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Accueil s'informer Nos actions et engagements La HALDE sert-elle à quelque chose ?

La HALDE sert-elle à quelque chose ?

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Il y a un peu plus d’un an, le Président de la République annonçait solennellement la création de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité), grâce à laquelle les exclusions de toutes sortes «devraient être» éradiquées (on peut toujours y croire !). En juin 2005, Monsieur Louis Schweitzer en prenait officiellement la présidence.

Mais nous n’avons pas attendu la nomination de l’ancien PDG de Renault pour saisir la HALDE. Dès mars, un épais dossier concernant 40 cas de discriminations à l’embauche sur des critères d’âge lui était adressé. Cette plainte, portée par 7 adhérents de notre association, impliquait (et implique toujours d’ailleurs) 70 entreprises, cabinets de recrutement et sites internet ayant diffusé des annonces laissant apparaître des critères d’âge explicites, restrictifs et illicites.

Un an d’actions, pour quel résultat ?

La HALDE s’empressa d'accuser réception de notre dossier en avril (cliquer ici pour lire la réponse) avant de nous donner raison en juillet, en appuyant notre requête auprès du Procureur de la République de Paris (cliquer ici pour lire la délibération du collège de la HALDE).

En septembre/octobre, les 7 plaignants étaient alors convoqués par la BRDP (Brigade de répression de la délinquance sur la personne) pour être entendus. Mais depuis 7 mois : PLUS DE NOUVELLES !

Pourtant, nous ne nous sommes pas contentés de cette première démarche. En novembre, nous avons mené une grande enquête qui a abouti à un constat accablant : En matière de discriminations à l’embauche, le secteur public est le champion toutes catégories ! (cliquer ici pour lire les conclusions de nos investigations).

Aurions-nous mis la HALDE dans l’embarras ?

Dans la foulée, nous avons saisi la HALDE de plusieurs cas de discriminations explicites (notamment sur l’âge) à la SNCF, à EDF, à l’Assemblée nationale et au Sénat (rien que ça !). La reprise de cette information par l’AFP (Agence France Presse) fut immédiatement relayée par Le Monde, L’Express, Le Nouvel Observateur… Et la SNCF fut contrainte de modifier son site internet consacré au recrutement, tout comme le Sénat. En revanche, depuis 5 mois, la HALDE ne s’est pas manifestée et se garde bien de saisir le Procureur de la République de ces délits relevés par nous.

Son action et ses prérogatives marqueraient-elles ici leur limites ?
Certainement ! La HALDE ne peut décemment pas saisir la justice d’affaires impliquant des institutions aussi prestigieuses que le Sénat et l’Assemblée nationale, où les discriminations à l’embauche s’affichent pourtant ouvertement.

Voilà où nous en sommes un an après avoir saisi la Haute Autorité pour la première fois en mars 2005. Nous pouvons donc légitimement nous poser la question de savoir «à quoi sert-elle ?». Quelle est son utilité si les délits avérés ne sont pas jugés rapidement ? Un chômeur de plus de 50 ans doit-il attendre 2 ans avant de voir un employeur se faire sanctionner pour l’avoir discriminé à cause de son âge ? Un Français issu de l’immigration doit-il attendre 2 ans avant de voir un propriétaire se faire sanctionner pour lui avoir refusé un logement à cause de son origine ethnique ? Les discriminés doivent-ils patienter 3 ou 4 ans avant d’obtenir réparation ?

Une Haute Autorité de l’esbroufe ?

Comme nous l’avons vu plus haut, nous avons saisi la HALDE de cas INDISCUTABLES de discrimination à l’embauche. Indiquer une limite d’âge dans une annonce de recrutement est un délit qui relève de l’article 225-1 du Code pénal et qui est sanctionné par l’article 225-2 (entre 45.000 et 225.000 euros d’amende versée à l’État, et jusqu’à 3 ans d’emprisonnement ferme). Ces délits INDISCUTABLES ne nécessitent aucun traitement juridique complexe, comme peut l’être par exemple une discrimination à caractère raciste, exprimée oralement, nécessitant une vraie enquête judiciaire.
En d’autres termes, la sanction d’une «discrimination ethnique» est beaucoup plus compliquée à obtenir que celle de discriminations à l’embauche sur des critères d’âge, rédigées noir sur banc dans des annonces de recrutement. On peut donc craindre que la HALDE peine à faire appliquer la loi dans un délai raisonnable. De-là à affirmer qu’elle ne sert pas à grand-chose, il n’y a qu’un pas… que nous n’hésitons pas à franchir. Car, après un démarrage en fanfare (on a pu voir Louis Schweitzer s’afficher un peu partout dans les médias), les actions (et sanctions) concrètes se font attendre.

