Au 31 décembre 2005, 1,7 million de personnes étaient affiliées à l'assurance maladie sur critère de résidence (CMU de base), dont 300.000 dans les départements d'outre-mer.
Les deux-tiers des affiliés bénéficient également de la CMU complémentaire (CMUC), qui permet une couverture complémentaire gratuite sous condition de ressources. La CMUC totalisait 4,7 millions de bénéficiaires dont 600.000 dans les DOM, au 31 décembre 2005. Selon la DREES, 44% des bénéficiaires de la CMUC ont moins de 20 ans et à peine 4% sont âgés de 60 ans et plus.
Depuis le 1er janvier 2005, une aide à l'acquisition d'une couverture complémentaire santé est prévue pour les personnes dont les revenus se situent entre le plafond fixé pour bénéficier de la CMUC et 15% au-delà. Près de 210.000 attestations de droit à crédit d'impôt avaient été délivrées au 31 décembre 2005, concernant environ 400.000 personnes. Fin février 2006, 203.000 personnes avaient effectivement souscrit un contrat d'aide complémentaire avec ces attestations valables 6 mois, soit un taux d'utilisation de 50%. Selon la DREES, la réduction accordée représente 40% du prix souscrit, soit 243 € pour un prix moyen de 632 €.
(Source : Le Nouvel Obs)
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Commentaires
Le résultat montre que 41% des médecins spécialistes sollicités ont refusé de prendre en charge des patients inscrits en CMU.
Les généralistes disponibles
A l'inverse, les généralistes ne refusent que dans 4,8% des cas ces patients (1,6% pour les généralistes de secteur 1, appliquant des tarifs de la "Sécu").
Parmi les spécialistes, les gynécologues (44%) et les psychiatres (50%) sont les praticiens qui présentent les taux de refus les plus élevés. Un tiers des ophtalmologues (33%) et 40,9% des pédiatres ont eux aussi refusé. S'agissant des dentistes, 39% ont refusé une prise en charge.
Le Fonds remarque en outre que les patients non bénéficiaires de la CMU ont souvent droit de la part des praticiens à une "attitude plus aimable, avec une recherche de plus d'informations sur la situation du patient".
Le Fonds donne plusieurs explications à cette attitude : certains praticiens privilégient des "logiques économiques" avec des dépassements d'honoraires, supposant que les patients ne seront pas en situation de les acquitter, d'autres voient la CMU "comme un dispositif pour les pauvres dont la place est dans les structures publiques". La CMU, créée en 1999, bénéficiaient à 4,8 millions de personnes fin 2005.
(Source : Le Nouvel Obs du 23/06/06) Répondre | Répondre avec citation | Citer