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Accueil s'informer Nos actions et engagements SARKOZY : EN FINIR AVEC L’IMPOSTURE ET LA MANIPULATION !

SARKOZY : EN FINIR AVEC L’IMPOSTURE ET LA MANIPULATION !

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Depuis 4 ans, Nicolas Sarkozy fait la Une des médias. Son don d’ubiquité exaspère. Tour à tour Maire de Neuilly, Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, ministre de l’Intérieur, ministre de l’Économie, Président de l’UMP, il est partout, on ne voit que lui et on entend que lui. Pourtant, son bilan d’homme d’état est plus que contestable. Affirmer le contraire relève de l’imposture et de la manipulation !

Ça y est, on peut l’écrire sans prendre le risque de se tromper : de Villepin s’est mis hors jeu pour la présidentielle. De toutes façons, au poste qu’il occupe, il n’avait pratiquement aucune chance d’échapper à la malédiction qui dézingue le malheureux qui ambitionne de devenir Président de la République immédiatement après avoir été Premier ministre ; une malédiction qui crucifia sur l’autel du suffrage universel Lionel Jospin en 2002 et Édouard Balladur en 1995. En chute libre dans les sondages sur fond de CPE, de Villepin semble donc «out» pour 2007, et sa probable éviction laisse le champ libre à Nicolas Sarkozy, son principal rival à droite.

Mais, comme nous l’avons écrit en septembre 2005, le duel Sarkozy/de Villepin n’était qu’une mystification savamment mise en scène par la minorité UMP, ses commanditaires patronaux et ses suppôts médiatiques, pour remettre la France au pas au lendemain de la déconfiture du 29 mai. Aujourd’hui, une autre mystification s’apprête à prendre le relais afin de préparer l’opinion publique à l’avènement de Nicolas Sarkozy, «l’homme providentiel» au bilan insignifiant, voire même désastreux sur bien des aspects.

Une carrière électorale bien pépère, bien bourgeoise

Pour dénoncer cette propagande électorale qui, dans les prochains mois, va déferler sur l’opinion publique, il est indispensable de décrypter ce qui a été fait (ou pas) par celui que les médias ont pour fâcheuse propension de présenter comme l’homme de «la rupture» ou encore, l’incarnation d’un renouveau… quelque peu faisandé si l'on y regarde de plus près. Car ces mêmes médias se gardent bien de faire le bilan d’un homme politique plutôt brillant par son carriérisme et son opportunisme, mais affligeant par la médiocrité de son action et l’insignifiance de ses résultats.

Petit retour en arrière. Si l’actuel ministre de l’Intérieur a embrassé la fonction de Conseiller municipal dès l’âge de 21 ans, il n’a guère pris de risque électoral pendant tout son parcours. En 1983, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine, une ville hyper friquée (l’une des plus riches de France, peut-être même la plus riche). Il y «brillera» par la gestion irréprochable de cette municipalité confrontée à aucune difficulté particulière et dotée, au contraire, de recettes financières plus que confortables. Neuilly-sur-Seine, comme sa grande sœur Paris, est une «affaire qui tourne», une vraie rente de situation pour peu qu’on ait quelques notions de gestion municipale.

Sarkozy, l’heureux élu des riches et des nantis

Ici, à Neuilly, pas de taux de chômage à deux chiffres (contrairement à ses consœurs du 93 où le sous emploi peut toucher 20 à 30% de la population active), pas de cités sensibles, pas de ghettos (en dehors de celui des lodens et tailleurs Chanel), peu de délinquance (mise à part la délinquance à col blanc). Neuilly, c’est un peu Monaco, frasques princiers compris et savamment relayés par Paris Match !
En 1985, Sarkozy devient vice-Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, le «Pasqua land», département le plus riche de France qui, à lui seul, génère un PIB (produit intérieur brut) supérieur à celui de la Grèce. Par la suite, il en prendra la Présidence qu’il occupe toujours aujourd’hui, car Sarko est aussi un sacré cumulard.

Voilà résumé en quelques lignes le parcours électoral audacieux de cet homme «populaire», qui se veut proche de cette France profonde qu’il croit si bien connaître et qu’il a l’ambition d’incarner. Ça ne s’invente pas !

Le «félon du 92» mise sur le mauvais cheval

Dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur, le banlieusard Sarkozy prend une dimension nationale, tout comme ses erreurs d’appréciation (pour ne pas parler de ses trahisons). Lors de l’élection présidentielle de 1995, il soutient la candidature du Premier ministre de l’époque, «ami de 30 ans» de Jacques Chirac qui, déjouant les pronostics et les sondages, l’emporte finalement. Le nouveau Président de la République lui fera payer cher son soutien à Balladur. Le «félon du 92» connaîtra alors une traversée du désert qui sera de courte durée car l’homme est rusé. Mis à la porte, Sarkozy revient triomphalement par la fenêtre. De ce point de vue, il a de la suite dans les idées et ne s’avoue jamais vaincu : un vrai tempérament de vendeur d’aspirateurs en porte-à-porte. Et un sacré bonimenteur aussi, comme on le constatera plus tard.

Et un Big Flop européen, un !

Le 13 juin 1999, un record d’abstention est à nouveau battu : 53,24% des électeurs ne sont pas allés voter pour départager les 20 listes en présence lors de ces élections européennes. Deux ans après l’arrivée de Lionel Jospin à Matignon, le scrutin conforte la «gauche plurielle», les listes de François Hollande (PS, 21,95% des voix), Daniel Cohn-Bendit (Verts, 9,72%) et Robert Hue (PCF) totalisant environ 39% des voix, contre à peine 35% pour la droite. Victime de la dissidence de Bruno Mégret, le Front national s’effondre et obtient seulement 5,7% des voix.

Mais la grosse surprise de ce scrutin, c'est le résultat pour le moins calamiteux du RPR, brillamment emmené par un certain Nicolas S. Avec 12,82% des suffrages, le RPR fait pâle figure : il est même devancé par la liste du souverainiste Charles Pasqua, qui obtient 13,06% des voix.
Il est vrai que Philippe Séguin avait abandonné à la surprise générale, moins de deux mois avant le scrutin, la tête de la liste commune RPR-DL, reprise in extremis par Nicolas Sarkozy, président par intérim du RPR.

Des effets de manche… pour un résultat nul

Ministre du Budget et de l’Économie dans les gouvernements Balladur et Raffarin, Nicolas Sarkozy, avocat de formation, se distingue par ses déclarations tonitruantes et ses engagements non tenus (car souvent intenables de l’aveu même de ses collaborateurs).

Aux postes qu’il occupa à la tête des finances nationales, a-t-il contribué au désendettement de la France ? La réponse est NON (la dette publique a cru de 400 milliards d'euros depuis 1995). Son action a-t-elle favorisé une relance de l’économie et une réduction du chômage ? La réponse est NON. Et quand il a promis aux Français une baisse significative des prix à la consommation (après les dérapages du passage à l’Euro), son engagement a-t-il été suivi d’effets ? La réponse est NON. On a tous encore en mémoire les images du grand Barnum médiatique que Nicolas Sarkozy a organisé à Bercy en convoquant les patrons de la grande distribution et en les sommant de réduire leurs marges, donc leurs prix. Michel Édouard Leclerc en rigole encore, lui qui affirme à grand renfort d’affiches publicitaires vouloir baisser les prix, mais ne pas y être autorisé… par le ministère de l’Économie et des Finances.

Moins d’insécurité routière, la seule réussite de… Chirac !

Passage par le ministère de l’Intérieur où Nicolas Sarkozy s’approprie la seule vraie réussite du quinquennat de Jacques Chirac : la baisse spectaculaire (et salutaire) du nombre de tués et de blessés sur les routes. À ce poste, le ministre de l’Intérieur n’a fait qu’appliquer les directives de son supérieur hiérarchique qui a fait de la lutte contre la délinquance routière un des grands chantiers de sa Présidence. Sarkozy a rattrapé le retard accumulé par la France depuis des décennies, en mettant en œuvre une politique répressive déjà testée ailleurs en Europe depuis des années, notamment en Grande-Bretagne : contrôles accrus, tolérance zéro, radars fixes à gogo. Mais bon, par souci d’objectivité, reconnaissons que Nicolas Sarkozy a mené à bien cette mission qui s’imposait d’évidence. Sur d’autres sujets, les résultats sont beaucoup moins probants.

Référendum et emplois, Sarko passe tout au Kärcher

Avril 2005, Nicolas Sarkozy tout sourire fait la couverture de Paris Match aux côtés de son complice François Hollande, tous deux partisans du «OUI» au référendum du 29 mai. Un mois plus tard, les chefs de file de deux plus importantes formations politiques nationales sont désavoués par 55% des Français (et parmi ceux-ci de nombreux adhérents et sympathisants UMP, ne l’oublions pas). Quel plébiscite !

Juillet 2005, après avoir promis de «nettoyer au Kärcher» la Cité des 4.000 à La Courneuve à la suite du décès de Sidi Ahmed, Nicolas Sarkozy annonce devant des dizaines de caméras présentes que 257 emplois ont été identifiés pour les jeunes de la commune «qui veulent travailler». Dans une lettre adressée avant Noël aux services de l'Etat, le préfet Jean-François Cordet dresse un premier bilan et comptabilise «110 embauches effectives avec un taux encourageant de près de 20% de CDI» (1). Soit 22 embauches fermes. Quel exploit !

Nicolas et Cécilia, la «Loft Story» de l’été 2005

Autre fait d'arme de Sarkozy, sa réconciliation avec Cécilia racontée par un proche du ministre de l’Intérieur, le très «respectable» Patrick Balkany (maire de Levallois-Perret), en Une du Parisien, le mercredi 11 janvier 2006 ! Le lendemain, interrogé sur le sujet lors de ses vœux à la presse, le président de l’UMP confie : «Je ne ferai aucun commentaire sur ma vie privée». Le mardi suivant pourtant, le couple officialise ses retrouvailles au restaurant l'Esplanade, rue Fabert, dans le VII arrondissement de Paris, là même où quelques mois auparavant, Cécilia avait été photographiée par Paris-Match, en compagnie du publicitaire Richard Attias. L'information est reprise par tous les médias : RTL, France-Soir, Le Monde, Le Parisien, Libération, VSD, France-Inter… (2).
Séparé en mai, le couple a étalé sans vergogne ses états d'âme et ses liaisons extraconjugales sur la place publique : Cécilia et son ami en couverture de Match, Nicolas en duo avec une journaliste du Figaro. Aujourd’hui, ils semblent à nouveau réuni… en toute discrétion bien sûr. Nicolas et Cécilia, c’est un peu les Loana et Jean-Édouard de «Loft Story» ; ne manque que la piscine…

Les banlieues flambent et la délinquance explose !

Au registre des «grandes phrases» qu’il aurait été de bon aloi de ne jamais écrire, on relèvera ce passage d’anthologie rédigé en 2004 par un certain Sarkozy Nicolas dans son livre «La République, les religions, l'espérance» : «Que disait-on il y a deux ans quand je suis arrivé au ministère de l'Intérieur ? Il va jouer au superflic. Les banlieues vont s'embraser. Résultat : il n'y a pas eu de révolte et la criminalité a baissé sensiblement». Un an plus tard, au cours de l’année 2005 et pendant des nuits d’émeutes qui ont stupéfié le monde entier, 45.500 voitures sont incendiées (chiffre officiel du ministère de l'Intérieur). Un vrai film catastrophe digne des meilleures productions hollywoodiennes. Sarko, plus fort que son «ami» scientologue Tom Cruise dans la Guerre des Mondes, le dernier Spielberg, qui l’aurait cru ?