Notre engagement militant, lui, a abouti !

Sans doute, nous-mêmes (APNÉE/Actuchomage) en avons nous fait plus que cette Haute Autorité richement dotée. Nous avons orchestré une vaste campagne médiatique en mars/avril 2005. De TF1 (JT de 20h00), France Info, France3, RTL, RMC, à la quasi totalité des titres de la presse nationale et régionale, tous les grands médias français ont parlé de notre affaire.
Sept mois plus tard, nous en avons remis une couche en dénonçant les discriminations dans le secteur public et dans les institutions. Une fois encore, l’AFP et les principaux médias se sont saisis de cette affaire. Résultat : En novembre, nous apprenions que notre action avait contraint Monster (le site de recrutement), la SNCF et le Sénat à faire disparaître toutes les références discriminatoires de leurs procédures d’embauche.

Voilà à quoi a abouti notre engagement bénévole, militant et désintéressé de chômeurs relevant des minima sociaux.
Maintenant, nous attendons avec une certaine impatience ceux de la HALDE et de ses collaborateurs… payés à cette fin.

Yves Barraud pour APNÉE/Actuchomage

PS : La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) n'a, quant à elle, jamais répondu aux deux plaintes que nous avons adressées en septembre et en novembre 2005 à son service juridique, qui concernaient une douzaine de sites internet ne respectant pas la législation en matière de recrutement fixée par le Code pénal et le Code du travail.

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Mis à jour ( Vendredi, 17 Février 2006 08:20 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2006-02-17 10:54 Lu dans le Nouvel Obs du 16 février.

Un outil contre les préjugés

Discriminations : saisissez la Halde !

Tout citoyen peut recourir à la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité. Et déjà des centaines écrivent à la Halde, Maghrébins, Noirs, femmes ou malades s'estimant barrés dans leur recherche de logement ou de travail

C'est l'histoire de Barbara, victime de son attitude citoyenne. Dans son agence de travail temporaire, les commerciaux avaient ordre de ne recruter ni Noirs ni Maghrébins sous prétexte de satisfaire la demande des clients. «Illégal», a protesté Barbara, qui a refusé d'appliquer la consigne et proposé que l'on fasse de la pédagogie auprès des clients. Peine perdue. Remarques désobligeantes, menaces de licenciement, Barbara se fait harceler par sa direction, craque, se retrouve en congé maladie puis virée pour inaptitude. Elle saisit les prud'hommes et la Halde, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité. Cette haute autorité indépendante, en fonctionnement depuis juin dernier, va l'assister aux prud'hommes. C'est son président, Louis Schweitzer lui-même, qui a raconté l'histoire sur Europe 1 où, tous les dimanches matin, à 9 h 08, l'ancien patron de Renault va au charbon : «La Halde a besoin de notoriété», explique-t-il. Dans ses chroniques ultrapédagogiqu es sur les discriminations , il explique comment les prévenir, comment ne pas les générer, comment les dénoncer lorsque l'on en est - comme Barbara - témoin… et, bien sûr, comment se faire assister par cette nouvelle instance. Un jour, il détaille le cas d'une aide-soignante qui s'est vu refuser sa titularisation en tant que secrétaire médicale à l'hôpital parce qu'atteinte d'une polyarthrite rhumatoïde. Un autre dimanche, il raconte comment des personnes de son équipe, bien que fonctionnaires, ont fait l'«amère expérience» de la discrimination en se voyant refuser un logement. Et comment il a signé une convention avec les professionnels de l'immobilier, une autre avec les avocats, pour faire changer les choses. Du concret pour que chaque citoyen prenne conscience que la Halde, un jour, peut lui être utile.

