige à accepter des stages gratuits, sinon on lui coupe les allocations. C’est vraiment un manque de respect.» Car dans le domaine de l’emploi, l’âge n’est malheureusement pas un critère de stabilité. Thierry Hecquet sait de quoi il parle : en 1985, il était de ces cinquante chômeurs, partis de Lille jusqu’à Paris, pour participer déjà à une première marche pour l’emploi. Depuis, il alterne périodes de chômage et intérim. Pour lui, et comme pour beaucoup d’autres, «rien n’a changé».

(Source : L'Humanité)

La manifestation partira demain samedi 27 octobre de la place de la République à 14 heures, en direction de la Rotonde du bassin de La Villette (M°Jaurès) via le bld Magenta.

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Mis à jour ( Vendredi, 26 Octobre 2007 17:40 )  

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0 # superuser 2007-10-26 16:43 Un fils Sarkozy dans l'équipe de David Martinon

Jean Sarkozy, 20 ans et fils cadet du président de la République, a décidé d'apporter son concours à David Martinon, candidat UMP à Neuilly. «Jean s'implique dans ma campagne en organisant des réunions de jeunes au café de la Jatte. C'est un soutien actif et précieux», précise David Martinon qui veut succéder à Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 2008.

Jean Sarkozy a, par ailleurs, démenti l'information publiée hier par Le Parisien selon laquelle il monterait sur les planches, dans la comédie Oscar, en janvier prochain. «Ce n'est pas vrai», a déclaré Jean Sarkozy qui prend des cours de théâtre chez Jean-Laurent Cochet. Étudiant en droit, Jean Sarkozy a déjà joué, cet été, avec sa troupe dans l'ouest de la France. Selon Le Parisien, il devait partager la vedette de cette comédie de boulevard, jouée autrefois par Louis de Funès, avec Sophie Tapie, 19 ans, fille de l'ex-homme d'affaires. «Je ne la connais pas», a affirmé Jean Sarkozy qui a accompagné son père, lundi et mardi, lors de la visite d'État au Maroc.

(Source : Le Figaro)

Pendant que la jeunesse de France galère, d'autres n'ont aucune difficulté à s'insérer dans la vie, avec l'embarras du choix en prime.
Non, résolument, ce décalage entre deux mondes devient insupportable !
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0 # superuser 2007-10-26 16:46 Le Parti communiste veut faire entendre, samedi à Paris, la voix de la gauche qui riposte à la politique antisociale de Sarkozy.

Prélude à la manifestation nationale du Parti communiste samedi prochain, les militants d’Orléans préparent un rassemblement dès mercredi devant la préfecture du Loiret. En riposte à la politique de Sarkozy, ils veulent faire converger notamment les luttes des sans-papiers, l’action des salariés de Gemalto, leader mondial des cartes à puce (qui a annoncé 362 licenciements à l’usine d’Orléans), celles des associations qui se battent pour le droit au logement et des syndicalistes qui défendent les retraites face aux remises en cause des régimes spéciaux.

«Que le Parti communiste prenne une initiative de riposte à Sarkozy correspond à une attente.» C’est en tout cas ce que pense Marc Brynhole, responsable du PCF dans le Loiret et vice-président du conseil régional du Centre, après la diffusion d’un tract du PCF dans la manifestation du 18 octobre pour les retraites.

Alors que semble se dessiner un mouvement social d’ampleur contre la politique de Nicolas Sarkozy, la manifestation nationale initiée par le Parti communiste le 27 octobre peut apparaître comme un signal. La gauche se contentera-t-elle d’accompagner le mouvement de ses communiqués de soutien aux actions syndicales et de ses critiques virulentes sur la méthode Sarkozy ? Ou bien les partis de gauche agiront-ils pour organiser une véritable riposte politique à la révolution conservatrice conduite par le président de la République, faisant converger les luttes et les mouvements, mettant en évidence le sens et la cohérence des offensives de la droite et construisant un véritable projet alternatif ? Le Parti communiste a posé ces questions depuis le printemps dernier, et très fortement depuis la Fête de l’Humanité. C’est le sens de son insistance à réunir toutes les formations de gauche au sein du comité Riposte, ce qui a abouti à une déclaration commune. «À l’évidence, ça ne fait pas le compte. La gauche n’est pas encore en situation de conduire la riposte au niveau nécessaire, affirme Alain Obadia, de l’exécutif du PCF, en charge d’organiser la manifestation du 27 octobre. Il fallait que le Parti communiste prenne ses responsabilités sans attendre que tout le monde soit prêt.»