En 2002, Nicolas Sarkozy n’annonçait-il pas aussi sa ferme intention d’ «éradiquer ce sport national», en parlant des voitures brûlées le soir du réveillon du nouvel an. Résultat des courses, dans la nuit de la Saint Sylvestre 2005/2006, 442 véhicules sont détruits par les flammes contre 300 et des brouettes en 2004 (record toutes catégories pulvérisé !). Mais si ce grand visionnaire nous impressionne par sa clairvoyance, il étonne encore plus par ses dons d’ubiquité. Ce même soir du 31 décembre 2005, il a trouvé le temps de recevoir Bigard (l’humoriste) à Beauvau, de se montrer devant les photographes au restaurant de Faudel à deux pas des Champs-Élysées, puis chez les pompiers du boulevard Diderot et les policiers d’Évry (3).

Mais cette hyperactivité médiatique ne masquera pas une réalité beaucoup moins reluisante : quelques jours plus tard, l'Observatoire national de la délinquance révèle que les atteintes volontaires à l'intégrité physique des personnes ont augmenté de 6,6%. Du jamais vu depuis 2002 !

Il veut TOUT le pouvoir et le revendique haut et fort !

Le 13 janvier 2006, la Convention pour la 6e République (C6R), engagée à gauche, commente en ces termes une déclaration du président de l’UMP : «Nicolas Sarkozy, dans un curieux mélange des genres consistant à s'adresser aux journalistes à la fois comme président de l'UMP et comme ministre de l'Intérieur, a consacré une longue partie de son discours à la réforme de nos institutions politiques. (…) La C6R ne peut que s'inquiéter des propositions de M. Sarkozy (…). On voit bien le but recherché par le ministre de l'Intérieur : concentrer tous les pouvoirs une fois élu». Dans le même communiqué, le député Arnaud Montebourg (chef de file du mouvement socialiste Rénover Maintenant et ardent partisan d’une sixième République) s’interroge : «Les projets institutionnels de Monsieur Sarkozy traduisent la dérive autoritaire et dangereuse du personnage. Concentration des pouvoirs, non renforcement des contrepouvoirs. Le régime présidentiel selon l’inspiration sarkozyste est le contraire d’une augmentation de la démocratie dans notre pays.»

Pousse-toi de là que je m'y mette !

Et en effet, le culte de la personnalité de Nicolas Sarkozy s’affiche quotidiennement sur le site internet de l’UMP et dans la lettre d’information que le mouvement adresse par mails à ses adhérents et à ses sympathisants. Extraits : «2006 sera une année d’action, a promis Nicolas Sarkozy lors de ses vœux à la presse, jeudi 12 janvier. (…) Une année d’action pour l’UMP qui continuera à être DEVANT le gouvernement pour en inspirer son action.»
Par cette formule guère diplomatique, Sarkozy se place DEVANT ses collègues du gouvernement (et donc devant son patron : Dominique de Villepin). Un autre que lui à la tête du mouvement aurait certainement tenu des propos moins accaparateurs, du genre : «l'UMP continuera à soutenir le gouvernement et son action». Mais avec Sarkozy, «c’est pousse-toi de là que je m'y mette ! C’est moi le chef !»

Fillon, un très «clairvoyant» Conseiller politique

Quelques semaines plus tard pourtant, sur la question du CPE, l’UMP met un peu d’eau dans le vin de son arrogance vis-à-vis du Premier ministre. Dans un communiqué daté du 9 mars, François Fillon, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, affiche sa solidarité avec le gouvernement : «Face à tous ceux qui rêvent de ne rien changer en France, l'UMP doit se montrer solidaire du gouvernement dans cette affaire. Le Premier Ministre a choisi de ne pas céder à la rue. Cette décision est légitime au regard du fonctionnement de notre démocratie qui a été trop souvent marqué par une absence de courage politique. Le gouvernement a décidé de maintenir son cap. Cette détermination mérite d'être pleinement soutenue.»
Voilà qui est envoyé de la part du «fin stratège» François Fillon qui fut ministre de l’Emploi pendant la fâcheuse affaire des chômeurs Recalculés de l’Assédic (un scandale qui pesa lourdement sur la débâcle électorale de la droite aux élections régionales de 2004). Ce même Fillon fut ensuite en charge de l’Éducation nationale. Quelques mois après sa nomination, des centaines de milliers de lycéens et leurs enseignants descendaient dans la rue. En conséquence de quoi, ce grand visionnaire fut mis à la porte du gouvernement à l’arrivée de Dominique de Villepin. Avec François Fillon (qui, aujourd'hui, clame sur tous les toits qu’il faut privatiser EDF et la SNCF, rajoutant de l’huile sur le feu d’un climat social délétère), Nicolas Sarkozy est bien conseillé !

L’affaire des passeports, une SARKONNERIE de plus

Dernier épisode des avatars sarkoziens (aussi dénommés "sarkonneries") : le 8 mars, Le Canard enchaîné évoque en page 3 «le crash de Sarko sur les passeports» ou la mésaventure de notre ministre de l'Intérieur qui a voulu confier coûte que coûte au privé (à la société Oberthur) la fabrication des nouveaux passeports plutôt que de passer par l'Imprimerie nationale. Selon Le Canard, dans cette affaire «Sarko s'est pris mandale sur mandale de la part du Tribunal administratif, du Conseil d'État et du Commissaire du gouvernement». Bilan de cette judicieuse opération : «Des dizaines de milliers de voyageurs pour les États-Unis en rade pendant 6 mois. Des centaines de millions d'euros perdus par les agences de voyages et les compagnies aériennes. Une honte planétaire. Et, pour finir, un… retour à la case départ».

Et le mot de la fin revient aux saltimbanques

Concluons cet article sur une note d’humour (bien que le sujet ne s’y prête vraiment pas) et laissons aux saltimbanques le soin d’habiller Nicolas Sarkozy pour l’hiver prochain (post-électoral, est-il nécessaire de le rappeler ?). Dernièrement, sur Canal+, Guy Bedos appréciait en ces termes l’envergure de notre «sauveur national» : «Il n’a pas l'étoffe d'un homme d'état. Il n’est pas prêt». Chez Ardisson, Lio (la chanteuse) et Alévêque (l'humoriste de chez Ruquier) étaient pour leur part plus sévères en constatant de concert : «Sarko ? C'est pas compliqué, il est mauvais !». Une charge impitoyable que ne goûteront certainement pas les Bigard, Faudel, Clavier, Sardou et Johnny, tous chauds partisans du «petit Napoléon» des Hauts-de-Seine.

Mais nous, APNÉE/Actuchomage, nous partageons et revendiquons ce verdict : «Sarkozy est un mauvais !». Et s’escrimer à le présenter dans un costume d’«homme providentiel» relève purement et simplement de l’imposture et de la manipulation. Ce petit bilan n’en est-il pas une (im)pertinente illustration ?

Yves Barraud

(1) et (2) Source : Le Nouvel Observateur.
(3) Source : Le Canard enchaîné.

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Mis à jour ( Lundi, 13 Mars 2006 13:51 )  

Commentaires 

 
0 # Pataquès 2006-03-13 14:30 Un bilan très complaisant !

Sur les événements de novembre, votre comptabilité est très approximative.

Le "racaille" de l'imposteur n'a pas mis le feu qu'aux voitures.

Et les écoles, les crèches, les bus (des dépôts entiers), les gymnases, les usines, les entrepots… ?

A combien de dizaines (de centaines) de millions d'euros se monte l'addition ?

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0 # marcoff 2006-03-14 06:51 Nous parlons effectivement beaucoup des couts concernant creches, ecoles, etc…ainsi que la Sorbonne actuellement, mais pas du tout du cout des ravages effectués par les viticulteurs dans le sud ouest qui est bien superieur
Y aurait de la part de Maitre Sarko, une discrimination?, de certains on en parle, des autres on se tait
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0 # superuser 2006-03-13 18:42 Féru de phrases-choc, le ministre de l'Intérieur a déclaré aujourd'hui que l'Ecole, qui était naguère un "lieu protégé, presque sacré", devenait "progressivement un «ring» de la société française"… Mais qui a commencé à prendre l'école pour un ring ?

"Hier, l'école était un lieu protégé, presque sacré. Aujourd'hui, elle devient progressivement le «ring» de la société française", a dit le ministre en recevant les membres du GIGN qui sont intervenus jeudi pour mettre fin à une prise d'otages dans un lycée de Sablé-sur-Sarthe. (Le preneur d'otages, un enseignant de 33 ans au chômage, s'était rendu sans violence après avoir retenu pendant trois heures - avec une arme factice - 21 élèves et deux surveillants du lycée Colbert-de-Torcy) "Ce n'est pas un simple fait divers parce que l'Education nationale doit être un sanctuaire face aux dérives de notre société", a poursuivi M. Sarkozy. "A Sablé-sur-Sarthe, des adolescents et des familles ont éprouvé dans leur chair cette violence et cette peur qui font parfois douter de l'humanité", a-t-il encore dit !

Il a appelé à une "sévérité exemplaire contre tous ceux qui transgressent les règles". "Prendre en otages des enfants, introduire une arme dans un établissement scolaire, c'est inadmissible, c'est inexcusable (…) Ce qui est important c'est que les coupables éventuels sachent et comprennent que l'Etat ne laissera pas faire", a-t-il dit. Mais contre la précarité, le chômage et le désespoir, est-ce que l'Etat fait, justement, ce qu'il faut ? Oublie-t-il que l'école est devenu son terrain expérimental favori pour satisfaire avant tout des impératifs économiques, au détriment de l'avenir et du bonheur de notre jeunesse ?

L'enseignant a été envoyé en hôpital psychiatrique et pour Nicolas Sarkozy, cette "évolution terriblement préoccupante" de la violence à l'école justifie "un approfondisseme nt des relations de travail et de coopération entre la communauté éducative et les forces de police et gendarmerie". On va donc envoyer des policiers et des gendarmes "référents", "interlocuteurs des établissements scolaires" qui effectueront des permanences au sein des établissements "en cas de demande des professeurs". Charité bien ordonnée commence par soi-même : Nicolas Sarkozy a mis en place ce nouveau «ring» dans une douzaine de collèges de son propre département, malgré les protestations du corps enseignant.
Il a également prévu, dans son avant-projet de loi sur la prévention de la délinquance, "le dépistage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle" pour éviter la survenue de comportements délinquants à l'adolescence…

Nicolas Sarkozy, qui manque curieusement de psychologie, compte ainsi s'attaquer aux effets et non aux causes (c'est trop lui demander), à travers un discours de "fermeté" qui séduit le plus grand nombre, et il en profite pour vanter les mérites de la politique sécuritaire dont il rêve depuis tout petit… On appelle ça la raison du plus fou.
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0 # superuser 2006-03-13 18:47 Le Syndicat National des Enseignements de Second degré (Snes-FSU) a annoncé lundi dans un communiqué avoir saisi le tribunal administratif de Versailles contre le protocole départemental des Hauts-de-Seine mettant en place des "policiers référents" dans les collèges.

"Le SNES n'est pas hostile par principe à l'existence de coopérations entre les autorités chargées du maintien de l'ordre et celles chargées de la gestion des collèges, mais ce protocole empiète sur les compétences des collèges, délègue et contractualise illégalement le pouvoir de police", affirme-t-il. Ainsi le SNES souligne que ce protocole, signé le 24 février entre le préfet, le président du conseil général, le directeur de la sécurité publique et l'inspecteur d'académie des Hauts-de-Seine, prévoit que "le policier interviendra dans les collèges, qu'il portera l'uniforme et, peut-on penser, sera armé, qu'il pourra recueillir des plaintes et intervenir auprès des élèves". "Le protocole fait en outre obligation aux autorités des collèges de mettre un local permanent à sa disposition".

