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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Les handicapés pour un "véritable revenu d'existence"

Les handicapés pour un "véritable revenu d'existence"

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En France, 64% des personnes handicapées vivent avec des ressources inférieures au Smic, rappellent les associations d'aide aux handicapés qui manifesteront mardi dans huit villes dont Paris pour un "véritable revenu d'existence". Elles attendent "l'annonce de mesures concrètes applicables dès le début 2007".

"Si la loi du 11 février 2005, résultat de l'un des trois chantiers prioritaires lancés par Jacques Chirac en 2002, comporte de nombreuses avancées, force est de constater qu'elle ne répond pas aux attentes et besoins des personnes en situation de handicap sur la question des ressources", écrivent les associations dans un communiqué commun. Ainsi "64% des personnes en situation de handicap en France vivent avec des ressources inférieures au Smic soit moins de 1.000 € par mois", rappellent-elles sur la base d'un sondage IFOP réalisé pour l'Association des paralysés de France en octobre dernier. Selon ces associations, "près d'un cinquième des personnes vivent même avec moins de 500 €" par mois. "D'une manière générale, 72% des personnes en situation de handicap qui ne travaillent pas déclarent s'en sortir difficilement avec les revenus de leur foyer", ajoutent-elles.

Une pétition nationale, "Urgence pour un véritable revenu d'existence", sera remise aux pouvoirs publics à l'occasion de la journée de mobilisation. Près de cinq mois avant les élections présidentielle et législatives, les manifestants déposeront également leur "carte de laissé pour compte", un fac-similé symbolique de carte d'électeur distribué par les associations et sur laquelle on peut lire : "Avoir des moyens d'existence décents n'est toujours pas un droit". "Handicap-Inégalité-Pauvreté", figure sur cette carte juste en dessous de "République Française", en lieu et place de "Liberté-Egalité-Fraternité". Signé, ce document qui fait aussi office de pétition "symbolise la volonté des personnes en situation de handicap d'être considérées comme des citoyens à part entière, des électeurs qui refusent d'être laissés pour compte", selon la dizaine d'associations qui organisent cette journée, parmi lesquelles l'Association des paralysés de France (APF), l'Association française contre les myopathies (AFM), ou encore l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH).

Le principal rassemblement de la journée est attendu à Paris à partir de 11H devant le ministère de la Santé, en présence des présidents des associations qui appellent à manifester. Des rassemblements sont également prévus à Grenoble, Nantes, Tarbes, Strasbourg et Limoges. Par ailleurs, une "action de sensibilisation", sera organisée à Perpignan, ainsi qu'une table-ronde avec les élus du Jura à Lons-le-Saunier.

(Source : Le Nouvel Obs)

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Mis à jour ( Mardi, 12 Décembre 2006 12:10 )  

Commentaires 

 
0 # NYVES 2006-12-12 18:18 Pour le vivre au quotidien, je peux affirmer que les personnes handicapées se heurtent à des problèmes insurmontables. Problèmes d’autonomie, Problèmes de ghettoïsation, Problèmes de revenus décents.

La loi de décentralisatio n étant également passée par là, le renouvellement des équipements orthopédiques (fauteuil, adaptation des véhicules…), Les aménagements des habitations nécessitent le dépôt d’un dossier dans des centres de vie autonome, ou des maisons du handicap gérés par les départements (auxquels participe d’ailleurs l’A.P.F.) d’où une inégalité de traitement sur le plan national. Et une lenteur administrative impressionnante .

A titre d’exemple, ma compagne a effectué sa demande de renouvellement de fauteuil en novembre 2005, à ce jour après la visite à domicile d’une A.S. au printemps, toujours pas de nouvelle… A si une seconde visite est programmée, des fois qu’un miracle se soit produit ! (Son fauteuil a 7ans et commence sérieusement à se délabrer)

Autre point révoltant, celui de la ghettoïsation ! Pas directement certes, ça ferait mauvais effet … Mais l’A.A.H. (considéré comme un minima social) et de ce fait, son montant étant assujetti aux revenus du foyer, et non à celui des frais qu’engendre le handicap de chacun. Peu de personnes handicapées parviennent à vivre en couple (du moins officiellement) . Sinon bonjour la perte de revenu. Nos politiciens et législateurs considèreraient -ils que vivre en couple diminue le handicap ?

