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ILS VEULENT QUOI... LA GUERRE SOCIALE ?

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Entêtement, pourrissement, atermoiements, enlisement… la langue française manque de mots pour qualifier le scénario de ces dernières semaines qui pourrait bien conduire à l’insurrection populaire.

«Ils finiront bien par s’essouffler les anti-CPE», se persuade Dominique de Villepin, en prenant exemple sur son «camarade» de l’Intérieur qui, quelques mois plus tôt, avait laissé s’éteindre l’embrasement des banlieues après en avoir allumé la mèche.

Certes la poudrière n’a pas explosé en novembre dernier mais cette alerte a coûté cher, très cher à la collectivité. Outre les centaines de millions d’euros déboursés par les assurances (donc par nous-mêmes) pour indemniser des milliers de victimes (plus de 9.000 voitures brûlées) et pour reconstruire des dizaines d’écoles, d’entrepôts et entreprises incendiés, ces événements ont fait beaucoup de mal à la communauté nationale. Ils ont creusé plus encore les multiples fissures qui fragilisent l’édifice France.

Ils divisent la France pour mieux régner !

Les morceaux seront difficiles à recoller entre les habitants des quartiers sensibles et ceux des quartiers préservés, entre les jeunes sans travail et les policiers récompensés d’une prime de fin d’année pour «bons et loyaux services», entre les dirigeants politiques bien à l’abri dans les palais de la République et les élus locaux tentant de rétablir le dialogue sur le terrain des émeutes.
De Villepin et Sarkozy ont au moins un point commun : une fâcheuse propension à la pyromanie. Trois mois après la crise des banlieues, voilà que le Premier ministre s’engage sur les pas du Président de l’UMP, avec quelques nuances sur la forme mais une belle (et vraie) continuité sur le fond.

De Villepin privilégie les «connards» à la «racaille»

Au mot «racaille», Galouzeau de Villepin préfère le mot «connards», un qualificatif dont notre Premier ministre affuble les députés, comme le soutient à longueur de colonnes Le Canard Enchaîné. Donc les «connards» de l’Assemblée nationale (qui, rappelons-le, compte une majorité d’élus UMP) n’ont qu’à fermer leurs gueules. Déjà que l’Hémicycle n’est pas vraiment représentatif des diversités de la société française, il faut en plus qu’il la ferme… tout comme les syndicats. Voilà un homme qui a le sens du dialogue républicain et du dialogue social.

Les Laurel et Hardy du gouvernement

En novembre, Nicolas Sarkozy a réussi tout seul à mettre le feu aux banlieues. En mars, Dominique de Villepin fait aussi bien : c’est presque tout seul, avec une mesure pondue par quelques crânes d’œuf de son entourage, qu’il est en passe de mettre le feu aux lycées, aux universités et à l’ensemble du monde syndical qui n’avait plus trouvé de terrain d’entente depuis des années. Quelle aubaine !

Messieurs de Villepin et Sarkozy, ce sont les Laurel et Hardy de la politique. Numéro 1 et numéro 2 du gouvernement, c’est à celui qui se prendra le plus de tartes à crème sur le nez, sauf que là, les tartes ont été remplacées par des «bourre-pifs» (référence aux Tontons flingueurs) et par des cocktails Molotov.
Et, jusqu’à maintenant, Galouzeau de Villepin peut se vanter d’avoir de la chance, car ces jeunes présentés comme d’odieux casseurs sont bien plus sages que le furent leurs aînés. Dans les années 70, les ministres de l’Intérieur étaient contraints de promulguer des lois spéciales (appelées «anti-casseurs») pour tenter d’enrayer les phénomènes de violences urbaines bien plus explosifs qu’ils ne le sont actuellement.

Les «Autonomes» des années 70 sont-ils de retour ?

Dans les années 70/80, on appelait ces agitateurs des «Autonomes» qui pouvaient se réunir à 2.000 ou 3.000 le jour des grandes manifestations. Certains d’entre vous se souviennent certainement des charges d’Autonomes, casqués et armés de barres de fer, qui mettaient en déroute des escadrons de CRS lors des grandes manifs organisées à Paris à la fin des années 70, par les sidérurgistes lorrains ou par les opposants à l’extradition vers l’Allemagne de Klaus Croissant (l’avocat de la bande à Baader). On a encore en mémoire le fameux «casse» du quartier Opéra Saint-Lazare, où des milliers d’Autonomes saccagèrent toutes les boutiques de ce triangle d’or de l’industrie du luxe.