"On ne peut accepter un tel dispositif, ses contraintes et ses conséquences sur fonds de développement d'une politique exclusivement sécuritaire", conclut le syndicat.
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0 # superuser 2006-03-13 18:55
Introduire une arme dans un établissement scolaire, c'est inadmissible, c'est inexcusable…, a-t-il dit.

Alors pourquoi estime-t-il qu'il faille le faire en introduisant des policiers armés dans les collèges ?

Les seules armes tolérables à l'école sont celles du savoir.
Mais le savoir est l'ennemi de Sarkozy : c'est trop dangereux parce que ça rend les gens intelligents. Pour gober ses discours, mieux vaut rester cons.
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0 # marcoff 2006-03-14 10:48 Portrait très réaliste da Sarkozy, un oubli, cependant, Mr Sarkozy a voté pour que Mr Pasqua devienne sénateur de façon a ce que celui ci ne soit pas inquiété par la justice (immunité parlementaire), alors que ce meme Sarkozy denonce les "petits déliquants", allez savoir pourquoi?, je pense que Mr Sarkozy préfere les grands delinquants… Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Yves 2006-03-14 12:03 Un lecteur nous adressse ce mail :

Messieurs,

Jusqu'à présent j'ai ressenti en cette association et ses buts un relatif combat pour la réalité de l'emploi et ses chiffres tronqués mais il me semble que comme nos institutionnels vous passez à la trappe les quinquagénaires qui souffrent en nombre de discrimination sans que vous vous y attardiez sérieusement !

Votre déficit de membres comme de cotisants vient peut-être de là entre autres raisons, car dans le présent courriel, vous tirez aussi sur un seul homme politique qui est Mr Sarkozy, je ne suis pas UMP mais je n'aime pas le côté superficiel que vous adoptez en l'appelant le petit Napoléon, ce qui est un euphémisme et surtout un pléonasme, car Napoléon n'était pas grand, je crois 1,68m de hauteur d'homme mais il a été grand dans ses exploits même s'ils sont contestables pour un certain nombre d'entre eux…

Tirez vous sur l'ambulance qu'est Mr Fabius, qui a du sang sur les mains,
Tirez vous sur Mr de Villepin qui est l'auteur des tumeurs que sont les CNE et CPE…

Si vous décidez de faire de la politique, annoncez la couleur car alors vous n'aurez pas le droit si facile de vous revendiquer d'un nombre de lecteurs sur votre site qui au demeurant peut être manipulé en cliquant et cliquant et re-cliquant comme nombre le conseille pour le site de l'ump…

Je n'aime pas ces procédés qui sont des dérives de loyauté et d'honnêteté…
Soyez clair avec tous, vous gagnerez en audience ou la perdrez, on ne peut pas gagner dans l'obscurité !!!

etc, etc, etc…

En faits, ne politisez pas comme les syndicats votre audience, n'ayez pas d'ambitions politiques, ajustez des actions pour perforer la pauvreté, la paupérisation des familles, réclamez l'application des art 21 à 25 des conventions univ des droits de l'homme et du citoyen ratifiées par l'état français en 1948 et qui sont en vitrine, sans application dans les préfectures et les mairies et musées des souvenirs…

Cordialement
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0 # Yves 2006-03-15 18:22 Notre "lecteur" salue notre intégrité (reçu par mail).

…/…

Bonsoir,

Je suis touché de votre intégrité que sincèrement j'espérais !
Je suis inscrit chez vous sous le pseudo XXXX.
J'ai mis il y a quelques temps, un de vos articles sur mon site perso.
Ainsi il était pour moi important de savoir !

Bien cordialement
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0 # Yves 2006-03-14 18:17 Une contribution d'un dénommé "Jean" postée sur un forum du site (repostée ici par Yves).

…/…

Jean écrit : Une galerie de portraits. Les amis de M. Sarkozy

« Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ». Appliqué au nouveau président de l’U.M.P., ce vieux proverbe fait froid dans le dos.

M. Sarkozy de Nagy-Bocsa apparaît non comme l’homme de la droite mais comme celui d’une certaine droite et d’une extrême droite certaine, aussi antipathiques que bornées — le légitimisme dirait M. Rémond (René Rémond, Les Droites en France, éd. Aubier, 1982), et peut-être même la droite révolutionnaire , ajouterait M. Sternhell (Zeev Sternhell, La Droite révolutionnaire , éd. Gallimard, « Folio »-histoire, 1997), en tout cas une droite très libérale en économie et viscéralement réactionnaire pour le reste, fascinée par le néoconservatism e étasunien, fort ambigüe face au racisme et à la xénophobie.


Patrick Devedjian : Facho devant !

Partisan notoire de M. Sarkozy de Nagy-Bocsa depuis plusieurs années, M. Devedjian est un symbole de l’imprégnation profonde des idées d’extrême droite, y compris les pires, dans la droite de gouvernement. Étudiant en droit dans les années 1960, il adhère aux groupuscules d’extrême droite Occident (dont il devient un dirigeant) et Europe-Action. Militer à l’extrême droite n’est pas anodin et à cette époque moins que jamais. Après la fin de la fin guerre d’Algérie et la déroute de Maître Tixier-Vignancourt (aux présidentielles de 1965 et surtout aux législatives de 1967), l’extrême droite française est numériquement infime, elle n’a strictement aucune influence, aucune prise sur les évènements ; seuls les militants les plus durs, les plus convaincus, les plus racistes restent encore, d’autant que la droite gaulliste et non gaulliste n’est pas spécialement regardante sur le recrutement de ses membres (cf. notamment Encyclopædia Universalis, article « L’extrême droite en France depuis 1945 », 2e partie, et Histoire de l’extrême droite en France, dir. Michel Winock, éd. du Seuil, « Points »-histoire, 1993, chapitre 7). Occident ne rassemble que 800 membres, parmi lesquels plusieurs futurs élus de droite : M. Madelin, M. Goasguen, M. Abitbol, M. Alain Robert, M. Guillet, ou encore M. Longuet, qui y est chargé de la doctrine.

On est édifié sur cette doctrine en lisant le numéro 2 d’Europe action (février 1963), où un certain P. Lamotte écrit : « La race est en tout cas la nouvelle patrie, “patrie charnelle” qu’il convient de défendre avec un acharnement quasi animal. » ; ces propos tenus à l’université d’Occident :

« les nationalistes français constituent contre la république maçonnique et ploutocratique, le Parti de la nation française » (n° 3) ; « Tout fascisme est l'expression d'un nationalisme qui, seul, peut cristalliser la volonté de la jeunesse en un immense élan révolutionnaire : le nationalisme c'est la jeunesse au pouvoir »-n°5.

Ou encore, ces slogans : « Gauchistes, ne vous cassez pas la tête, Occident le fera pour vous » ; « Mort aux Bolches » ; « Sous-développés = sous-capables ». En effet, Europe-action choisit le combat sur un plan idéologique, Occident, l’activisme et la violence. Tous deux soutiennent les ségrégationnist es américains, la République sud-africaine de l’apartheid, la Rhodésie des colons racistes. Occident est dissous le 1er novembre 1968 après un attentat à l’explosif — et parce qu’il n’est plus d’aucune utilité au pouvoir gaulliste, maintenant que les évènements du printemps sont finis : cf. Ras l’Front n° 55, mai 1998. « Europe-Action servit d’organe et d’encadrement aux plus redoutables néo-fascistes français des années 60. » (Joseph Algazy, La Tentation néo-fasciste en France (1944-1965), Fayard, 1984).

M. Devedjian adhère au parti gaulliste en 1969 ; il participe à la rédaction des statuts du R.P.R. puis devient un des avocats personnels de M. Chirac jusqu’au début des années 1990, et continue par la suite de le conseiller ; mais, sentant le vent tourner 1993/1994, il choisit M. Balladur (Le Monde, 9 mai 2002). Pour autant, il ne renie pas vraiment son passé. Au contraire, lui qui ne parlait pas l’arménien dans sa jeunesse se rapproche des milieux arméniens les plus nationalistes. Il a été l’avocat du groupe terroriste arménien Asala (raciste et antisémite), auteur d’un attentat à la bombe à Orly en 1983, qui fit 8 morts (dont 4 Français et 2 Turcs) et 56 blessés le 15 juillet 1983 : c’est le pire attentat commis sur le sol français depuis des dizaines d’années. Maître Devedjian a le droit de défendre qui il veut. Le problème est ailleurs : dans son édition du 15 août 1983, l'hebdomadaire turc Nokta et plusieurs journaux français publiés au même moment, rappelaient que le futur maire d’Anthony locales avait proféré des paroles menaçantes pour la compagnie Turkish Airlines, dont le bureau a été frappé par l'attentat d’Orly : « Il va être dangereux d’utiliser la Turkish Airlines. » M. Devedjian persiste et signe dans un entretien à l’Armenian Reporter du 6 juin 1985 :

« Tout le monde considère les membres de l’Asala comme des terroristes, moi je vois en eux des résistants ! […] Je ne considère pas que les Arméniens qui tuent des diplomates turcs soient des terroristes. Je les considère comme des activistes. […] À l’issue de notre combat, il sera possible de libérer les terres arméniennes en Turquie et de les réunifier, indépendamment de l’Union soviétique, avec l’actuelle Arménie. […] Dans l’histoire, les Turcs ont déjà perdu les trois quarts de leurs territoires. Ils accepteront par la force la naissance d’une nouvelle Arménie. »

Sa haine raciste des Turcs allant plus loin que sa haine de la gauche et de l’extrême gauche, M. Devedjian a explicitement appelé l’Asala — toujours dans son entretien à l’Armenian reporter— à se rapprocher de l’ignoble Parti des travailleurs du Kurdistan (P.K.K.), organisation terroriste marxiste-léniniste presque en sommeil depuis l’arrestation de son chef mais qui, jusqu’en 1999, terrorisait autant les paysans kurdes que les exactions de l’armée turque (laquelle s’est d’ailleurs calmée depuis). Le P.K.K. est aujourd’hui moins marxiste-léniniste qu’avant, c’est vrai : il a aussi tâté à l’islamisme chiite et au trafic de drogue (Quid 2005, p. 1436 ; Notes et Études de l’Institut de criminologie de Paris, n° 30, octobre 1995, n° 33, octobre 1996). — M. Devedjian a vitupéré l’arrestation de son chef, en 1999, parlant d’« acte de piraterie internationale ». La nomination de M. Le Gallou, cofondateur du Club de l’horloge et théoricien de la préférence nationale, comme adjoint à la culture par le maire Devedjian 1983, paraîtrait presque anodine.

A u Monde du 13 février 2005, M. Devedjian confie : « Je ne me suis jamais caché de mon passé. J’étais d'origine arménienne et c'est aussi une façon, pour moi, de me sentir français. J’étais anticommuniste et, finalement, je n’ai pas changé. Je me suis engagé pour la cause de l'Algérie française. »
L’unité d’une vie…

Brice Hortefeux: L’(alter) ego surdéveloppé
Si M. Devedjian est le plus atterrant ami de M. Sarkozy, M. Hortefeux est plus fidèle. S’il y a bien un « sarkozyste », c’est lui. Le portrait qu’en a donné Le Monde dans son édition datée du 2 octobre 2004 n’est pas franchement flatteur. En avril 1995, peu avant les élections présidentielles , M. Hortefeux est nommé préfet dans des conditions fort cavalières. Le corps préfectoral, qui n’est pas un nid de socialistes, s’indigne ; un recours devant le Conseil d’État est même déposé ; il faut toute l’obstination du maire de Neuilly pour que son cher ami soit casé. Voilà pour sa conception de la neutralité de l’État et de l’équité républicaine.