Quand à l’implication des municipalités, dans l’aménagement des espaces publics, nous sommes au moyen âge. Peu de municipalité ont une réelle motivation à rendre la ville accessible à tous. A part un jour par an lors du téléthon…
Dans ma ville de résidence, toujours : Cinéma et bibliothèque au premier étage sans ascenceur, salle des mariages et salle du conseil municipal dans une maison bourgeoise du 19ème siècle, accessible après avoir escaladé une trentaine de marches…


Petite anecdote, qui pourrait être drôle, si elle n’était pas dangereuse. Une des rues passante de ma ville est équipée de trottoirs surbaissés pour permettre la traversée de celle-ci aux fauteuils, parfait me direz-vous… Le seul hic c’est qu’un seul des trottoirs est surbaissé, une fois engagé, plus de solution, hormis le slalom dans la circulation automobile…
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0 # ranpe 2006-12-12 18:33 Modalitésde recrutement à…de …(Educati on nationale)
le recrutement et la titularisation des T.H dans la fonction publique d'etat sont réglementés par la loi n°84-16du 11janvier1984modifiée par la loi2005-102 du11 février 2005. Les textes prévoient que l'agent concerné doit être recruté pour une durée au moins égale à la durée du stage correspondant au corps d'accueil. Le contrat doit être etabli en application de l'article 27 de la loi pré-citée. A l'issue de ce contrat, l'appréciation de l'aptitude professionnelle est effectuée au vu du dossier et après entretien de l'agent, avec un jury organisé par l'administration chargée du recrutement. Cette opération nécessite q'un emploi soit vacant… Par conséquent vos précédents contrats ( effectués au titre de l'article 6-2 de la loi n°84-16) n'ouvrent pas droit à un éventuel examen au titre des T.H…Atuellem ent, l'… de … n'envisage pas de recrutement de ce type, aucun poste correspondant à votre profil n'ayant pu être libéré…Voila, on m'a enfin répondu après plusieurs courriers. J'ai effectué trois CDD et un stage. on n'a jamais voulu me recevoir au bureau de recrutement …
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0 # superuser 2006-12-13 16:15 Pour leur journée d'action, le ministre évoque un revenu proche du Smic…

Trop handicapées pour travailler, pas assez pour percevoir un revenu décent. Mais, en tout cas, suffisamment motivées pour manifester devant le ministère de la Santé. Hier, des dizaines de personnes lourdement handicapées, dont beaucoup en chaise roulante, ont affronté un froid glacial pour faire entendre leurs revendications, consignées dans une pétition signée par 100.000 personnes, afin que le gouvernement fasse un pas, sous forme de «complément de ressources».

Les revenus des personnes touchant le minimum invalidité passeront à 790 € mensuels soit 80% du Smic, a promis Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes handicapées, à l'issue d'une rencontre avec les neuf associations qui organisaient la journée d'action. Une partie de ceux qui bénéficient de l'allocation adulte handicapé (AAH - 610 € par mois) sera également concernée par ce «bonus» gouvernemental.
La mesure devrait pouvoir s'appliquer dès le début 2007, selon le ministre. «Au total, environ 150.000 personnes pourront ainsi atteindre un revenu à 80% du Smic, évalue Marie-Sophie Desaulle, présidente de l'Association des paralysés de France (APF). C'est une réponse à ceux qui sont le plus en difficulté. Mais il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.»