Vers la guérilla urbaine et l’insurrection populaire !

Les casseurs d’aujourd’hui sont bien gentils car moins déterminés que ne l’étaient leurs aînés très engagés politiquement dans la voie de la guérilla urbaine et de l’insurrection populaire (la génération «Star AC» est passée par-là).
Mais si Sarkozy et de Villepin continuent dans cette voie, ils vont finir par mobiliser pour de bon cette jeunesse qui aspire à renouer avec les grands mouvements de contestation des années 60 et 70. Et, comme ces deux-là accumulent les erreurs d’appréciation depuis des années, il est probable qu’ils réussissent ce joli coup : susciter l’insurrection !

Car entre la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997 soufflée à l’oreille de Jacques Chirac par un certain de Villepin, et pour Nicolas Sarkozy : le soutien à Édouard Balladur (en 1995), la claque des élections européennes (en 1999), celle du référendum (en 2005), l’embrasement des banlieues (en 2006), pour ne parler que de ses principaux faits d’arme, on peut dire que nos Laurel et Hardy ont des CV bétons ! Pardon… bidons !

Yves Barraud

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Mis à jour ( Vendredi, 31 Mars 2006 06:22 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2006-03-31 05:32 Communiqué adressé ce jour à notre rédaction par Arnaud Montebourg, député de Saône et Loire, chef de fil de "Rénover Maintenant" (un courant du PS, ex "NPS").

Paris, le 30 mars 2006

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Conseil Constitutionnel a trahi sa mission.

Composé d’affidés serviles du pouvoir exécutif et principalement d’anciens collaborateurs de la droite au pouvoir, il vient de porter un coup fatal à l’état de droit et à la démocratie.

Si Jacques Chirac promulgue la loi, ce n’est pas seulement la fin du pouvoir chiraquien qui est programmée, c’est au bout de l’épreuve de force la chute d’un régime aveugle et autoritaire.

Arnaud Montebourg
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0 # superuser 2006-03-31 05:53 Le Conseil constitutionnel a validé jeudi soir la loi sur l'égalité des chances créant le contrat première embauche, que Jacques Chirac devrait promulguer rapidement.

Saisis le 14 mars par la gauche, les "Sages" de la rue Montpensier ont estimé qu'il n'y avait "pas, en droit, matière à réserve" sur les deux points les plus contestés du CPE : période d'essai de deux ans et non-motivation de la rupture du contrat. Ils ont donc laissé au président de la République l'entière responsabilité de régler la crise qui se durcit depuis deux mois.

M. Chirac annoncera ses choix vendredi à 20H dans une allocution radio-télévisée et pourrait promulguer la loi litigieuse à ce moment-là, tout en proposant immédiatement de vastes négociations aux partenaires sociaux. Cette promulgation marquerait la solidarité de Jacques Chirac et de son Premier ministre Dominique de Villepin dans leur volonté de ne pas "céder à la pression de la rue". Mais, même assortie de négociations qu'il aurait fallu envisager avant selon la loi Fillon sur le dialogue social, elle signifierait une fin de non-recevoir à tous ceux qui ont appelé le président à susprendre la loi et demander au Parlement une nouvelle délibération.

La risposte se prépare

Les appels en ce sens sont venus de tous côtés dès l'annonce de la décision du Conseil constitutionnel , en particulier de la gauche dont les dirigeants se réunissent vendredi pour une déclaration commune contre le CPE. Le leader PS François Hollande a aussitôt mis en garde, en cas de promulgation, contre une "épreuve de force", un choix qui, selon les Verts, "serait irresponsable".
Bernard Thibault (CGT) a jugé qu'une promulgation ne ferait qu'"envenimer la crise". Selon FO, "tout maintien du CPE relèverait du passage en force". François Chérèque (CFDT) a demandé une deuxième délibération sur la loi, faute de quoi il "craint une augmentation de la radicalité".
Côté étudiants, Bruno Julliard (UNEF) n'est "ni déçu ni surpris" de la validation la loi. La FAGE a souligné un risque de "crise jamais vue".

En déplacement à Rome, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui avait rencontré dans la matinée à Matignon M. de Villepin, a déclaré que "ce serait une erreur de croire que la France est rétive au changement".
Pour le président de l'UDF François Bayrou, une promulgation risque de provoquer "une brusque montée de tension dans le pays".
Alors que l'UMP n'a pas souhaité commenter la validation de la loi, Philippe de Villiers (MPF) a appelé au "rétablissement de l'ordre public".