L'outil se veut simple. Pour saisir la Halde, il suffit d'écrire (voir encadré). Dans les imposants locaux d'une ancienne compagnie d'assurances, dans le 9e arrondissement de Paris, une vingtaine de juristes instruisent les dossiers, effectuent éventuellement des compléments d'enquête, proposent une assistance juridique. « Quelquefois, le seul fait que l'on soit saisi suffit à faire bouger les choses», se réjouit Marc Dubourdieu, le directeur. Exemple : une association de chômeurs - www.actuchomage.org - a appelé au secours la Haute Autorité à propos de petites annonces comportant des critères d'âge sur le site de la SNCF. Aussitôt, l'entreprise publique a fait savoir qu'elle supprimait ces critères.
Louis Schweitzer semble compter sur la peur du gendarme, qui, comme chacun sait, est le commencement de la sagesse. Il a fait savoir que des opérations de testing sont en cours : envoi du même CV avec certains critères qui changent, âge, nom avec origine étrangère, sexe, précision d'un handicap, etc. «Les testings sont réalisés par un cabinet extérieur à la Halde.Je tiens à ignorer quelles entreprises sont actuellement testées», explique ce familier du gratin des grandes sociétés françaises. Il a même annoncé la possibilité d'utiliser l'arme absolue : le name and shame (mot à mot : « nom et honte »), c'est-à-dire la publication des noms des entreprises qui ont de mauvaises pratiques. Terrifiant pour les employeurs. Donc efficace.
Avec un président offensif et visible, des fonctionnaires manifestement mobilisés, la Halde a des atouts. «Pourtant, sa mise en place a été lente et laborieuse», remarque le sociologue Philippe Bataille, qui, depuis plus de dix ans, travaille sur tous les champs de la discrimination (racisme au travail, maladie, homosexualité…). «Au début, l'outil manquait d'ambition. Chirac en avait récupéré l'idée après avril 2002, par opportunisme, profitant des directives européennes qui imposent une autorité indépendante dans ce domaine», rappelle-t-il. Et puis il y a eu les émeutes de banlieue. « Alors, les politiques ne parlent plus que de lutte contre les discriminations , le gouvernement se raccroche à la Halde et doit admettre que, non, décidément, ce ne peut être un simple gadget», note Philippe Bataille.
Ainsi, petit à petit, la Halde pourrait prendre plus de poids que prévu au départ. Par exemple, un amendement au projet de loi sur l'égalité des chances examiné ces derniers jours par les députés lui donne le pouvoir d'infliger des sanctions, notamment pécuniaires. Cette même loi légalisera le testing comme preuve de discrimination. «On avance dans la bonne direction», reconnaît Marc Morel. Coordinateur juridique de Sida-Info-Service, il anime également le Collectif pour une Autorité indépendante universelle de Lutte contre les Discriminations , regroupement d'associations dont plusieurs ont beaucoup protesté parce que, luttant contre les discriminations liées à la santé ou à l'orientation sexuelle, elles ne sont pas représentées dans les instances dirigeantes de l'Autorité.
Mais le risque, du coup, c'est que cette instance devenue crédible se retrouve noyée sous un océan de réclamations à instruire, de médiations à organiser, d'assistances juridiques à apporter, d'entreprises à labelliser, de campagnes à organiser. Son budget (10,7 millions d'euros pour 2006) est, rapporté à la population, bien inférieur à celui des commissions équivalentes en Belgique ou en Grande-Bretagne. L'importance de ses troupes - 40 fonctionnaires actuellement, 60 à la fin de l'année - n'est pas en rapport avec l'ampleur du problème en France. «Nous réclamons au minimum des représentants dans chaque région», dit Marc Morel. On n'en est pas là. Pour le moment, seuls trois délégués régionaux ont été nommés (Nord-Pas-de-Calais, Paca et la Martinique). Reste un espoir : que le succès de la Halde lui confère une légitimité si forte que tout gouvernement soit obligé de lui donner les moyens indispensables à ses ambitions. Conclusion, comme le répètent les associations, comme le martèle son président : n'hésitez pas à saisir la Halde.

Jacqueline de Linares
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0 # Yves 2006-02-17 20:07 Dans l'article principal, on a omis de rappeler le gros travail de sensibilisation réalisé par notre ami Gérard Plumier (dont vous pouvez lire l'interview dans notre rubrique "Nous les avons invités", en bas de la page d'accueil).

Gérard se bagarre depuis près de deux ans contre les discriminations , notamment celle qui frappe les "Seniors".

Il a écrit "Le" bouquin référence sur cette question et s'est même offert pour l'occasion un "petit portrait" au JT de 20h00 sur TF1.

Non seulement Gérard a écrit son livre (très complet et rédigé avec passion), mais il a du se taper la promo de son bouquin tout seul comme un grand.

Et tout ça… bénévolement.

Car son livre n'est malheureusement pas un "best seller".

Mais il fallait l'écrire ! C’était important pour lui, pour nous, pour la cause.

Comme quoi, avec de la volonté…
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0 # gérard 2006-02-20 11:35 Merci, Yves, d'avoir rappelé ici le travail que j'ai réalisé sur le chômage des "seniors".
Merci également pour cette perche que tu me tens ; tu sais à quel point je suis écoeuré de constater la faible diffusion de mon bouquin.