Auxiliaire de vie. Selon un sondage réalisé par l'APF, les deux tiers des handicapés vivent avec des ressources inférieures au Smic (environ 1.000 € net par mois) et près d'un cinquième perçoit moins de 500 €. «Les plus maltraités sont ceux qui ne peuvent pas travailler. Titulaires d'une pension d'invalidité ou de l'allocation adulte handicapé (AAH), beaucoup sont sous le seuil de pauvreté», insiste la présidente de l'APF.

«En fin de mois, tout est difficile. C'est même pas la peine de songer à s'offrir un petit plaisir», confirmait hier Cécile, 47 ans, qui galère avec 650 € mensuels de pension d'invalidité. Fabienne, elle aussi en fauteuil roulant, vit grâce aux 610 € mensuels de l'AAH. Elle touche aussi 400 € chaque mois pour se payer une auxiliaire de vie qui lui en coûte 100 de plus. «Avec la loi Borloo, des services privés d'aide à la personne se sont montés, et cela a fait grimper les prix. Ils nous disent que c'est déductible des impôts. Nous, on voit juste l'augmentation des prix, on n'est pas imposables», s'amuse Cécile.

Comment un tel constat est-il possible, alors que Chirac a fait du handicap l'un de ses chantiers prioritaires? «La loi handicap du 11 février 2005 va dans la bonne direction dans des tas de domaines, comme l'éducation, la formation ou l'emploi, mais elle n'a jamais réglé correctement la question des ressources», explique Marcel Royez, secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH). Au départ, selon lui, la loi comportait d'ailleurs un volet compensation (soutien financier pour des aides à domicile par exemple) mais aucun volet ressources. Un «oubli» surtout dramatique pour les personnes trop handicapées pour prétendre à un emploi.

«Conditions restrictives». «Nous avons finalement été un peu entendus sur ce sujet, continue Marcel Royez. En dernière lecture, le gouvernement a proposé une compensation à hauteur de 80% du Smic net aux allocataires de l'AAH qui ne peuvent travailler. Le problème c'est que les conditions sont très restrictives, tellement que seulement 50.000 personnes la perçoivent aujourd'hui alors que la cible était de 150.000.»

Les annonces faites hier devraient mettre fin à une injustice, selon Philippe Bas. Pour le reste, les handicapés font preuve de patience. Les statistiques de la HALDE (voir ci-dessous) confirment qu'ils font souvent l'objet de discrimination, notamment pour l'emploi. «Peu de gens ont réalisé combien la loi de 2005 est révolutionnaire . Il faut lui laisser le temps de s'appliquer», plaide Marie-Sophie Desaulle.

(Source : Libération)


HALDE : 857 plaintes en vingt mois

En vingt mois d'existence, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité a été saisie par 857 personnes s'estimant victimes de discrimination du fait d'un handicap ou d'un problème médical.

«Handicap et santé représentent 16,3% des réclamations. Dans nos statistiques, c'est le deuxième critère de discrimination, loin derrière l'origine (36%) mais largement devant la troisième cause, l'âge (6%)», précise-t-on à la HALDE.

La moitié des réclamations des handicapés (430) est relative à l'emploi . «Il s'agit beaucoup plus souvent d'un problème pour la carrière que pour le recrutement. Secteurs privé et public sont autant concernés», note encore la HALDE.

Par ailleurs, 272 réclamations ont porté sur le fonctionnement des services publics et privés (accessibilités des transports, cinémas, musées…). Les discriminations dans le domaine de l'éducation viennent en troisième position (57 cas), devant les problèmes de logement (43 dossiers).
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0 # amoudru 2010-01-07 19:24 bonjour,

sur le nombre d'handicapés vivant en France on oublie de dire que ¼ seulement sont en fauteuil, malheureusement on ne se préoccupe que de ces gens jamais des autres, ils ont les oubliés ; il y a les aveugles- les trisomiques et bien d'autre dont je fais parti.

Ceci dit je vois très que malgré toutes nos voix pour se faire entendre, les hommes politique se fiche éperdument de notre sort, pourtant je suis d'accord pour que nous ayons un véritable revenu
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