La mobilisation pour une nouvelle journée d'actions mardi 4 avril s'est poursuivie, avec l'appel à la grève dans les transports (Air France, RATP, SNCF) et la fonction publique, enseignants notamment. Etudiants et lycéens ont multiplié les blocages de lycées, mais aussi de routes et voies ferrées, avec des dizaines d'interpellations à la clef. Une soixantaine d'universités restaient perturbées, de même que des centaines de lycées, malgré les appels du ministre de l'Education nationale Gilles de Robien aux présidents d'université et recteurs.
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0 # superuser 2006-03-31 06:41
François Chérèque (CFDT) parle de "suspension", Maryse Dumas (CGT) de "retrait".

Quentin Grivet (UNL) a lancé un "avertissement" au président de la République : "S'il décide de promulguer la loi, il s'expose à une mobilisation qui se poursuivra et se durcira. Le président ne peut promulguer la loi et appeler aussitôt après à des négociations car c'est synonyme de fermeture du dialogue."

D'autres réactions politiques et syndicales à lire ICI
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0 # superuser 2006-03-31 07:43 Le Conseil constitutionnel , qui a validé jeudi la plus grande partie de la loi sur l'Egalité des chances et notamment l'article créant le Contrat première embauche, a toutefois censuré deux de ses articles.

Il a ainsi considéré que l'article 21, sur le décompte des effectifs de l'entreprise pour les élections professionnelle s, était issu d'un amendement dépourvu de tout lien avec le projet de loi. Cet article écartait du décompte des effectifs retenus en vue des élections professionnelle s dans une entreprise les salariés qui y travaillent dans le cadre d'un contrat de sous-traitance.

Le Conseil a également censuré pour les mêmes raisons l'article 22, lui aussi issu d'un amendement voté au Sénat, qui avait trait aux conditions de mise en oeuvre de la réduction générale des cotisations patronales de sécurité sociale, dite réduction Fillon.
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0 # superuser 2006-03-31 08:05
Roger-Gérard Schwartzenberg, député PRG à l'origine du recours contre le texte instituant le contrat première embauche (CPE), estime que "ce texte ne pourra jamais être appliqué", n'étant pas conforme aux engagements internationaux souscrits par la France.

Dans un communiqué, M. Schwartzenberg note qu'"il est plus que probable que la Cour de cassation, le Conseil d'Etat et la CJCE (cour de justice des communautés européennes) déclarent la loi sur le CPE contraire à la Convention 158 de l'OIT (Organisation internationale du travail), à la Charte sociale européenne ou à la directive européenne de 2000", qui "toutes excluent un licenciement sans motif intervenant pendant une période d'essai dont la durée ne serait pas raisonnable".
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0 # Michel 2006-03-31 08:28 Sacré Galouzeau !!! Il a "foutu" le feu et il sait plus comment l'éteindre !!!
Plus tard, il dira : Non votre honneur. Je vous jure que je voulais vraiment faire avancer la France. Je voulais vraiment le bonheur des Francais. Sacré Galouzeau va !!! Et dire que ces sinistres personnages ne pensent qu'a une seule chose !!!! 2007 !!!!
Il y en a pourtant des choses à reformer dans ce pays…

Oh !!! Dominique !!! Reprends donc un pastag, bonne mère !!!

T'as vu !!! Elle tremble vraiment la France. Tu crois qu'elle va vraiment pèter ?

Sérieux ??? Je sais pas…

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0 # Yves 2006-03-31 11:31 Un communiqué de presse de La Convention pour la 6e République (C6R)

Paris, le 31 mars 2006

Le CPE plonge le régime dans la crise

La presse du matin affirme ce vendredi 31 mars que, suite à la décision du Conseil constitutionnel validant le fameux «contrat première embauche» (CPE), le président de la République va annoncer la promulgation immédiate de la loi sur l’égalité des chances.

Sourd aux appels de toutes les confédérations syndicales de salariés et des organisations étudiantes et lycéennes, de l’ensemble des partis politiques de gauche ainsi que de l’UDF, d’une partie du patronat et de l’UMP, le pouvoir a décidé d’entrer dans une épreuve de force avec une large majorité de l’opinion du pays.

Certes, la démocratie ne peut être le règne du nombre et de la rue.

Mais si la loi sur l’égalité des chances sera bien une loi de la République dès qu’elle sera promulguée, le processus qui aura conduit à son adoption aura été, lui, bien peu républicain.