Dans les départements, le PCF prépare la «montée sur Paris» en multipliant les initiatives de terrain. Franchises médicales, retraites et tests ADN, un rassemblement de riposte à Sarkozy aura lieu jeudi à Blois devant la préfecture du Loir-et-Cher. Dans l’Isère, c’est l’avenir de la chimie qui préoccupe. Le groupe Rhodia s’apprête à fermer plusieurs sites, et c’est tout le «couloir de la chimie» de l’Isère et ses 27.000 salariés qui est menacé. Les communistes sont à l’initiative d’un débat à Roussillon le 26 octobre sur ce thème et les questions environnemental es qui lui sont liées. Dans les Hauts-de-Seine, ils ont lancé quinze jours d’initiatives pour le pouvoir d’achat aux portes des entreprises, sur les marchés et devant les grandes surfaces. Des élus communistes du département ont par ailleurs lancé l’idée d’un parrainage géant de sans-papiers devant la préfecture en novembre. «Nos concitoyens ont besoin de voir qu’il y a, à gauche, des gens qui redressent la tête», explique la sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin, dirigeante de la fédération départementale du PCF.

(Source : L'Humanité)
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0 # superuser 2007-10-27 22:57 Le "comité Risposte" n'a rassemblé que 5.000 personnes à Paris. "Il y a de quoi s'inquiéter sur la capacité de la gauche à donner la riposte politique indispensable à ce qui s'abat sur notre peuple, sur notre pays", a affirmé la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet. "Rien ne bouge à gauche si ce n'est les règlements de compte, les discours sur la méthode ou, pire, le bout de chemin avec la droite", a-t-elle accusé lors du rassemblement final à la Rotonde de la Villette.

Elle oublie juste de dire que le Parti communiste a largement contribué depuis quarante ans à sa propre chute : depuis la "trahison" de Mai 68 (le PCF ne voulait pas que les ouvriers s'allient aux étudiants) et son aveuglement permanent sur l'URSS, la plupart de ses membres sont partis (quand ils n'ont pas été exclus) et les partis d'extrême gauche ont proliféré, créant la division à gauche. Sur ce thème, je vous conseille de lire le livre de Louis Althusser, philosophe et communiste, "L'avenir dure longtemps", où il explique fort bien cet engrenage fatal.
Depuis, le PCF n'a pas non plus fait œuvre de fierté en naviguant régulièrement dans le sillage socialiste. Sa responsabilité est donc réelle dans son sabordage qui a mené au fiasco que connaît la gauche aujourd'hui. Tout autant que le PS, il doit faire son autocritique.
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0 # superuser 2007-10-28 00:26 "Plus de promesses, que Sarkozy nous dise la vérité, on veut du boulot" : c'est le cri du cœur de Christophe, jeune chômeur du Pas-de-Calais venu samedi matin avec une centaine d'autres remettre plus de 4.000 CV au président pour l'alerter sur le sinistre qui touche sa région.

C'est dans le cadre d'une opération symbolique orchestrée par le PCF, baptisée "Vos CV à l'Elysée", qu'une centaine de "marcheurs pour l'emploi" étaient partis mercredi de Lille avec 2.000 CV de chômeurs du Nord-Pas-de-Calais, "deuxième région de France par son taux de chômage". Sur leur route, traversant six départements - notamment les banlieues sensibles du 93 - ils ont recueilli 2.000 autres CV.