Son parcours politique est une caricature aussi forcée que celle de son mentor. Il entreprend de s’installer dans le Cantal, où sauf au sud et en 1981, une chaise investie par la droite pourrait devenir député. Pour cela, il s’empare du R.P.R. local avec cette stratégie : « J’ai préparé mon coup entre Noël et le jour de l’an, en comptant sur l’estomac alourdi de deux conseillers généraux ennemis. » Mais les électeurs semblent plus rétifs que les cadres du parti néogaulliste. Si le Cantal reste solidement à droite, M. Hortefeux n’a jamais réussi à déloger la gauche de mairie d’Aurillac, le chef-lieu. Mieux encore : en 2001, le chevènementiste qui était jusqu’alors l’édile grâce aux voix de droite a été remplacé par un socialiste, cependant que la liste R.P.R./U.D.F. obtenait un magnifique 15 %. La droite d’Aurillac est encore plus ridicule que celle de La Roche-sur-Yon. À l’échelon de l’Auvergne, M. Hortefeux n’a nullement pu empêcher, ou même limiter, la déroute de la droite aux régionales et ses fortes pertes aux cantonales. Cela ne l’empêche pas de nourrir de grandes ambitions : il se voit maire de Clermont en 2007, peu après son installation dans un ministère. En effet, explique M. Maleix, député U.M.P.,« Si Nicolas Sarkozy est élu président en 2007, Brice sera ministre, et cela flattera les Clermontois, qui l’éliront. »

Il y a de quoi rester scié devant une pareille arrogance, même en oubliant le caractère passablement ubuesque d’une candidature Sarkozy. Clermont-Ferrand est la grande ville qui a le plus voté à gauche en 2001 (57 %) et, six ans plus tôt, les Clermontois avaient rejeté un homme qui, quoi qu’on puisse penser de sa politique, avait de quoi les « flatter » incommensurable ment plus que M. Hortefeux : l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing. Imagine-t-on M. de Villiers lorgner sur la mairie de Nantes ou un élu de la Mayenne viser celle de Rennes ? D’après M. Bonté, ancien président du conseil général du Puy-de-Dôme et désormais président du conseil régional d’Auvergne, M. Hortefeux est « peu au fait des réalités locales ».

Cela se voit.

Et il n’est pas davantage au fait des réalités nationales : il a participé, avec la proximité unique qui est la sienne, aux dérouillées qui ont jalonné la carrière de M. Sarkozy de Nagy-Bocsa dès qu’il a voulu quitter Neuilly, la présidentielle de 1995 et les européennes de 1999.

Les conseillers : Bushés à l’émeri

Dans son édition datée du 3 septembre 2004, Le Monde publie un article intitulé « Comment les idées viennent à Sarkozy » (sauf indication contraire, toutes les informations de ce paragraphe en sont tirées). Il est édifiant et terrifiant.
D’abord sur le niveau de réflexion de l’ex-maire de Neuilly. « Nicolas n’est pas quelqu’un qui se complaît dans l’intellect », explique le préfet Claude Guéant, directeur de cabinet place Beauvau, puis à Bercy et maintenant directeur général des services du conseil général des Hauts-de-Seine.

« J’ai beaucoup côtoyé Jean-Pierre Chevènement. Il lisait de la philosophie jusqu’à 2 heures du matin, c’était toute sa vie, les idées prenant parfois le pas sur l’action. Nicolas, lui, est d'abord un homme d’action. Quand il bavarde avec Lance Armstrong ou avec un jeune de banlieue, il a vraiment le sentiment d'en tirer quelque chose. Dès qu’il monte en voiture, la radio se met en marche. Il aime les choses simples, les variétés, la télévision. En cela, il exprime une certaine modernité. Les Français ne passent pas leur temps à lire de la philosophie… »

Remarque de M. Sarkozy sur les intellectuels : « C’est un univers, mais je vois aussi des chefs d’entreprise, des sportifs, des artistes… Cet été, je suis allé au concert de Pascal Obispo, qui m’a parlé de sa relation avec le public, ça m’a beaucoup intéressé. » Sans commentaire.

Quant à ceux qui font remonter les idées vers le président de l’U.M.P., bon nombre sont des réactionnaires extrémistes. Ainsi, Mme Mignon : « J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’Éducation nationale. » Elle est désormais directrice des études à l’U.M.P. (Le Nouvel Observateur, 2 décembre 2004). À Bercy, elle s’occupait des problèmes de consommation et a « relu » le manuscrit de La République, les religions, l’espérance — livre signé par M. Sarkozy de Nagy-Bocsa où l’on lit que les religions doivent être les gendarmes d’une société économiquement libérale, car la République « ignore le Bien et le Mal ». Ou encore M. Laferrère, partisan inébranlable « d’un libéralisme atlantiste et botté » écrit le quotidien vespéral. Il est membre du comité de rédaction de Commentaire, revue fondée par Raymond Aron mais qui vire de plus en plus en plus à droite. Un des derniers articles de M. Laferrère, publié dans le numéro de printemps 2004 s’intitule « Plaidoyer pour George Bush » — un an après la guerre en Irak. Dans le numéro d’automne, M. Laferrère s’en prend violemment au cinéaste américain Michael Moore et à son documentaire Fahrenheit 9/11, « le film le plus haineux et le plus mensonger qu’ait produit l’industrie cinématographiq ue depuis Le Juif Süss ».

Pour ceux qui l’ignorerait, Le Juif Süss est un film de propagande nazie tellement odieux que chacune des rares projections — pourtant à but strictement historique — suscite une polémique.
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0 # Maldoror 2006-03-15 12:13 Il est vrai que le petit Nicolas me tape sur le système !

A chaque fois, dans les médias, surtout France-Inter on avait droit à la rubrique quotidienne "Nicolas Sarkozy a dit, Nicolas Sarkozy a fait". De quoi lasser les plus patients.

Comme bon nombre de fachos il est incohérent (au moins Le Pen est social, je me souviens d'une métaphore marine au sujet du RMI concernant des petits patrons infects qui voulaient le supprimer : "Il faut bien les remonter sur le bateau avant de leur retirer leur gilet de sauvetage") : Après avoir fait de l'islam une religion d'état subventionnée il s'étonne que la "racaille" (ce n'est pas le terme en soit qui me choque, d'ailleurs dans ces quartiers on se traite mutuellement de "caillera") ne se sente plus pisser, d'autant qu'il leur avait fait l'affront d'intervenir sur "leurs" territoires là où tous les politicards de gauche comme de droite ont soigneusement laissé des "zones de non droit" plus exactement d'extéritorialité où tous les trafics (pas forcément tous illégaux, d'ailleurs) sont hors champ de la juridiction française (essayez de faire une boutique avec des gens non déclarés si vous êtes un "français de souche").

D'autant que ce soubresaut dérisoire (on envoie plus les flics pour regarder les voitures brûler que pour intervenir) d'autorité passe mal venant de la part d'un juif d'origine hongroise vis à vis de cette faune où l'anti-sémitisme, l'islamisme haineux et la délinquance organisée font très bon ménage. J'avais entendu sur France Culture l'année dernière une émission sur le peuplement de Sarcelles où bon nombre de juifs tunisiens venus après l'indépendance mènent une vie impossible depuis ces dernières années. Les derniers faits d'agressions réellement anti-sémites ne font que confirmer.

Mais pour rester dans notre domaine de prédilection (?) le chômage ça ne passe pas du tout, c'est un crétin qui ferait mieux de ne pas parler de ce qu'il ne connait pas. Il a proféré (après Douste Blasy et Alain Madelin) le propos suivant (relayé, bien sûr, un max par les médias) : "si un chômeur qui se voit proposer du travail dans son domaine par l'ANPE le refuse pour la 3e fois il faudrait lui supprimer ses allocations".

A ce genre de propos je ne peux que répondre : Monsieur Sarkozy vous n'êtes qu'un menteur ! L'ANPE je connais bien, j'y suis inscrit depuis 10 ans. Elle ne m'a JAMAIS proposé le moindre travail. Même aux époques révolues où on y trouvait un job en 2 jours en regardant le libre service des offres. Alors dans quels buts tenez-vous ces propos ? Par bêtise ? Par malfaisance ? Ou les deux ?
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0 # Yves 2006-03-15 17:33 Le commentaire de Maldoror pose bien des questions (pour ne pas dire problèmes).

"Le Pen est social" est une affirmation gratuite et non fondée sur des faits tangibles (Le Pen n'ayant jamais été aux affaires).

Après Maldoror amalgame toutes sortes d'informations dans une même marmite aux relents passablement nauséabonds, sur fond d'origines ethniques, religieuses, socioprofession nelles. On ne comprend pas où il veut en venir… ou on le comprend trop bien.

Maldoror, on ne réécrira pas l'histoire de la France contemporaine. La question est de savoir aujourd'hui comment faire cohabiter de façon la plus harmonieuse possible des populations que tout sépare dans certaines régions du monde.

Essayons - surtout - de garder la tête froide sur ces sujets qui concernent aujourd'hui des Français d'origines diverses, mais des Français avant tout.

Même si, effectivement, l'autorité républicaine doit être restaurée… et respectée de toutes et tous.

…/…

En revanche, le propos de Maldoror apparaît sensé dès qu'il s'en tient au stricte cadre du chômage.

…/…

Globalement, pour être "bon", un commentaire doit être cohérent et argumenté.

Il ne faut surtout pas mélanger tous les aspects qui conduisent à la caricature.

Gare aux dérapages que nous ne tolèrerons pas ici.

Yves - Un animateur du site
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0 # Yves 2006-03-15 18:05 Article paru dans Le Monde, édition du Samedi 5 octobre 2002 :

Deux ou trois fois par semaine, le soir, il court. Des tours et des tours de jardin, au petit trot. Il court plus d’une heure, dans le parc du ministère.

De là, on entend seulement le bruit des embouteillages qui bloquent presque toujours le quartier de la place Beauvau, à deux pas des boutiques de grands couturiers et de l’Elysée. Il court, donc, et c’est quelque chose de voir ce ministre qui transpire repasser dix fois, vingt fois, cinquante fois même devant les fenêtres derrière lesquelles travaillent les hauts fonctionnaires de la police nationale. "Tous les types dans les bureaux, ceux avec lesquels il est si exigeant, le voient s’imposer à lui-même cette souffrance,sour it Brice Hortefeux, son plus proche conseiller depuis vingt-cinq ans. Cela crée une sorte de respect." Lui affirme seulement : "C’est ma façon à moi de décompresser."