En effet, il ne suffit pas de proclamer, comme le fait le Premier ministre, que la France a un besoin urgent de réformes. Encore faut-il savoir faire partager à la fois la nécessité et le contenu de la réforme.

Or, dans la course permanente pour la présidence de la République qui est engagée au sommet de l’Etat depuis plusieurs mois, légiférer devient un exercice au service d’intérêts personnels, instrumentalisa nt des institutions qui permettent la dérive autoritaire.

Le mépris pour la démocratie parlementaire et le dédain pour la démocratie sociale ne sont pas, de la part de Villepin, que le symptôme d’un fort penchant bonapartiste mais, surtout, une nouvelle preuve que les institutions de la 5e République ne contribuent pas à modérer les passions humaines mais à les nourrir.

Le risque qui guettait le régime depuis longtemps se réalise donc aujourd’hui : l’opposition au pouvoir ne pouvant se manifester dans les procédures organisées de la délibération démocratique éclate dans des mouvements spontanés et violents, qui rappelle les émeutes urbaines de l’automne 2005.

Après le 21 avril 2002, après le 29 mai 2005, le 31 mars 2006 devrait être une nouvelle réplique de grande ampleur du séisme qui agite un régime en crise.

Toutes celles et tous ceux qui, à l’instar des militants de la C6R, appellent de leur vœu une modernisation profonde de nos institutions politiques ne peuvent que rejoindre les appels à manifester pacifiquement des syndicats, afin de faire prendre conscience au président de la République qu’il serait temps qu’il quitte enfin ses habits de chef de clan pour revêtir ceux de chef de l’Etat.
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0 # gérard 2006-03-31 12:12 C'est une chance pour la démocratie ; c'est dramatique, aussi.

La chance pour la démocratie, c'est qu'afficher un tel mépris des textes prouve une réelle collusion et borne incontestableme nt les limites (dépassées) de notre actuelle constitution (quand j'écris "les textes", je pense à ceux que rappelle Schwartzenberg ; je pense aussi à la loi Fillon de mars 2004).

La chance, c'est aussi que Chirac va délibérement appuyer sur le bouton de mise à feu de l'extension (c'est le cas de le dire) du domaine de la lutte. Sans cette absurdité du Conseil constitutionnel , on pouvait s'attendre à ce que Président et gouvernement plient leur gaules et alors… la messe était dite pour le CNE. A présent, l'intersyndicale (un peu plus au pied du mur que certains le souhaiteraient ?) doit tenir son engagement de radicalisation et d'exigence du retrait de l'ensemble de la loi sur l'éga#^~é (j'arrive pas à l'écrire !) des chances. Bref, de s'engager maintenant là où chômeurs et précaires ont été lâchés en septembre. Enfin, on pourra peut-être mettre en avant les vrais problèmes, qui sont ceux de la mort de l'emploi salarié, avant ceux du torpillage du Code du Travail.

Mais c'est aussi dramatique dans la mesure où une part de l'insurrection, moins directement liée à ces problèmes mais tout aussi légitime, ne restera pas dans la non-violence (qui devrait pourtant s'imposer comme LA règle).

Notre société a gros, très gros à gagner dans les jours à venir, d'autant que beaucoup ont peu, très très peu, à perdre individuellemen t. Mais je ne peux pas m'empêcher de trembler en pensant à ceux qui vont souffrir, d'une manière ou d'une autre. C'est sans doute ce que sont sont dit des millions de braves soldats sincères avant tant de batailles qu'ils auraient préféré éviter…
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0 # Yves 2006-03-31 13:34 NOUVELOBS.COM | 31.03.06 | 12:59

"Sachant les conditions exceptionnelles de son élection en 2002, Jacques Chirac porterait une grave responsabilité en promulguant la loi", estiment PS, PCF, Verts, PRG, LCR et MRC dans un communiqué.

Gauche, intersyndicale, même combat. Réunies vendredi matin 31 mars à l'Assemblée, onze formations de gauche ont apporté leur soutien aux organisations de jeunes et syndicats en demandant "solennellement" à Jacques Chirac "le retrait du CPE". Promulguer la loi "serait un coup de force inacceptable", ont-elles mis en garde.

"Les organisations et partis politiques de gauche demandent solennellement à Jacques Chirac le retrait du CPE pour engager des négociations avec les syndicats, puis revenir devant le Parlement", stipule la déclaration commune adoptée par l'ensemble de ces formations, dont le PS, le PCF, les Verts, le PRG et la LCR.

