Les taudis y en a marre", "Un logement pour tous, halte aux expulsions", ont scandé les manifestants parmi lesquels trois candidats à la présidentielle : Arlette Laguiller, Olivier Besançenot et José Bové. Ils protestaient à l'appel du DAL et de plusieurs associations contre les expulsions, interdites durant l'hiver, qui peuvent reprendre à partir du 16 mars.
Arlette Laguiller a jugé "indigne qu'une loi sur le logement opposable soit votée et que l'on commence à expulser des gens à partir du 16 mars. [...] La loi ne règle rien si l'Etat ne prend pas en charge un grand service public du logement avec construction massive de logements et réquisition de logements vacants". Votée le 22 février, la loi instituant le droit opposable au logement inscrit dans la loi un "droit à un logement décent et indépendant (...) garanti par l'Etat".
"Le vrai droit au logement, c'est pas d'expulsion", a estimé pour sa part Olivier Besançenot, ajoutant, ironique : "La seule expulsion locative qui ne me fera pas pleurer, c'est celle de Jacques Chirac".
"Les expulsions augmentent de 20% chaque année avec la dégradation de la situation sociale des personnes et la hausse des loyers. Quand vous êtes au croisement de tout ça, vous plongez", a expliqué Jean-Pierre Giacomo, président de la Confédération Nationale du Logement, qui estime à 120.000 le nombre des expulsions en 2006. Le rapport 2007 de la Fondation Abbé Pierre estime pour sa part que 3.261.600 personnes sont concernées par le mal-logement et 100.000 sont sans-abri.
(Source : France 2)
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Commentaires
1. Quand le loyer n'est plus payé depuis des ANNEES sauf une fois de temps en temps, comme par hasard à la fin de la trêve hivernale, ce qui bloque de facto l'expulsion et que le locataire fait manifestement preuve de mauvaise volonté alors que les moyens financiers sont là, je me vois mal faire du "social" dans ce cas de figure. Ce sont ces personnes entre autres qui font du tort aux autres locataires et qui font que les propriétaires demandent des garanties de plus en plus ahurissantes. Le non-paiement des loyers n'est pas toujours lié à un manque d'argent. En attendant, le propriétaire, qui n'est pas toujours Crésus, en est pour ses frais. Par ailleurs, quand on s'informe suffisamment tôt en cas de difficultés de paiement de loyer, on PEUT s'en sortir - pourvu qu'on accepte quelques concessions de son côté. Les priorités dans la vie, ce sont a) le loyer, b) l'électricité, c) la nourriture.
2. Quand les locataires expulsables provoquent des troubles du voisinage à tel point qu'ils pourrissent la vie des autres locataires, là aussi j'ai un problème. Que les quartiers soient "sensibles" ou plus calmes, il suffit de quelques locataires incivils pour gâcher la vie à tout le monde. Bruits, saleté, j'en passe et des meilleures. Et ne me dites pas que j'affabule ou que je vous sors un cliché, j'en ai connu de ces parfaits abrutis capables de faire déménager pratiquement tout un immeuble par leurs incivilités. On s'en fiche, hein, si on cherche à nous expulser, on aura le DAL avec nous pourvu qu'on arrive à faire pleurer Margot (DAL qui, soit dit en passant, ne sait pas toujours différencier les cas réellement dramatiques des "foutages de gueule"). Faites donc un tour dans certains quartiers - même calmes - et écoutez ce que certains locataires ont à endurer de voisins indélicats qui se croient tout permis, vous n'en reviendrez pas !
Personnellement , je me battrai toujours pour que tout le monde puisse se payer un logement décent partout, dans tous les quartiers. Cela commence par une adaptation des aides au logement et par l'encadrement des pratiques des propriétaires en fait de caution et de dépôt de garantie. Mais je ne lèverai pas un sourcilpour des locataires qui ne paient plus depuis des années, tirent sur toutes les ficelles sans faire le moindre effort de leur côté, ou qui créent des problèmes de voisinage tels qu'ils en sont arrivés au stade de l'expulsion. Dites-vous bien que la pauvreté n'est pas le premier facteur d'incivilités, c'est trop facile. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Michel Beaumale (PCF) déclare sa commune "ville interdite aux expulsions locatives et aux coupures d'électricité et de gaz" pour les familles "en difficultés économiques et sociales".
Dans son arrêté, il s'appuie sur le préambule de la Constitution, la Déclaration universelle des droits de l'Homme, diverses lois contre les exclusions mais aussi sur la loi du 5 mars 2007 instituant le droit opposable au logement. Cet arrêté sera applicable dès jeudi soir, fin de la trêve hivernale. Des élus de Stains, accompagnés de dizaines de familles menacées de coupures d'énergie, ont rencontré mardi après-midi la direction régionale d'EDF à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Chaque année, des villes de Seine-Saint-Denis prennent ce type d'arrêtés qui sont ensuite suspendus par la justice administrative, à la demande de la préfecture. Répondre | Répondre avec citation | Citer