La Sécurité sociale devrait supprimer 4.500 emplois à l'horizon 2009 selon le projet de convention d'objectifs et de gestion (COG), a-t-on appris aujourd'hui. Ce projet, qui doit être soumis au vote du Conseil d'administration mardi 18 juillet, a été discuté entre l'Etat et la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). D'ici à 2009, 11.250 départs à la retraite sont prévus pour 6.750 embauches. Le taux moyen de remplacement serait donc de 60%, soit 4.500 emplois non remplacés sur 81.000 postes au total.Gains de productivité. Le projet de COG affirme que "ce taux résulte d'une appréciation des gains de productivité réalisables sur la période et des moyens nécessaires à l'accomplissement des missions de l'assurance maladie, notamment celles sur lesquelles elle s'est engagée depuis la loi du 13 août 2004" (réforme de la sécurité sociale Douste-Blazy/Bertrand). Durant la période 2004-2005, quelques 3.000 départs en retraite n'avaient pas été remplacés selon la CNAMTS, mais le phénomène doit s'accélérer pour la période 2006-2009.
Simplification des démarches. Le président de la CNAMTS, Michel Régereau (CFDT), affirme que le projet de convention suit trois axes majeurs : "Placer la gestion du risque au coeur de l'action de l'Assurance maladie ; s'engager sur une offre de service homogène, modernisée et diversifiée, facilitant les démarches administratives ; renforcer la performance et l'efficience globale de la branche". En matière de risque, la CNAMTS entend "mettre l'accent sur la prévention et l'information des assurés, notamment les patients atteints de pathologies chroniques". Par ailleurs, elle se fixe pour objectif de "lutter contre la précarité et les inégalités dans l'accès aux soins au travers de la politique d'action sanitaire et sociale". Le projet doit permettre également un "développement des services innovants (notamment des télé-services)" et une "simplification des démarches administratives pour professionnels et entreprises".
Combattre les abus. Enfin la CNAMTS doit mieux contenir ses coûts de gestion et ainsi améliorer sa "performance globale". Cela passe par le développement des médicaments génériques, le contrôle du recours aux antibiotiques ou aux arrêts de travail. La caisse désire "promouvoir de meilleurs soins avec de meilleurs coûts" et elle n'hésitera pas à user de "moyens coercitifs" pour combattre les abus.
(Source : Le Nouvel Obs)
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Cet accord qui touche "à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), à la mobilité et aux mutations technologiques" en négociation depuis janvier, sera soumis à la signature des syndicats à partir de jeudi.
"Les personnels d'Air France ne se sentent pas protégés par l'accord sur la mobilité car, en cas de suppression de poste et d'impossibilité de déménager, il pourrait se résumer à une inscription directe à l'ANPE et à la suppression de centaines d'emplois", a affirmé Alex Pesic, délégué syndical central CFTC d'Air France. Selon lui, cet accord "prévoit d'accompagner les gens vers un nouveau métier (à Air France) dans un premier temps et pour ceux qui restent sur la touche, de les aider à trouver un nouveau métier dans le bassin d'emploi" concerné. Or, a-t-il ajouté, à Air France "nous avons des métiers très spécifiques et dans les bassins d'emplois autour des aéroports il y a peu ou pas d'emplois". Les personnels des "escales", notamment ceux des "services de réservation" confrontés à l'informatisation de la billetique et le personnel "du fret" où la fusion avec KLM "a créé des doublons", sont particulièremen t visés, a précisé M. Pesic.
"De plus", a-t-il conclu, "un accord sur les retraites signé récemment dans le secteur aérien prévoit que pour deux départs il n'y ait qu'une seule embauche", ce qui va d'autant réduire les effectifs des compagnies aériennes.
Le 9 janvier le président d'Air France, Jean-Cyril Spinetta avait déclaré que l'entreprise "connaissait de profondes mutations de son environnement (avec notamment) l'arrivée de nouvelles technologies (et) la pression de la concurrence". "Pour y répondre, la mobilité professionnelle , d'un métier vers un autre, devient un élément incontournable de la sauvegarde des emplois" et "l'entreprise doit renforcer l'accompagnement de cette mobilité", avait souligné le président du groupe aérien. Répondre | Répondre avec citation | Citer
• Air France : 5.000 postes supprimés d'ici 2008 : la CGT l'annonçait déjà en février dernier, tandis que la direction démentissait l'information…
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"Ces suppressions d'emploi vont se traduire par une baisse du service rendu aux usagers et vont entraîner la dégradation des conditions de travail des personnels des caisses", a déploré le syndicat dans un communiqué. "Ce qui est engagé dans cette COG, c'est surtout l'adaptation des caisses d'assurance maladie, de leurs structures et de leurs personnels, à des orientations politiques qui concourent à éloigner les assurés de leur Sécurité sociale", a-t-il mis en garde.
Enfin, "cette COG va accentuer les missions de l'assurance maladie au service des professionnels de santé, avec pour seule ambition la maîtrise des dépenses de santé et la pénalisation des assurés sociaux, des malades", a expliqué la CGT, qui propose de "conforter et d'accroître les ressources de l'assurance maladie afin de développer l'emploi et pour mieux répondre aux besoins de santé". Répondre | Répondre avec citation | Citer