"Sachant les conditions exceptionnelles de son élection en 2002, (le président) porterait une grave responsabilité en promulguant la loi" sur l'égalité des chances, poursuit le texte, publié quelques heures avant l'intervention télévisée du chef de l'Etat. "Ce serait un coup de force inacceptable", ajoute la déclaration.

19,9% des voix

Le 21 avril 2002, Jacques Chirac s'était qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle avec 19,9% des voix, le plus faible score pour un président de la République sortant, face au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen (16,8%). Au second tour, Jacques Chirac est réélu avec 82,2% des voix, bénéficiant d'un large report des voix de la gauche.
Les formations de gauche constatent que, face à un "puissant mouvement populaire et "au front uni de la jeunesse et des syndicats, le gouvernement continue sa stratégie de confrontation". Son "obstination", ses "déclarations provocatrices à répétition" sont "irresponsables et favorisent un climat délétère", déplorent-elles, accusant la majorité de vouloir "un démantèlement du Code du travail et la disparition du CDI". "L'exécutif fait prévaloir des intérêts particuliers et ses luttes internes sur l'intérêt du pays".

4 avril

Les partis de gauche ont apporté leur soutien à l'intersyndicale (qui regroupe les organisations de jeunes, les cinq confédérations, la FSU et l'UNSA) pour "obtenir le retrait du CPE".
Elles ont appelé à participer à la nouvelle journée de manifestations et de grèves de mardi 4 avril et "à toutes les initiatives qui suivront". De leur côté, des responsables des onze formations doivent se retrouver samedi matin au siège du PCF à Paris pour envisager des actions communes. La LCR et le PCF ont déjà proposé la tenue de meetings unitaires anti-CPE à gauche. (AP)
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0 # superuser 2006-03-31 17:13 Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nosfrères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisé es par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

• Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des "féodalités économiques", droit à la culture et à l'éducation pour tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que la production de richesses a considérablemen t augmenté depuis la Libération, période où l' Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

• Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance" pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

• Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : Créer, c'est résister. Résister, c'est créer.

Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen 24 juin 1793)

On peut aussi trouver une vidéo en ligne de cet appel : http://www.alternatives-images.net. Ces images ont été tournées en réaction au refus de la publication de ce texte par les médias dominants.
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0 # Ph.Gras 2006-04-01 12:17 L'attitude adoptée par le gouvernement, et hier encore par le chef de l'Etat, invite sans doute ceux qui se sentent floués à l'action violente, mais il me semble qu'ils souffrent d'un défaut d'organisation. Doit-on aussi le regretter ? Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/ Poactu :http://poactu.canalblog.com/ Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Yves 2006-04-03 12:04 Bravo!!!

Pour le soutien de la gauche celle qui a mis le pays le pays dans cet état depuis vingt ans, je ne sais pas de quel côté vous vous êtes mais là c'est le pompon! Pourtant j’affectionne d'habitude en majeur parties vos idées, mais là on vous paye pour dire ça ou vous êtes des perroquets ? De votre coté, j'ai la nette impression qu'à droite il n'y a que des imbéciles, il y a du partie prie et vous n'êtes pas impartiaux !

J’ai été un idiot qui a voté socialiste depuis 1981 et cela n’a rien changé à ma condition, bien au contraire cela a empiré. J’étai mieux payé il y a vingt ans, les salaires baissent et tout augmente : exemple un simple 33 tours coûtait en 1980 à peine 50 francs, maintenant un cd coûte en moyenne 15€, alors qu’à la production cela coûte moins cher qu’il y a vingt ans environ 1€ pour de petites quantités (environ 1000 ex.).

Je suis au chômage non indemnisé depuis deux ans, je n’aime pas plus la droite que la gauche, mais il faut reconnaître que c’est le PS qui a voulu cette Europe, donc maintenant que l’on est dedans, il faut bien s’adapter non!