Place de la Madeleine, près de l'Elysée, un millier de manifestants rassemblés sous un ciel morose sont venus soutenir les marcheurs. Une délégation composée de quatre parlementaires communistes - les députés Alain Bocquet et Jean-Jacques Candelier, les sénateurs Michelle Demessine et Jean-Claude Danglot - ainsi que six chômeurs partent vers la présidence où ils sont reçus pendant plus d'une heure, notamment par le conseiller pour l'emploi, Sébastien Veil. Ils lui remettent les 4.000 CV, soigneusement rangés dans des boîtes.

Pour sa première visite à l'Elysée, Abdelhamid Hamrouni, jeune chômeur, est impressionné et même "un peu stressé. Mais je viens témoigner pour tous les chômeurs de France et je voudrais que les CV soient réellement remis à Sarkozy".

"On n'est pas venus se plaindre, on est venus porter plainte", affirme Alain Bocquet qui entend déposer "une proposition de loi pour le droit opposable à l'emploi". "Face au président de la République qui veut culpabiliser en disant 'travailler plus pour gagner plus', nous disons OK, mais donnez d'abord du travail". "C'est avant tout une démarche politique, avec une forme originale, mais les marcheurs savent qu'ils ne repartiront pas tous avec un emploi", souligne Jean-Claude Danglot.

Alors que la délégation est reçue à l'Elysée - "fait très rare", relève M. Bocquet - le millier de manifestants, drapeaux rouges du PCF et de la CGT au vent, scandent en chœur à la Madeleine : "Sarkozy, on veut du boulot !"

Les témoignages fusent comme celui de Fethi, diplômé en Sciences économiques d'origine immigrée, dont les CV avec photo restent sans suite : "Je n'ai pas de casier judiciaire, j'adhère aux valeurs de la République, j'ai rempli ma part du contrat, que la société remplisse la sienne !"

Alain Bocquet vient rendre compte aux marcheurs : les conseillers "ont été secoués et bouleversés par les témoignages", "c'est un début, une brèche est ouverte, nous continuerons".

Les marcheurs rejoignent ensuite les 5.000 manifestants rassemblés à l'initiative du PCF devant le symbolique métro Jaurès pour "riposter" à la politique sarkozyste. "Nous serons de toutes les ripostes à la droite" avec "une multitude d'initiatives", lance Marie-George Buffet. "Nous, communistes, sommes déterminés à combattre pied-à-pied la politique de cette droite ultra réactionnaire", promet-elle.
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0 # superuser 2007-10-27 23:02 Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a participé samedi après-midi à un rassemblement de soutien aux mal logés installés depuis trois semaines rue de la Banque à Paris IIème.

"Je suis venu pour soutenir les familles installées ici depuis trop longtemps et qui se heurtent à un mur de la part du gouvernement et des pouvoirs publics", a-t-il déclaré. "C'est un appel au rassemblement le plus large et le plus unitaire", a ajouté Olivier Besancenot. "On continuera à être présents. La seule contrepartie efficace (aux évacuations) ce sera la présence militante permanente comme les associations Droit au logement".

Quelque 300 personnes ont participé à cette manifestation, avec appels à la "solidarité avec les mal logés" devant la cinquantaine de tentes dressées sur le trottoir et occupées par des familles en majorité africaines, au pied de l'immeuble où est installé le "ministère de la crise du logement". Elles se sont ensuite rendues rue Laffitte (IXe), devant un immeuble des AGF vide depuis 4 ans.

"Pour la première fois, toutes les associations droit au logement sont rassemblées DAL, Comité action logement, CDSL jusqu'aux enfants de Don Quichotte", a souligné Olivier Besancenot.

La ministre du Logement Christine Boutin a déclaré vendredi à une délégation du DAL (Droit au logement) qu'elle n'était pas en mesure de reloger les 300 familles mal-logées, en partie installées rue de la Banque. Le campement a déjà été évacué deux fois par les forces de l'ordre.
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