Décompresser ? Depuis cinq mois qu’il est ministre de l’intérieur, il paraît ne pas avoir dételé. Même en vacances à La Baule, au cœur de l’été, il a encore fallu qu’il visite les gendarmes, voie des pompiers et oblige ses gardes du corps à faire régulièrement 60 kilomètres de vélo… pour le suivre. Encore pour "décompresser". Cela fait rire ses amis de toujours. Cette joyeuse bande de copains qui rassemble, de Christian Clavier à Martin Bouygues, de Jean Reno à Didier Barbelivien, les publicitaires Jean-Michel Goudard et Thierry Saussez, et tout ce groupe éclectique d’avocats, de producteurs et de banquiers, ces figures du show-bizz et du pouvoir qui l’ont depuis quinze ans accompagné. Ceux-là se sont longtemps retrouvés à Neuilly, les soirs d’élection ou en hiver pour fêter les anniversaires de "Nicolas". Barbelivien a même laissé une guitare au domicile des Sarkozy. Et ils en ont passé, des soirées, à bâtir leurs ambitions en chantant, surtout des chansons de Julien Clerc ou de Johnny Hallyday. Maintenant que "Nicolas" est ministre de l’intérieur et qu’il voyage en voiture blindée, ils viennent le retrouver place Beauvau. Si on leur avait dit qu’il serait le premier flic de France…

Lui-même n’y croyait pas, il y a encore quelques mois. "Maintenant, dit-il, j’ai l’impression que cela fait un siècle que je suis là." Aucun de ses amis, aucun de ses adversaires n’ignorent plus, pourtant, que ce n’est pas cette place-là qu’il convoitait. Depuis deux ans au moins, Nicolas Sarkozy se préparait pour Matignon. La plus haute fonction du gouvernement, celle pour laquelle il se sentait bâti. Oh ! il en a consacré, des heures, à recevoir des chefs d’entreprise, des magistrats, des éducateurs de banlieue, des scientifiques, pour être au point dans chaque domaine. Il en a fait, des notes, balayant ceux qui le mettaient en garde contre les préventions des conseillers de l’Elysée. Il en a composé des gouvernements virtuels, renvoyant les journalistes qui évoquaient le poids grandissant de Jean-Pierre Raffarin dans les cercles chiraquiens d’un cinglant : " Jean-Pierre qui ? " Trois semaines avant le premier tour de la présidentielle, son cabinet de futur premier ministre était constitué. C’est là que le verdict du chef de l’Etat est tombé.

Quand Jacques Chirac a téléphoné, le 6 mai 2002, au lendemain du second tour, la déception était pourtant déjà digérée. Lors du dernier meeting de la campagne, à Villepinte, à côté de Paris, chacun avait noté, même lui, combien les conseillers du président entouraient déjà son rival. Mais il a fait front. Il en parle aujourd’hui avec crânerie.

"Je vais nommer Jean-Pierre Raffarin à Matignon, m’a annoncé le président. Tu seras numéro deux du gouvernement, à l’économie ou à l’intérieur, selon ton choix. Je ne te cache pas, cependant, que je préférerais que tu prennes l’intérieur, car je n’ai personne pour t’y remplacer.

Si vous ne me faites pas confiance en numéro un, pourquoi me faire confiance en numéro deux ? a lâché, blessé, le ministre pressenti.

Comment peux-tu dire que te placer juste après le premier ministre, c’est ne pas te faire confiance ?"

A-t-il alors seulement hésité entre les choix qui lui étaient offerts ? Parmi ceux qu’il a alors consultés, en tout cas, personne n’optait pour l’intérieur. Cécilia, sa femme : "J’avais peur de l’image de premier flic de France." Brice Hortefeux, son conseiller politique : "Je craignais les bavures, les aléas d’une politique sécuritaire." Franck Louvrier, son attaché de presse : "C’est toujours plus difficile de construire une popularité sur la sécurité." Sa mère, Andrée Sarkozy : "J’aurais préféré l’économie. C’est moins dangereux, physiquement. On tire rarement sur quelqu’un parce qu’il a augmenté les impôts." Martin Bouygues, PDG du groupe de BTP et de télécommunicati on, ami intime des Sarkozy, était plus souple : " Evidemment, mon prisme, c’est plutôt l’économie. Mais je lui ai dit que les deux options paraissaient bonnes." Mais c’est le publicitaire Jean-Michel Goudard qui résume finalement les choses : "Moi, j’aurais plutôt opté pour Bercy. Mais lorsqu’il m’en a parlé, son choix était déjà fait."

Car Nicolas Sarkozy, en politique expérimenté, a vite pesé les avantages et les inconvénients des deux possibilités offertes. "J’étais très pessimiste sur la situation économique, dit-il aujourd’hui. Je savais que les fondamentaux étaient mauvais, que la confiance était touchée. Et puis j’ai déjà eu l’expérience des chiffres, au ministère du budget, de 1993 à 1995. Je voulais avoir celle du cœur de l’Etat." Le cœur de l’Etat : la police, les services secrets, les élections, les réseaux religieux. Déjà, avant lui, François Mitterrand et Jacques Chirac avaient occupé ces fonctions. Cela ne lui a pas échappé. Il a aussi retenu la promesse présidentielle : il sera le numéro deux.

C’est, d’une certaine façon, une belle revanche. Il y a encore quelques années, après l’échec d’Edouard Balladur, qu’il avait soutenu dans la course à l’Elysée, son image était sacrément écornée. A-t-il seulement oublié ces salles de militants RPR hostiles qu’il tentait de reconquérir, durant l’hiver 1995, en lançant bravement, de la tribune : "Merci d’avoir invité un traître ! " A-t-il oublié les pancartes " Sarko salaud ! ", brandies dans les meetings gaullistes ? L’échec cinglant des élections européennes de 1999 ? Les sondeurs qui énoncent doctement la liste des travers à corriger : "agité", "brutal", "infidèle", "looser" ? Et maintenant, le voilà qui dépasse Jacques Chirac en popularité. Le voilà plébiscité par l’électorat de droite. "C’est toujours tout l’un ou tout l’autre avec moi, dit-il avec agacement. J’ai l’habitude. On dit : "Il ne sera jamais aimé des Français", et le lendemain : "Il pourrait devenir président de la République !"

Les copains de toujours, ceux des anniversaires où l’on chantait Johnny, jurent qu’ils n’ont jamais cru que "Nicolas" ne puisse pas parvenir là où il le voulait. Depuis le temps qu’ils constatent son appétit pour la politique et le pouvoir…

Appétit, tel est bien le mot. Combien l’ont entendu s’enflammer en énonçant ses ambitions : "Qu’est-ce que tu veux, j’ai faim ! " Même Alain Juppé, qui ne l’aime pas, n’a jamais sous-estimé cette boulimie d’action. Que disait-il lorsque, en mai 1995, tout le monde croyait Sarkozy enterré ? "Pfff… Il est suffisamment intelligent pour nous inventer un numéro et revenir par la fenêtre." Ce n’était pas mal vu de la part d’un rival. Sarkozy a fait son numéro, celui dont il a toujours usé : il s’est rendu indispensable. Cela lui a pris presque sept ans, mais même les Chirac ont en partie cédé. "Tout ce que j’ai, je l’ai conquis tout seul. On ne m’a rien donné", dit-il. Puis il ajoute avec orgueil : "Mais quel parcours, tout de même, depuis que mon père est arrivé ! "

Le père de Nicolas. Au fond, c’est presque par là qu’on aurait dû commencer. Car c’est une sacrée figure paternelle que ce Sarkozy-là. Un homme fantasque et séduisant, léger et intelligent, contre qui ses enfants se sont beaucoup heurtés et à qui il a fallu beaucoup pardonner, mais qui est l’une des clés, à n’en pas douter, de ce qu’est devenu Nicolas. Il raconte son histoire comme on lirait un roman, avec ce léger accent hongrois qu’il n’a jamais tout à fait perdu depuis presque cinquante ans qu’il est en France. Pal Nagy Bosca y Sarközy est né à Budapest en 1928. Une enfance d’aristocrate, dans un monde qui ne savait pas encore qu’il allait disparaître. Pension en Suisse, où l’on apprend le français, vacances dans la vaste propriété familiale, entouré de domestiques. Lorsque les Russes arrivent, en 1944, la famille part quelque temps en Autriche, mais rentre deux ans plus tard, sans mesurer le bouleversement qui se prépare. "Je crois que mon père ne comprenait rien à la politique", dit aujourd’hui Pal Sarkozy. Il va en faire un apprentissage accéléré. Le domaine est saisi. Les fils appelés à servir les occupants soviétiques. Pour échapper à l’armée, Pal s’enfuit en Allemagne, dont il parle la langue, s’engage dans la légion étrangère pour passer en France avec une seule idée : rejoindre Paris. A la Légion, on a franchement raboté son nom. Pal Nagy Bosca y Sarkozy devient Pal Sarkozy. Il atteint enfin son but en 1948. Sa mère et ses frères n’ont pas pu quitter la Hongrie.

"Je suis arrivé comme un clochard, place de l’Etoile, dit-il, j’étais un réfugié politique fuyant le stalinisme et la France m’a accueilli." Il est beau, cultivé, séduisant, amusant aussi. Il sait peindre et, depuis qu’il s’est refait un petit pécule, il s’habille avec une élégance extravagante. Son entregent, son français, son éducation le font vite entrer dans la société parisienne de l’époque. Une amie va bientôt lui présenter sa sœur, Andrée, une fille de médecin qui habite dans un petit hôtel particulier du XVIIe arrondissement, rue Fortuny. Coup de foudre, mariage. Il est apatride pourtant, et son beau-père demande pour lui la nationalité française. "Je l’ai refusée. Je ne me sentais pas prêt." Pal Sarkozy veut bien seulement franciser son prénom en Paul. Mais les trois garçons qui vont naître, Guillaume en 1952, Nicolas le 28 janvier 1955 et François en 1957, seront élevés sans connaître autre chose de la Hongrie que l’histoire romanesque de leur père, son anticommunisme et le souvenir de ses tractations pour faire sortir l’un de leurs oncles d’une prison soviétique où il est interné. "Je n’ai jamais voulu leur apprendre le hongrois, dit-il aujourd’hui. Vous comprenez, c’est un tout petit pays, cela n’était pas utile. Et puis je voulais que mes enfants soient entièrement français."

Seulement, le couple se déchire. Paul et Andrée Sarkozy divorcent quand Nicolas a cinq ans. Sa mère va maintenant tenir le premier rôle. Elle ne travaillait pas. Elle reprend des études de droit, passe son certificat et devient avocate. "Au début, j’ai fais du pénal, dit-elle. J’y ai connu des gens que je n’aurais jamais rencontrés. J’en ai tiré deux convictions fortes : tout le monde est récupérable et la peine de mort est une monstruosité." Pour tenir un peu ses trois fils, elle a opté pour un cours privé, très chic, Saint-Louis de Monceau. Et déploie des trésors d’énergie et de bonne volonté pour maintenir le contact entre les fils et leur père.

Car Paul Sarkozy s’est remarié une fois, deux fois, trois fois même. Quatre épouses pour un même père… Cela vous donne tôt l’image de ce que peut être une famille recomposée. "En tout cas, nous avons tous les trois divorcé", constate Guillaume, l’aîné. De son troisième mariage, Paul Sarkozy a eu deux enfants, Olivier et Caroline, qu’Andrée reçoit chez elle et que ses trois fils considèrent comme leur frère et sœur. "Elle a été formidable, dit Paul en souriant. J’ai toujours épousé des femmes intelligentes."

Mais Paul suit maintenant l’adolescence de ses trois fils à distance, et ces derniers ne comprennent pas ce qu’ils prennent pour de la désinvolture à leur égard. François Sarkozy, le plus jeune, qui lui écrit vers l’âge de 17 ans une lettre pour le lui reprocher, reçoit en retour une carte sur laquelle son père dit tout bonnement : "Je n’ai pas appris à me justifier auprès de mes enfants." "Sa philosophie était un peu celle-ci : je ne vous dois rien, vous ne me devez rien, résume l’aîné, Guillaume. Cela nous a sans doute poussés à travailler pour nous-mêmes. Mais je ne peux pas dire que nous l’ayons toujours bien digéré."

Nicolas, lui, a lâché un jour, dans une interview, cette phrase qui a sidéré sa famille : "Ce qui m’a façonné, c’est la somme des humiliations d’enfance… Je n’ai pas la nostalgie de l’enfance parce qu’elle n’a pas été un moment particulièremen t heureux."

