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Accueil s'informer La revue de presse Le PARE n'a pas accéléré le retour à l'emploi

Le PARE n'a pas accéléré le retour à l'emploi

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Pour expliquer ce bilan médiocre, l'article de La Tribune ci-dessous aborde "le retournement conjoncturel de 2001" sans dire clairement qu'en 2002 et 2003 ont sévi de massives destructions d'emplois et que, cinq années après, nous aurions rattrapé le déficit selon un taux de chômage passablement trafiqué… Le chômage ne peut se résorber que s'il y a des créations d'emplois : il est donc normal que le PARE - ou tout autre dispositif similaire - n'ait pas porté ses fruits. En faire un nouveau bouc émissaire serait le degré zéro de la pensée.

Un Plan d'aide au retour à l'emploi (PARE) pour rien ? Quand ils ont décidé de mettre en place ce dispositif d'accompagnement des demandeurs d'emploi en 2001, les partenaires sociaux en attendaient deux effets sur le chômage. Le PARE, ou plutôt le PAP (projet d'action personnalisé) qui est sa déclinaison par l'ANPE, devait à la fois accélérer le retour à l'emploi des chômeurs et prévenir le chômage de longue durée. L'objectif final étant de diminuer la durée d'indemnisation du chômage afin d'améliorer les finances de l'Unedic.

Or, cinq ans après le démarrage du PAP, les résultats sont très mitigés, selon une évaluation du dispositif réalisée par la DARES (ministère de l'Emploi). Certes, un certain nombre de mesures proposées dans le cadre de cet accompagnement personnalisé, dont bénéficient l'ensemble des demandeurs d'emploi, ont un effet positif sur la sortie du chômage. Ainsi, "les prestations d'aides à la recherche d'emploi accélèrent le retour à l'emploi", notent les auteurs. De même, "les bilans de compétences approfondis et les aides à la constitution de projet (...) permettent de réduire le risque de retour au chômage une fois retrouvé un emploi".

Pour autant, il apparait que "le PAP n'aurait pas véritablement contribué à accélérer la vitesse moyenne de retour à l'emploi", souligne l'étude, qui était pourtant son but. Par exemple, le taux de sortie durable des listes de l'ANPE des demandeurs d'emploi inscrits en 2002 au bout de douze mois "apparaît plus faible qu'attendu". Une partie des mesures proposées aux chômeurs dans le cadre du PAP, comme les évaluations, "n'auraient en moyenne pas d'effet" sur la sortie du chômage. D'autres ont été neutralisées par le retournement conjoncturel de 2001, comme le financement de formations orientées vers les métiers en tension, puisque les difficultés de recrutement se réduisent avec le ralentissement économique.
En fait, "il est difficile d'identifier un effet favorable du PAP sur la durée moyenne de chômage observée au niveau global" pour deux raisons. D'abord, la simultanéité entre la dégradation de la conjoncture et la mise en oeuvre du PAP a contrarié les effets que celui-ci devait produire. Ensuite, d'un point de vue méthodologique, il n'est pas facile d'isoler les effets propres au PAP de l'effet de la conjoncture ou encore de l'effet des autres politiques publiques.

(Source : La Tribune)

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Mis à jour ( Mercredi, 28 Février 2007 22:01 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-02-28 22:07
Il est évident qu'aucun dispositif d'accompagnement, aussi sophistiqué soit-il, ne remplacera jamais la création d'emplois qui est le seul moyen valable de résorber le chômage. Or, de 2001 à 2004, elle a été inexistante voire déficitaire (solde historiquement négatif des créations nettes en 2003 à - 72.900).

Depuis la mise en place du PARE en 2001, et face à un marché de l'emploi de plus en plus catastrophique, les mesures de contrôle et de sanction à l'encontre des chômeurs ont été renforcées : car pour faire baisser les chiffres d'un chômage qui devient honteux, quand on ne veut pas agir sur l'emploi et donc les employeurs, on agit contre les chômeurs.

D'un rendez-vous tous les 6 mois on est passé au "suivi mensuel personnalisé" qui, mécaniquement, a fait gonfler les radiations administratives (+ 39% depuis 2004), sans compter les "non renouvellement accidentels" (+ 30%). Les dispositions complémentaires du décret du 2 août 2005 - contrôles accrus et sanctions graduées - ont permis ensuite d'alléger considérablemen t les statistiques du chômage…

Sans le vouloir, le PARE a ouvert la porte à la maltraitance des chômeurs.
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0 # superuser 2007-03-01 20:56
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