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Accueil s'informer Social, économie et politique Le «mini-TCE» de Sarkozy, un déni de démocratie !

Le «mini-TCE» de Sarkozy, un déni de démocratie !

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Lors du référendum du 29 mai 2005, 55% des Français avaient dit «non» au traité de Constitution européenne. Faisant fi de la décision du peuple, quand il sera président de la République, Nicolas Sarkozy fera voter un "traité simplifié" par le nouveau Parlement français élu en juin 2007.

Hier, à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a encore proposé de "débloquer l'Europe institutionnellement" et de la sortir de la "crise morale" dans laquelle est elle plongée, en soumettant pour ratification au Parlement français un "traité simplifié de nature institutionnelle" validé par "nos partenaires" européens, cela "dès l'été 2007". Car Nicolas Sarkozy adore la simplification : le droit du travail ou la démocratie, c'est trop compliqué pour lui... Rappelons que si cette procédure avait été utilisée en France, le traité de Constitution aurait été approuvé par plus de 85% des députés alors qu’il a été rejeté par 55% des électeurs. En Europe, seuls la France et les Pays-Bas (dont les peuples ont dit «non») ainsi que l’Espagne et le Luxembourg (dont les peuples ont dit «oui») ont pris le "risque démocratique" de consulter leurs populations par référendum.

Voilà comment celui qui se voit déjà Président jette aux orties un vote démocratique qui demandait qu'on se repenche sérieusement sur les orientations économiques du TCE. Mais le pire, c'est que le candidat Sarkozy entend donner des leçons à ses concurrents : "Je veux dire à tous les candidats à l'élection présidentielle que ce serait un très mauvais service à rendre à la France et à l'idéal européen de faire de la démagogie sur la question européenne". "Et je le dis au Parti socialiste, le parti de François Mitterrand qui a été un très grand Européen, qui s'est battu pour la monnaie unique : je ne voudrais pas que les successeurs de François Mitterrand soient si peu européens ou soient de si mauvais Européens", a-t-il ajouté sans vergogne.

Rappelons que Ségolène Royal et François Bayrou proposent de leur côté de rebâtir un nouveau texte, et de le soumettre à nouveau à référendum. Mais Nicolas Sarkozy, comme la majorité des dirigeants européens, estime que la construction européenne est une chose bien trop sérieuse pour la confier aux citoyens ordinaires.

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Mis à jour ( Mercredi, 02 Novembre 2011 04:00 )  

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