Est-il si malheureux, vraiment ? Matériellement, les conditions sont loin d’être misérables. On vit dans l’hôtel particulier du grand-père, rue Fortuny, on passe les vacances près de Royan, sur la côte atlantique. "Nous avions une vie très gaie, tout de même", assure Andrée Sarkozy.

Y a-t-il alors une reconstruction du passé, afin d’atténuer l’image bourgeoise qui a parfois dangereusement collé au maire de Neuilly ? Où est-ce vraiment la force de cette conviction de s’être fait tout seul ? En l’absence de ce père égoïste et charmant, s’est imposée une nouvelle autorité en la figure de son grand-père maternel, Benedict Mallah. C’est un gaulliste convaincu. Pas un militant actif. Mais un gaulliste affirmé. Sa famille a quitté la communauté juive de Salonique au début du siècle et il s’est converti au catholicisme en épousant sa femme. De cette culture juive, il ne transmet rien. Mais, dans les moments politiques les plus difficiles, Nicolas Sarkozy a toujours affirmé avoir reçu des lettres antisémites.

En attendant, Nicolas est un élève moyen. Il est plus petit que ses frères, mais cela ne l’empêche pas de tenir tête à son aîné. Guillaume se sent investi de l’autorité paternelle. Nicolas n’en a cure et grince souvent un "Tu ne me fais pas peur ! " qui sonne familièrement aux oreilles de ceux qui l’ont connu ensuite dans les combats politiques. A 27 ans, il opte pour la profession d’avocat. Il vit toujours chez sa mère, mais les choses ont changé : à la mort du grand-père, Benedict, toute la famille est partie s’installer à Neuilly-sur-Seine, à trois pas du domicile de Paul Sarkozy. C’est là que le virus de la politique l’a saisi.

En 1974, il a assisté à son premier meeting, celui de Jacques Chaban-Delmas, que Jacques Chirac vient de trahir en faveur de Valéry Giscard d’Estaing. Mais, quelques mois plus tard, le voilà repeignant la permanence UDR de Neuilly. Il s’engouffre dans le RPR, fondé par Jacques Chirac. Il a trouvé sa voie, son stimulant, son ambition. Désormais, il va réveiller souvent sa mère pour lui annoncer : "Maman, j’ai été élu trésorier, secrétaire de section, délégué départemental des jeunes RPR des Hauts-de-Seine…"

Aux assises du RPR de juin 1975, il a été désigné comme le "jeune" - il y en a toujours un dans ces grands-messes - qui doit prendre la parole en fin de séance. Il a préparé un discours gonflé : "Etre jeune gaulliste, c’est être révolutionnaire ! " Une chance que Charles Pasqua, secrétaire de la fédération des Hauts-de-Seine, soit aussi un des patrons du RPR : il l’a repéré. Le maire de Neuilly, Achille Peretti, aussi, qui l’a fait entrer dans son conseil municipal. Nicolas a des parrains de choix. Il le sait. Lorsqu’il se marie, à 27 ans, avec une jeune femme d’origine corse, Marie-Dominique Culioli, il choisit deux témoins : son ami Brice Hortefeux et Charles Pasqua.

Une carrière politique est toujours faite de mille élections, de mille défaites, de positions conquises et de stratégies réglées. Arrêtons-nous cependant à Neuilly, où Nicolas spectaculaireme nt va commencer son parcours.

A trois pas de là, à Levallois, un autre jeune loup se fait les dents sous la houlette de Charles Pasqua, Patrick Balkany. Les deux jeunes gens se connaissent bien. Le père de Balkany est hongrois, lui aussi, et fréquente Paul Sarkozy depuis longtemps. Les deux fils d’immigrés s’amusent mutuellement. Ils ne se perdront jamais de vue très longtemps, même lorsque Balkany aura la justice à ses trousses. Pour l’heure donc, le jeune Balkany, qui vient d’être élu maire de Levallois en mars 1983, apprend quelques semaines plus tard la mort d’Achille Peretti. Il téléphone à cinq minutes d’intervalle à Nicolas et à Pasqua. Le premier est censé aider le second à rafler la mairie. La suite va construire durablement l’image de Nicolas Sarkozy au sein du RPR. Car Nicolas a décidé de faire campagne pour son propre compte et de doubler Pasqua. Ses frères, consultés, ont été horrifiés : "Mais tu es bien trop jeune ! " Les rares autres dans la confidence sont terrifiés à l’idée des représailles pasquaïennes. Nicolas visite pourtant méthodiquement, un à un, tous les conseillers municipaux. Il a un talent d’enfer : en quelques jours, il a convaincu tous le monde de voter pour lui, et rafle la mise à la barbe du grand spécialiste des élections internes du RPR. Il a 28 ans et le voilà avec Pasqua pour ennemi, mais maire de Neuilly.

Neuilly-sur-Seine. On a souvent dit qu’être maire de l’une des communes les plus huppées de France pourrait s’avérer un handicap profond aux yeux de l’opinion publique. Si l’on regarde la stratégie politique de Nicolas Sarkozy, en tout cas, cela l’a considérablemen t aidé. Car non seulement la mairie lui donne les moyens de recruter des collaborateurs de haut niveau, mais elle lui offre surtout un panel de concitoyens hors pair. La plupart des grands patrons français, des stars des médias y habitent. Et Nicolas Sarkozy organise des dîners à la mairie pour rencontrer ces administrés puissants. C’est ainsi qu’il fera la connaissance de Martin Bouygues, dont les enfants fréquentent la même école que les siens, de Jean Reno, son voisin, du patron de LVMH, Bernard Arnaud, qui deviendra le témoin de son second mariage, de Jacques Attali, qui le présentera à François Mitterrand, et de centaines de grands patrons de la médecine, de dirigeants d’entreprise, d’avocats. Il a aussi rencontré l’un des plus célèbres animateurs de télévision de France, Jacques Martin, ainsi que sa jeune épouse, Cécilia. Les deux couples sont devenus très amis. Ils ont deux enfants chacun. Il va survenir cependant, en 1988, l’un de ces drames privés qui déchirent les familles mais va modifier la façon dont Nicolas Sarkozy conçoit son parcours. Nicolas et Cécilia tombent amoureux. Divorce, scènes, brouille à tout jamais avec Jacques Martin. Désormais, Cécilia Sarkozy (ils se marieront en 1996) va contribuer à la carrière de son mari : "La politique est un monde tellement violent, dit-elle, qu’il vaut mieux être deux."

Elle ne croit pas si bien dire. Car Nicolas Sarkozy est maintenant entré dans le monde des grands fauves du pouvoir. Avec son exploit de Neuilly, Jacques Chirac a fini par le remarquer. Nicolas est le roi de l’organisation, il a dix idées à la minute, il travaille quatre fois plus que tout le monde. Comment ne ferait-il pas la figure du type indispensable qu’il faut à un présidentiable ? En 1988, il organise déjà tous les meetings du candidat à la présidentielle. Après la défaite, il prend plus de poids encore. Avec son intelligence et ses réseaux, il a mis sur pied des petits groupes qui déjà planchent pour fournir le corpus d’idées qui pourraient servir à Chirac pour rebondir. Il est le plus jeune, sans aucun doute, parmi ceux qui entourent le maire de Paris. Et ce dernier a une fille, Claude, qui, elle aussi, tranche un peu parmi les barons. La cadette des Chirac cherche sa voie ? Il la prend sous son aile, lui apprend les coulisses des campagnes électorales, dont elle n’a vu, au fond, que la figure paternelle se détachant à la tribune. "Un jour, raconte Jean-Michel Goudard, Claude m’a dit : "Il faut que tu rencontres un type formidable ! " Et elle m’a présenté Nicolas." En se liant avec la fille, Sarkozy va entrer dans l’intimité du père.

Il est le meilleur de sa génération, ça, Chirac l’a bien compris. Il a surtout vu qu’il était le plus utile. Les talents de Nicolas Sarkozy sont donc bien employés. Direction de la cellule présidentielle, réunions stratégiques, introduction dans le sein des seins du pouvoir. Présentation au conseiller politique Edouard Balladur. De Balladur, Sarkozy sait déjà pas mal de choses. Son plus jeune frère, François, a fait ses études de médecine avec l’aîné des Balladur, Pierre. Ils étaient compagnons de sous-colle pour préparer l’internat, et François a déjà raconté les dîners boulevard Delessert, dans le XVIe arrondissement, et les week-ends à Deauville. Nicolas a bien vu "M. Balladur" revenir peu à peu à la politique. Mais, en le rencontrant, il est franchement séduit. Edouard Balladur aime manier les idées, il aime rire aussi, et rien ne lui convient mieux que la fréquentation de ce jeune député-maire de Neuilly qui affiche l’ambition non seulement d’agir, mais aussi de renouveler le substrat idéologique de la droite.

La suite est connue. Elle va se résumer en un mot qui va coller à la peau de Nicolas : trahison. Car Edouard l’a propulsé ministre du budget, porte-parole du gouvernement, quand Chirac le maintenait dans un rôle subalterne à son goût. Porter la parole du gouvernement, communiquer, ça il sait parfaitement le faire. Mais le budget de l’Etat ? Il n’a aucune idée de la façon dont tout cela marche : il n’a jamais fait partie ne serait-ce que de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Devant ses collaborateurs, tous inspecteurs des finances, il tient franchement ce langage : "Il va falloir me former." Il a toujours dit qu’il aimait le travail. Il va le montrer. "Il ne connaissait pas les problèmes de fond des finances, ne savait pas comment marche le ministère, n’avait jamais présenté un budget, raconte aujourd’hui celui qui fut alors son directeur de cabinet, Pierre Mariani, recommandé à Sarkozy par Jean-Marie Messier. Alors, nous lui avons fait des notes. Tous les soirs, nous le retrouvions à l’heure du dîner. On lui exposait les problèmes, il posait des questions, on le faisait répéter. Je dois dire que cela rentrait vite. En trois mois, il a paru au point."

Régulièrement, le directeur général des impôts arrive dans le bureau du ministre avec sa liste de contrôles fiscaux sensibles. Ah, le budget est un bon poste d’observation ! On y voit passer les situations fiscales de certains ministres, celles de ses ennemis, celles de Bernard Tapie ou d’un entrepreneur RPR client de la mairie de Paris nommé Jean-Claude Méry… Sarkozy a-t-il utilisé cette arme contre ses adversaires chiraquiens ? "Je jure sur la tête de mes enfants que non ! ", insiste Pierre Mariani. "J’ai toujours pensé qu’il y avait plus de risque à intervenir qu’à laisser faire l’administratio n fiscale à sa guise", a toujours dit Nicolas Sarkozy.

