Actu Chômage

jeudi
17 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Le MNCP répond à Nicolas Sarkozy

Le MNCP répond à Nicolas Sarkozy

Envoyer Imprimer
Vouloir sanctionner quand il n’y a pas assez d’emplois, ou alors une grande majorité d’emplois précaires, est inacceptable !

Dans le discours de politique sociale du chef de l’Etat, Monsieur Sarkozy réaffirme sa volonté de fusionner l’Unedic et l’ANPE et annonce de nouvelles procédures de sanctions envers les chômeurs.

Concernant la question de la fusion, nous sommes persuadés de l’intérêt d’un rapprochement opérationnel des deux instances pour en faciliter l’accès pour les usagers. Par contre, et comme ne le dit pas Monsieur Sarkozy, s’il s’agit de privatiser à terme l’ANPE et de privilégier l’intervention d’entreprises privées pour le placement, nous ne pouvons qu’être contre cette perspective. L’ANPE est un service public qui, par définition, doit garantir une équité territoriale quant au suivi et à l’accompagnement des personnes. Cette équité doit non seulement être garantie mais aussi accompagnée de moyens supplémentaires, comme le font les pays du Nord de l’Europe, souvent pris en exemple quant à la gestion du chômage et à ses résultats en matière de retour vers l’emploi.

Pour ce qui est de la mise en œuvre de nouvelles procédures pour des sanctions «plus efficaces, plus fermes et plus justes», là encore, nous ne pouvons que réagir. Les chômeurs, dans leur très grande majorité, ne sont pas des fraudeurs mais des personnes victimes d’une fin de contrat et qui, à juste titre, font valoir leur droit à une assurance à laquelle ils ont souscrit. Les sanctionner à la 2ème offre d’emploi refusée alors que la notion «d’offre valable d’emploi» n’est même pas définie par un texte légal, est pour le moins empreint d’une grande subjectivité. De quel droit un agent qui vous reçoit peut décider, à votre place, si une offre est de votre intérêt ? Lorsque l’on enchaîne des contrats précaires souvent mal rémunérés (CDD, intérim, travail à temps partiel…) qui représentent
aujourd’hui près de 80% des offres d’emploi, il doit être compris et accepté que des chômeurs refusent ce type d’emploi et continuent leur recherche d’un emploi à plein temps, en CDI, leur permettant enfin de vivre décemment.

N’inversons pas les rôles ! Ce que nous attendons, c’est une politique créant les conditions du retour à l’emploi du plus grand nombre des 3,5 millions de personnes inscrites à l’ANPE. Sanctionner, quand il n’y a pas assez d’emplois et en grande majorité des emplois précaires, est inacceptable.

Jean-François YON, président du MNCP (Mouvement national des chômeurs & précaires)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Mercredi, 19 Septembre 2007 17:50 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-09-21 22:47 Dans son discours prononcé hier, le Président de la République a confirmé les menaces prononcées durant la campagne électorale à l’encontre des chômeurs.

Ainsi, la fusion UNEDIC/ANPE ajoutée aux sanctions qui devraient s’appliquer en cas de refus de deux offres d’emploi, sont à l’inverse de ce que la raison exige pour permettre aux chômeurs de retrouver un emploi.

La fusion UNEDIC/ANPE consiste à fondre dans un même établissement l’actuel organisme payeur avec l’actuel organisme placeur. La nouvelle institution serait alors juge et partie, ce qui tourne le dos à la mécanique institutionnell e d’un pays démocratique. Le recours aux radiations serait quant à lui facilité.

Concernant le renforcement des sanctions, il s’agit là d’une double peine dès lors que la perte d’emploi involontaire est suivie d’une interruption brutale du revenu de remplacement. Injuste, la mesure est de surcroît inefficace puisque l’on sait que le niveau actuel des indemnités de chômage ne permet pas d’assumer les charges incompressibles d’un foyer en même temps que les frais mensuels d’une recherche d’emploi que nous évaluons à 414,50 € par mois.

Comment y parvenir en étant privé de tout moyen d’existence ? Ce principe est un non sens puisqu’il contrarie de façon parfois définitive le parcours de retour à l’emploi d’un chômeur.

Le retour à l’emploi ou l’accès à une formation doit être choisi par le demandeur d’emploi et encadré par un service public de l’emploi renforcé en moyens humains et financiers.

Pour s’opposer aux projets du Président de la République, nous organiserons UNE JOURNÉE NATIONALE DE MOBILISATION dans le courant du mois d’octobre.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...