J'aurais pu comprendre que ce livre n'intéresse personne ; or ce n'est pas le retour que j'en ai. Le vrai problème (outre le prix excessif de 21 €, alors qu'il avait été question de 15 €), c'est que l'éditeur n'a pas assuré son rôle de diffusion.
J'ai écrit à l'Harmattan le 7 décembre, 3 mois après la publication de mon livre, pour lui faire part de mon amertume. N'ayant reçu aucune réponse, j'en résume ici le contenu :

Ce livre est paru dans les premiers jours de septembre et j’en ai assuré – seul – la promotion auprès des médias nationaux.

Ainsi que je l’avais annoncé à l'éditeur dès nos premiers contacts, je savais pouvoir mobiliser un important réseau de journalistes avec lesquels j’avais déjà été en contact personnel (notamment à l'occasion des plaintes déposées avec les copains d'APNEE/Actuchomage) ; la plupart d’entre eux m’avait déjà cité dans des articles récents sur le sujet du chômage des « seniors » ; plusieurs – et non des moindres – attendaient la parution de mon livre.

Même si j’ai évité, au départ, d’actionner massivement tous les contacts possibles (sur les conseils - ? – du service commercial de l'éditeur), j’ai obtenu (avec l'aide d'Yves et Sophie) une couverture médiatique exceptionnelle :
- dépêche de l’Agence France Presse dès la parution du livre ;
- dans la foulée, interviews en direct sur France inter (13/14) et Europe 1 (13.15, Cabrol) ;
- à suivre, TF1 ("Sept à huit", à la suite de l'interview de Sophie - j'étais, au départ, sollicité pour ce sujet, que j'ai refusé -) ;
- TF1, encore, avec une interview au JT de 20h ;
- France 2 (interview dans un magazine le samedi à 18h) ;
- France 3 Ouest (direct en plateau au journal de 13h) ;
- Articles dans la presse quotidienne : Le Monde, Libération, Le Figaro, Ouest-France, Le télégramme, Le Midi libre ;
- Articles dans la presse périodique : L’Express, Liaisons sociales, Challenges, Le Nouvel Observateur ;
- Chroniques et interviews sur différents sites Internet.

Il n’est peut-être pas inutile d’ajouter que les articles de presse ont unanimement salué ce livre.

La présence médiatique que j’ai assurée – seul – a été telle que j’ai reçu de très nombreux contacts directs, y compris de Belgique, Italie et Suisse. Je dois d'ailleurs donner une conférence le 7 mars à l'Université de Louvain (Belgique).
Pendant 2 mois, sur Google, les mots « chômage senior » renvoyaient à 2 pages complètes de liens vers mon livre.

Or j’ai rapidement constaté que :
- les ventes de mon livre ne « décollaient » pas, au contraire : 211 exemplaires en tout au 1er décembre, dont 50 en novembre (j'ai appris depuis que les ventes totales étaient de 228 exemplaires au 24 janvier !!!) ;
- Il n’a jamais été disponible que dans de très rares librairies (autant dire de façon marginale) ;
- pire : de très nombreuses personnes m’ont fait part des grandes difficultés qu’elles rencontrent pour se procurer ce livre, voire des refus de nombreux libraires.

Il n’apparaît que trop clairement que les ventes de ce livre n’atteindront jamais le seuil des 500 exemplaires en dessous duquel notre contrat prévoit que l'éditeur ne me versera aucun droit d’auteur ; c’est affligeant. Je ne serai donc jamais rémunéré pour :
- le travail intellectuel dont j'ai cédé le résultat ;
- ni pour le travail technique que j’ai fourni : document final « prêt-à-clicher » – c’est à dire ne nécessitant aucune autre intervention de l'éditeur que l’ajout de son nom et de promotions pour d’autres ouvrages –, mais aussi tous les éléments graphiques de la couverture, jusqu’à une maquette – d’ailleurs d'une qualité visuelle supérieure à celle du document final – ;
- ni pour le temps – et les frais – que j’ai engagés pour assumer une fonction de promotion commerciale dont la logique voudrait qu’elle incombe à l’éditeur.