Le pouvoir rend parfois fou. Et Nicolas Sarkozy est bien prêt de déraper. Cécilia, qui a un bureau à Bercy comme elle, en a un aujourd’hui au ministère de l’intérieur, y organise les dîners les plus courus de Paris. Le patronat, la presse, toute la France paraît balladurisée. Le 28 janvier 1995, lorsque Nicolas fête ses quarante ans, Jean-Michel Goudard, qui s’acharne à construire l’image d’un Jacques Chirac apparemment au plus bas mais a gardé des liens avec son ami, est le seul parmi les quarante invités des Sarkozy à soutenir que tout peut encore basculer. TF1, que possède l’ami Martin Bouygues, n’a d’yeux que pour Edouard Balladur, François Léotard et, bien sûr, Nicolas. "Je n’ai jamais eu d’amitié affairiste avec lui", se défend pourtant aujourd’hui Martin Bouygues, qui s’agace que l’on puisse lier l’essor de son groupe dans les télécommunicati ons à ses relations avec celui qui fait alors figure - déjà - de numéro deux du gouvernement. Il n’empêche, dans le combat qu’il mène pour Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy ne recule devant rien. Ni devant la rumeur, ni devant l’intox, ni devant la menace. C’est bien simple, le combat le surexcite. Aux chiraquiens il lâche le "Tu ne me fais pas peur ! " de son enfance, aux hésitants il fait valoir : "Tu devrais faire attention, nous serons au pouvoir pour sept ans." La campagne est épouvantable. Elle laissera un goût amer dans les deux camps. Mais, quelques jours après l’échec d’Edouard Balladur, son ami Brice Hortefeux lui confie : "La prochaine fois que je me tue autant dans une campagne présidentielle, ce sera pour toi ! " Sarkozy, presque seul dans ce Bercy qu’il n’a pas encore quitté, constate seulement : "Il y a trois mois, les journalistes me demandaient : vous voyez-vous premier ministre ? Aujourd’hui, ils ne me posent qu’une seule question : comment envisagez-vous votre traversée du désert ? "

Pour ce voyage-là, il peut s’accrocher, en effet. Car la porte de l’Elysée paraît durablement fermée. Alain Juppé, qui cherche désespérément des talents à droite, a évoqué très vite en 1995 l’hypothèse d’un retour de Nicolas devant Jacques Chirac. Il n’est pas le seul. Mais tous ceux qui plaident la cause du "traître" entendent le président lâcher la même phrase cinglante : "Celui-là, il faut lui marcher dessus, il paraît que ça porte bonheur ! " Jean-Michel Goudard, qui explique bravement à Bernadette Chirac qu’il a revu Nicolas à New-York, voit la première dame tourner les talons : "Vous, alors, vous êtes vraiment bizarre ! " Claude Chirac ne prononce même plus son nom. Le sarkozysme paraît sinistré.

Il va lui falloir rafler le RPR des mains d’un Alain Juppé exsangue, juste après la dissolution de 1997, en passant une alliance avec Philippe Séguin, pourtant à mille lieues de ses positions politiques, pour effectuer un retour au premier plan. Mais, en 1999, son échec aux élections européennes le laisse groggy. A-t-il alors vraiment été tenté d’abandonner la politique ? "Moi, en tout cas, je l’y poussais", reconnaît Cecilia Sarkozy. " Il était évident qu’il aurait pu passer dans l’entreprise", explique Martin Bouygues. "Je l’ai vu se poser la question de tout lâcher, affirme Brice Hortefeux, mais je ne l’ai jamais entendu y répondre oui." Sarkozy reprend cependant ses activités d’avocat-conseil de LVMH ou de Bouygues Télécom, écrit des scénarios. Surtout, il se plonge dans la rédaction de son livre Libre, qui expose toutes ses idées de potentiel premier ministre.

Car il décide assez vite de mettre ces années-là, de 1999 à 2002, à profit pour rencontrer tout ce qui compte et agit dans la société française. Le travail est toujours la solution qu’il trouve aux difficultés. Il s’y met donc. Prend des cours d’anglais, étudie scientifiquemen t les mouvements d’opinion avec les plus grands instituts de sondage, prépare chaque intervention médiatique comme s’il passait le baccalauréat. "Quand on doute de lui, il faut aller le voir, explique son ami Pierre Charon, ancien conseiller en communication d’Edouard Balladur. On entre dans son bureau avec trois idées, on en ressort avec dix des siennes." Il peaufine aussi sa place dans le pôle libéral de la droite. C’est une situation périlleuse. Il sait que les Français restent étatistes, que l’Elysée se méfie, depuis l’échec des années Juppé, de tout ce qui pourrait associer Chirac à une politique antisociale. Son frère Guillaume, chef d’entreprise et responsable du Medef pour le textile, l’a suffisamment critiqué lorsqu’il était à Bercy pour qu’il mesure la difficulté de satisfaire les patrons et les salariés. Le soir du 7 mai 1995, Guillaume n’était-il pas place de la Concorde à fêter la victoire de Jacques Chirac ?

Mais Sarkozy a confiance en son propre talent. A-t-il pourtant conscience que c’est encore à l’Elysée, dominé par les juppéistes, que l’on trouve les esprits les plus critiques à son égard ? "Il est trop de droite et trop envahissant pour que Chirac le nomme à Matignon", affirme le conseiller du président, Jérôme Monod, qui ne l’aime pas. "Y-a-t-il quelqu’un d’autre à droite qui ait avancé autant d’idées nouvelles que moi ? ", réplique Nicolas, comme si cela devait suffire. En attendant, il se satisfait de ce "numéro deux". Convaincu, au fond, que bientôt il sera le numéro un.
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0 # Yves 2006-03-17 13:11 Mufle ?

Moins que Gérard Longuet quand même.

…/…

Extrait du Canard enchaîné du 15 mars :

Visite au salon de l'agriculture, le 2 mars, de Nicolas Sarkozy et du sénateur de la Meuse Gérard Longuet. Dans la cohue, les deux compères ne remarquent pas que les radios enregistrent leur conversation :

Au stand des Pays de la Loire, Sarko remarque un beau spécimen : « C'est une vache du Maine-et-Loire ? »

- « Roselyne Bachelot », affirme très finement Gérard Longuet.

- « Ah, non ! » répond l'éleveur, lui aussi un tantinet macho : « Roselyne, c'est une catégorie au-dessus ».

Suite du dialogue retransmis sur France Info :

« Nous, ricane Sarko, on connaît Roselyne Bachelot. On l'a même présentée » (aux élections).

Longuet : « Tu parles de la production laitière ou de la production de viande ? »

C'était leur contribution à la journée de la femme !
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0 # Yves 2006-03-23 15:59 Monsieur de Villepin vient de se prendre les pieds dans le tapis du CPE et risque fort de ne jamais s’en relever.

Sarko, lui, tisse sa toile… notamment dans les médias.

Dernièrement, le Nouvel Obs nous apprend que, selon Edwy Plenel, il existe des "liens forts" entre Sarkozy et Le Monde.

Extraits :

L'ancien directeur de la rédaction du Monde estime que les dirigeants actuels du quotidien ont "des liens forts" avec le président de l'UMP.

[Rappelons aux lecteurs que Le Monde et Le Nouvel Observateur sont actionnaires l'un de l'autre, au niveau de 6% pour Le Monde et de 5,5% pour Le Nouvel Observateur, et que Jean-Marie Colombani est administrateur du Nouvel Observateur.]

"Une annexion politique du Monde".

Dans un entretien avec la lettre spécialisée sur internet "Presse News", diffusée mercredi 22 mars, l'ancien directeur de la rédaction du Monde Edwy Plenel estime que les dirigeants actuels du journal ont "des liens forts" avec Nicolas Sarkozy.

Interrogé sur son livre "Procès", Edwy Plenel déclare: "En arrière-plan de la recapitalisatio n, les dirigeants actuels du Monde ont des liens forts avec un des candidats potentiels à la prochaine présidentielle, Nicolas Sarkozy".

Il en donne pour preuve un éditorial du 9 novembre 2005 publié pendant les évènements dans les banlieues.

…/…

Par ailleurs, les intéressés pourront constater qu’entre Monsieur Sarkozy et Monsieur July (Serge… de Libé), l’ambiance est au beau fixe.

Cliquez ici pour voir le magnifique pas de deux Sarkozy/July… Chabadabada !
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0 # Yves 2006-03-24 14:46 Sur les forums du site, un lecteur (pseudo Ribouldingue) s'étonne de notre engagement anti Sarkozy. Voilà la réponse que nous lui avons fournie.

Peut-être contribuera-t-elle à éclairer la lanterne de celles et ceux qui se posent des questions sur la nature de notre engagement politique.

…/…

Ribouldingue, je ne suis pas sûr que les plus farouches détracteurs de Sarkozy ne soient pas dans son propre camp (ou approchant).

Va sonder les Debré, Bayrou, Dupont-Aignan…

Pour suivre de près l'actualité de l'UMP, je constate que la démago et l'opportunisme politiques l'emportent sur le fond.

En 4 ans de pouvoir, l'UMP a réussi :

• À perdre les Régionales de 2004.

• À perdre le projet de Constitution européenne.

• À foutre le feu aux banlieues.

• À mettre (par deux fois) la jeunesse dans la rue.

Quel bilan !

…/…

Imagine qu'un des conseillers de Sarkozy n'est autre que François Fillon :

• Ministre du Travail en 2002/2004, on lui doit l’affaire des Recalculés de l'Assédic :

800.000 chômeurs exclus de l'assurance-chômage… et pour finir des sanctions contre le gouvernement et l'UNEDIC de la part du Conseil d'État, des Tribunaux de grande instance (Paris, Marseille)… Et l'État a été contraint de débourser 2 milliards d'euros pour régler cette affaire.

• Ministre de l'Éducation en 2005 : en moins de six mois d'activité, il a réussi l'exploit de mettre tous les jeunes dans la rue… avant de se faire virer par de Villepin (sa seule bonne décision !).

• Et aujourd'hui, Fillon réclame la privatisation d'EDF, de GDF et de la SNCF…

Il veut faire quoi Fillon, foutre le feu dans toute la France ?

Quel bilan !

…/…

L'UMP est un parti de nuls !

Il est minoritaire dans le pays mais majoritaire à l'Assemblée nationale.

Pourtant, on n'entend (et ne voit) que ses représentants dans les médias.

Mais quand il s'agit de répondre aux chômeurs, l'UMP refuse nos demandes d'interview (à part le franc-tireur Dupont-Aignan, merci à lui).

Donc, ici, nous n'aimons pas l'UMP, nous n'aimons pas Sarkozy et sa clique, et nous le revendiquons.

Ceux qui ne partagent pas nos vues sont les bienvenus sur nos forums pour en discuter.

MAIS ILS NE NOUS FERONT PAS CHANGER D'AVIS !

Yves - Un animateur du site
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0 # Yves 2006-04-11 12:45 Face à la fronde populaire, Nicolas Sarkozy l’homme de la «rupture», a fini par prendre ses distances avec Dominique de Villepin sur le calamiteux dossier du CPE pour endosser le costume du «sauveur». Certes, au plus profond de la crise, le Président de l’UMP a émis quelques réserves sur la méthode du Premier ministre, mais ce serait oublié un peu vite l’encouragement sans faille que lui même et ses porte-couteaux lui manifestèrent lors de la mise en chantier du Contrat de première embauche.

Un petit retour en arrière apparaît nécessaire pour remettre les choses à leur place. La défaite de Dominique de Villepin sur le CPE est aussi celle de l’UMP (le parti majoritaire à l’Assemblée nationale), donc celle de son Président Nicolas Sarkozy qui n’a pas hésité à initier sur Internet une pétition en faveur du CPE après avoir acheté sur Google un lien commercial sur les mots «contrat première embauche». Une fois de plus, comme nous le dénonçons sur Actuchomage depuis des mois, l’opportuniste Nicolas Sarkozy adapte son discours à la tournure prise par les événements quitte à renier ses engagements et ses actes. Démonstration (avec l’aide du Canard Enchaîné du 30 mars 2006) :

• Le 16 janvier dernier, l’UMP «se félicite de l’offensive prioritaire» du gouvernement en faveur de l’emploi. La porte-parole du parti, Valérie Pécresse, s’en félicite d’autant plus que : «les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy».

• Le 25 janvier, Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des Finances, prend le relais sur le CPE : «Je ne vois pas d’autres voies possibles de réussite pour revenir au plein emploi, c’est pourquoi tous les amis de Nicolas Sarkozy, et au-delà, nous soutenons totalement ce projet».