Moi vivant à Rennes et je vois l’ampleur d’une politique d’endettement incroyable, une ligne de métro qui ne pourra être remboursé sur cent ans, les Champs Libre qui coûtent 300% du pris de départ et pour faire la visite, il faut payer 7€ pas si libre que ça, Rennes métropole qui la première pierre posée passe lui aussi à 2 fois son prix, les impôts locaux qui montent en flèche… Normalement, je crois que vis à vis de la loi on a le droit à +-30% de plus par rapport au coût initial, là je ne vous entends pas sur un dossier aussi curieux. En temps de crise, tout cet argent devrait servir à l’emploi et au social.
Alors là! je ne comprends plus rien la gauche n’est certainement pas là pour les pauvres et les vrais salariés ceux qui bossent dur pour faire marcher la machine, mais bel et bien pour son électorat, c’est à dire les fonctionnaires, les intellectuels et les "cons comme moi". En endettant le pays de cette manière, on ne va certainement pas créer de l’emploi!
Je crois que le CPE n’est pas la panacée, mais un formidable tremplin pour les jeunes non diplômés, cela permet en plus de pouvoir s’essayer à un travail et de voir s’il leurs convient !
Ceux qui sont dans la rue non rien à voir avec le CPE, ils sont à 3000% manipulé par le PS et la gauche en général pour les raisons électorales de 2007. Les socialistes ont une sacrée trouille de De Villepin, car c’est un homme qui a tout pour devenir président, voilà le problème, je l’ai entendu dire à Rennes, on veut sa peau sur le dos du CPE.
Et Martine Aubri elle qui a créée des emplois a statut on ne peu plus précaires, les "emplois jeunes" à 400€ par mois qui après une période d'essai de 5 ans se sont retrouvés au chômage sans indemnités et là personne ne dis rien comme par hasard et sans compter le gel de la croissance avec les 35 heures. Ils sont très fort les socialistes avec l'aboyeur François Hollande et la meute de derrière qui n'à pas de c… (Strauskan, Lang, Kouchner, Fabius…) les rois de la patate chaude.
A Rennes, je peu vous dire qu’il n’y pas autant de manifestants que l’on peut le dire, facile à compter (1m2=1 personne) amuser-vous, (il y a plus de 60 mille étudiants à Rennes et ils sont en minorité dans la rue) alors c’est quoi cette blague? D’autres part je cherche les vrai salariés dans la rue, à part les fonctionnaires et ceux des collectivités locales.
Le premier ministre est ce qu’il est, mais je lui dis bravo pour son courage et sa ténacité.
On va nous mentir jusqu’ou, on devient un pays pauvre! Que faut-il ? une révolution peut-être « alors mondiale »…
J’ai ma petite idée pour résoudre tout ça, il suffit de regarder la commission des comptes, de gérer l’état à la manière d’une entreprise et là seulement on verra le résultat.
Je pense qu'il y a des hommes politiques bien dans tous les parties politiques et qu'ils feraient mieux de bosser ensemble à remonter le pays plutôt que de l’enterré.
Dans ce pays qui marche sur la tête, on est devenu une dictature médiatique «socialo-communiste» dans un monde capitaliste! c'est ça la France!!!
Soit on se replie sur sois-même ou on avance, assez de bavardage, mettons-nous au boulot…

Daniel
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0 # Yves 2006-04-03 15:10 NOUVELOBS.COM | 03.04.06 | 12:57

Selon Ipsos, 71% des Français estiment que l'attitude du chef de l'Etat va radicaliser les anti-CPE, 60% désapprouvent la promulgation de la loi.

Selon un sondage Ipsos pour France 2 et Le Monde, daté de mardi 4 avril, une majorité de Français n'ont pas trouvé que Jacques Chirac avait été "convaincant" lors de son allocution télévisée de vendredi

Ils sont 52%, contre 23, à ne pas avoir été convaincu par le chef de l'Etat, 25% ne se prononçant pas. Mais selon le même sondage, ils sont surtout 71% à estimer que son intervention va "plutôt entraîner une radicalisation du mouvement anti-CPE", 20% estimant qu'elle devrait permettre de débloquer la situation.

Même les sympathisants UMP pensent, à 50% contre 41%, qu'elle risque d'entraîner une radicalisation. Ces mêmes sympathisants ont trouvé Jacques Chirac convaincant à seulement 54% contre 25%, 21% ne se prononçant pas.

Contre la promulgation

60% des Français interrogés (contre 36%) désapprouvent la promulgation de la loi comportant le CPE et 54% (contre 44%) approuvent la discussion d'une nouvelle loi permettant d'en modifier certaines dispositions.

54% pourtant souhaitent le retrait du CPE même modifié, contre 43% qui en souhaitent l'adoption. 3% ne se prononcent pas.

Enfin 59% des Français (71% des moins de 26 ans) se disent solidaires du mouvement de contestation, contre 32% non-solidaires (13% des moins de 26 ans) et 8% indifférents (16% des moins de 26 ans).

- Sondage réalisé pour France 2 et Le Monde par Ipsos auprès d'un échantillon de 951 personnes interrogées le 1er avril par téléphone et choisies selon la méthode des quotas.
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Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...