• Le 31 janvier, l’UMP lance une grande «pétition de soutien au CPE». Et dans la foulée, le parti achète, sur le moteur de recherche Google, le mot-clé : «contrat de première embauche».

• Le 6 février, le conseiller politique de Sarko, Patrick Devedjian, rappelle que le projet Villepin est «soutenu par la majorité», et il jure même qu’il «n’y a rien à craindre de ce côté-là».

• Le 22 février, c’est autour du député Yves Jégo, qui a bien changé de refrain depuis, de balancer : «le Premier ministre s’est engagé sur une voie courageuse avec le CPE. Quand il aura fait ses preuves, sans doute que les angoisses seront levées».

Mais aujourd’hui, sauve-qui-peut ! Vu la tournure prise par les événements, on entend même certains sarkozystes de choc, à l’image de la députée Nadine Morano, réclamer «la suspension du CPE». C’est normal, quoi : depuis le début, ça n’a jamais été leur truc…
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0 # Yves 2006-04-24 15:37 Une contribution postée sur un des forums du site par Mayrik, un membre utilisateur du site :

Mayrik écrit :

Les pleins pouvoir

Il est Président de l'UMP, Ministre de l'intérieur, Président du conseil général des hauts-de-seine, Député de la circonscription de Puteaux-Neuilly, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, Président de l'EPAD… Je veux bien croire qu’il soit dynamique, mais à ce point, c’est surhumain. Ce cumul, il me semble important de le souligner, lui confère des pouvoirs qui s’apparentent à celui d’un régime totalitaire. En effet, "en tant que ministre de l'intérieur, il peut avoir connaissance d'affaires mettant en cause le parti politique qu'il dirige, l'UMP, et peut exercer une autorité sur le département dont il est le président. Ainsi, dans l'hypothèse où un juge voudrait perquisitionner les bâtiments du Conseil général des Hauts de Seine, dirigé par Nicolas Sarkozy, c'est M. Sarkozy, ministre de l'intérieur qui aurait autorité pour éventuellement refuser au juge en charge de l'instruction la remise des pièces à convictions saisies par la police". Une question que je me pose : s’il était élu Président de la République, cumulerait-il ce mandat avec les autres ? Je pense que nous pouvons avoir de légitimes inquiétudes concernant ce point, surtout venant d’une personne qui souhaite faire émerger la "réalité du leadership présidentiel".

Lois liberticides

Sous couvert de "menaces terroriste d'une très haute intensité" (ça me rappelle Bush et les ADM en Irak), Sarkozy fait passer de plus en plus de lois liberticides. Ce qui lui valu d’ailleurs le prix Orwell pour l'ensemble de son œuvre (En 2001, c’est Charles Pasqua, alors Président, lui aussi, du Conseil Général des Hauts-de-Seine, qui avait remporté le titre pour avoir approuvé sans concertation préalable, un plan de déploiement de caméras de vidéosurveillan ce dans les 87 collèges et lycées du département). Je ne vais pas dresser une liste exhaustive de ces lois, mais je vais tout de même en rappeler quelques-unes. Tout d’abord, Sarkozy souhaite installer des caméras "dans le métro, les aéroports, les gares", à Paris comme en province, "autoriser les lieux de culte et les grands magasins à la développer sur leurs trottoirs", et également donner la possibilité aux préfets de l'imposer "dans les lieux sensibles" (Souriez, vous êtes filmés !). De plus, en cas d'interpellations sur des dossiers terroristes, il propose de porter la garde à vue de quatre à six jours. "Autres mesures : un renforcement des contrôles sur les liaisons téléphoniques, sur Internet et sur les déplacements à l'étranger. Les opérateurs de téléphonie mobile auraient l'obligation de conserver pendant un an les données de connexion des téléphones portables. Idem pour les connexions Internet". "Les déplacements internationaux seront soumis à un contrôle plus strict. Les personnes se rendant dans les pays sensibles (Pakistan, Afghanistan, Irak, etc.) feront l’objet d’une surveillance accrue. Les compagnies ferroviaires, aériennes et maritimes seront tenues de pouvoir fournir aux policiers les données personnelles des voyageurs : leurs nom, prénom, adresse, téléphone, date de naissance et profession".

Enfance cloturée !

Comment justifie t’il tout ça : "L'exigence, c'est d'adapter en permanence nos dispositifs à l'évolution de la menace" et "d'être en permanence en anticipation". Ne vous faites pas d’illusion… lorsqu’il parle d’anticipation, il voit large. En effet, à travers le plan de prévention de la délinquance, il souhaite détecter, dès l’âge de 3 ans, les "troubles comportementaux " de l’enfant. (pétition ici). Ainsi, les intégristes de 5 ans ne pourront plus diffuser leurs messages subversifs (sic). Sarkozy veille. Concernant les collégiens, les élus de la majorité du Conseil général des Hauts-de-Seine ont adopté le protocole présenté par Nicolas Sarkozy, permettant l'installation "à demeure" d'un policier dans 12 collèges à partir du 1er mars (pétition ici). Si l’on ajoute à ça la volonté de Sarkozy de libéraliser le système éducatif, on a une bonne vue d’ensemble de la société qu’il veut nous proposer (de grès ou de force).

Liberté d'expression ?

Concernant la liberté d’expression, il a dit des mots très justes au moment de l’affaire des caricature de Mahomet : "Je préfère l'excès de caricature à l'excès de censure". On s’en est bien rendu compte, notamment lorsqu’il menaça Henri Emmanuelli en lui criant : "Fais gaffe à toi, fais gaffe, fais bien attention à toi !", ou encore lorsqu’il promit de nettoyer la cité des 4000 au "Karcher" (Michel Habig, maire UMP, préfère quand à lui le lance-flamme), ou encore, répondant à une habitante de la cité qui aurait employé la première ce vocable, qu’il allait la "débarrasser" de la "racaille". Cependant, lui qui dit préférer l'excès de caricature à l'excès de censure ne s’est pas gêné pour poursuivre en justice le groupe "Sniper" ou "la Rumeur" (Le député UMP Grosdidier semble depuis avoir pris le relais, avec zèle)… Son amour pour la liberté d’expression ne l’a pas non plus empêché de convoquer Vincent Barbare (président-directeur-général des Éditions First) au ministère de l'Interieur où il le menaça de "foudres judiciaires et variées" s’il publiait le livre de Valérie Domain sur sa femme. En 2005, il contraint Act Up, par personnes interposées, à retirer les affiches l’assimilant à Le Pen. Pourtant, ce fut lui qui dit, lors d'un trajet à Aurillac, devant des journalistes : "Je ne vise pas l'électorat du FN, je l'ai déjà".

Les médias aux ordres

Au niveau des médias, le constat n’est pas rassurant non plus. Jean-Pierre Elkabbach a demandé conseil à Nicolas Sarkozy au sujet du recrutement d’un journaliste politique chargé de suivre l'UMP. Interrogé sur cette affaire, le ministre a répondu : "bien sûr. (…) J'ai été ministre de la Communication. Je suis ça de près, ça fait partie du travail politique. (…) Si vous saviez. Il n'y a pas qu'Elkabbach qui fait cela…". (Inquiétant). Du coup, certains médias en viennent à pratiquer l’autocensure. Dans un article, Paris-Match ôte une phrase que Yannick Noah a probablement dite : « Si Sarkozy passe, je me casse ! ». La Sacem censure "Tous les tizenfants", une chanson du groupe formé par Polémix parodiant Sarkozy… et il ne s’agit là que de ce dont nous sommes au courant. Son mépris envers la liberté d’expression est similaire à celui qu’il a envers la démocratie.

Séparation de pouvoirs ?

Ensuite, je vais aborder un point qui n’est pas le moins important : la séparation des pouvoirs. En 2003, Sarkozy fit un meeting politique à l´Ecole Nationale de la Magistrature pour les convaincre de la légitimité de sa politique. Suspect… ne trouvez-vous pas ? Toujours en 2003, il demanda à faire ouvrir, dans la précipitation, en outrepassant à nouveau ses prérogatives, une salle d'audience dans l´aéroport de Roissy pour le contentieux des étrangers. En 2005, Sarkozy abusa à nouveau de ses fonctions en affirmant, devant des officiers de gendarmerie, que le juge ayant prononcé la libération conditionnelle de Monsieur Gateau, devait "payer" son erreur. Depuis plusieurs années, le gouvernement s´attaque à des principes fondamentaux de notre système judicaire, notamment avec la loi Perben II qui s’inspire des projets de Sarkozy. Vous ne savez pas ce qu’est la loi Perben II ? Jetez donc un coup d’œil sur les liens suivant : Politis, L'Express, Passant Ordinaire… vous comprenez maintenant pourquoi le syndicat de la magistrature dénonce Sarkozy de rêver d´une justice divine. Toujours pas convaincu ? Regardez donc un exemple de ce que permet la loi Perben II. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !

Sarko le démago

On qualifie souvent le discours de Sarkozy de populiste… mais démagogique serait plus approprié. Ceci est mis en évidence, par exemple, quand il entretien le flou sur la contribution des "mafias" après les émeutes de novembre, alors que les RG rapportent qu’il s’agit d’une d’une "forme d’insurrection non organisée (…) sans caïds ni intégristes". Quand les RG identifie les causes des émeutes comme étant née d'un "sentiment d’injustice" et d'un "manque criant d’intégration", Sarkozy, lui, s’en prend aux "bonnes consciences", en estimant que "le peuple" a quitté une gauche qui "ne le comprend pas" et "ne parle pas" comme lui… Notre ministre de l’intérieur ne trouve rien de mieux, pour se disculper du contraste entre son analyse et celle des RG, que de dire que le rapport des RG : "c’est moi qui l’ai commandé et c’est moi qui l’ai eu dans son intégralité"… Décidemment, il nous prend réellement pour des billes !



Après tout cela, laissez moi penser que ses projets de "discrimination positive" (qui ont fait la preuve de leur inefficacité aux Etats-Unis), sa volonté de dénoncer "les effets pervers de l’actuel ISF" (dixit Sarkozy), ou encore sa décision de permettre "à ceux qui veulent travailler plus de gagner plus", sont la porte ouverte à un nombre grandissant d’injustices.



Vous n'êtes toujours pas convaincu du caractère fasciste de Sarkozy ?

Quel est le point commun entre les personnes suivantes,
toute membres d'un parti dont il est président (l'UMP)…

-Alain Madelin (Démocrate Libérale ; Député UMP)
-Gérard Longuet (Sénateur de la Meuse ; Membre de l'UMP)
-Patrick Devedjian (Conseiller politique de Nicolas Sarkozy ; Député UMP)
-Hervé Novelli (Député UMP)
-Claude Goasgen (ami de Sarkozy ; Député UMP)
-Jean-Jacques Guillet (Député UMP)

Tous anciens militants d'Occident, un groupuscule fasciste.

Les personnes suivante en étaient également membres :

-Pierre Sidos (Fils d'un partisan du régime de Vichy)
-William Abitbol (Eurodéputé ; Souverainiste Pasqua–De Villiers)
-Dominique Chaboche (vice-présidents Front National)
-Pierre Pasqua (fils de Charles)
-Jacques Bompard (Ancien FN ; Aujourd’hui MPF)
-François Duprat (Front National)

Qu’on se le dise : l’UMP ne risque pas l’infiltration de l’extrême droite… puisqu’il s’agit d’un partis d’extrême droite… Ces assassins de l’humanisme en col cravate, usant de savants sophismes, pensent être hors de tout soupçon… mais comme dirait l’autre, on peut tromper une fois mille personnes…



Le mois de mars ne montra que les prémisses du combat que nous avons à mener.
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Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...