Au-delà de cette injustice, ce qui me désole le plus est de devoir constater que tous mes efforts n’auront pas permis d’obtenir le but recherché : aider à ce que le sujet du chômage des « seniors » sorte, justement, de l’indifférence. Cette indifférence même que L’Harmattan a témoigné à l’égard de mon travail…

J'ai tout fourni « sur un plateau » : le texte, la composition, la promotion. Quel part du travail restait-il à assumer ? Un ordre à l'imprimeur, un dépôt légal, et principalement une action commerciale vers les distributeurs. Or, sur ce plan, tout a été gâché, uniquement parce que personne aux éditions L’Harmattan n’a voulu me croire quand j’ai expliqué à quel point ce livre serait médiatisé (j’ai senti ce scepticisme dès le début et j’ai donc régulièrement confirmé ce point avant, pendant et après la parution) ; personne ne s’est donc réellement soucié d’expliquer aux libraires que ce livre leur serait demandé.

L'Harmattan, de plus, a persisté dans cette bévue commerciale. Car enfin, quoi !? Quand on constate qu’une parution provoque une dépêche AFP immédiate, quand on voit un de ses livres en plein écran de télévision 2 minutes avant le journal de 20h de TF1 un dimanche, 2 semaines à peine après sa sortie, on réagit, que diable ! Avec de beaux arguments, qui plus est !

Sauf à penser (ainsi que je commence à le croire) que cette maison d’édition soit si peu appréciée des libraires que tout effort serait inutile…
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0 # Maxerem 2006-02-21 11:52 Yves avait posté un sujet il y a quelque temps Que fait la Halde ?

Réponse: Elle ne fait rien. C'est son job! Désamorcer, rassurer sur le ton : on s'occupe du problème et en attendant, l'analyse que je proposais est toujours d'actualité:

Que fait la Halde ? Elle fait patienter …

A quoi peut-elle servir d'autre? Les lois existent: si un procureur voulait bien les appliquer il y a longtemps que les discriminations les plus flagrantes auraient fait l'objet de procédures et de condamnations, et sans avoir besoin de HALDE.

Ne vient-on pas de ressortir une loi de 42 - sous Pétain - qui sanctionnait les crachats dans les lieux publics pour infliger une amende à un jeune? Donc quand on veut…

La Halde - avec Schweizer à sa tete - n'est qu'un de ces organes inutiles et couteux de plus qu'invente le pouvoir en France quand un problème l'embete, mais qu'il ne veut rien faire - car ce serait encore plus embetant.

Donc la Halde en fera le moins possible - en attendant 2007

et après ? Selon le cas, elle va changer de nom, disparaitre car ses attributions seront "directement"attribuées à un ministère ou, mieux, elle va muter en un de ces "machins" inutiles qui gonflent l'appareil d'état, et qui finalement coutent très cher…

La HALDE a déjà brillamment rempli 50% de sa mission :
1 an qu'elle ne fait rien… encore 1 an à tenir!
Très important : quand on demandera aux candidats à la présidentielle de 2007
de s'exprimer sur les discriminations , et en particulier de la mise à l'écart des seniors, les un pourront revendiquer la création de la HALDE, et les autres prévoir de renforcer son action…

En résumé, la HALDE dédouane nos politiques de leur lacheté: Elle est donc TRES utile et vaut bien ce qu'elle coute aux contribuables.

Good job, Mr Schweitzer !
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0 # superuser 2006-03-03 17:10
A lire aussi notre article du 1er Mars 2006 et ses commentaires…
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0 # superuser 2006-03-04 14:56
Le Sénat a entièrement récrit, dans la nuit de vendredi à samedi, l'article 19 du projet de loi "Egalité des chances", qui vise à renforcer les pouvoirs de sanction de la Haute Autorité de Lutte contre les Discrimination et pour l'Egalité.

Les sénateurs ont estimé que le texte proposé par le gouvernement, qui investit la HALDE du pouvoir de prendre des sanctions pécuniaires contre les auteurs de discrimination, empiétait sur les prérogatives de la justice pénale et risquait de conduire à des jurisprudences divergentes.

Le texte adopté à l'initiative du rapporteur de la commission des Lois René Lecerf (UMP), contre l'avis du gouvernement, représenté en séance par le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances Azouz Begag, autorise la HALDE à proposer à l'auteur des faits "une transaction" consistant dans le versement d'une amende.
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0 # Yves 2006-03-09 12:00 Une discussion tirée de notre forum "Discriminations " :

Gérard écrit :

En complément…

Nous n'avons plus aucune nouvelle de nos plaintes du 25 mars 2005.

Dans un premier temps, la Halde a fait sa part de boulot (qui est malheureusement extrèmement limité ; mais nous nous y attendions) :
- la délibération qu'elle a prise confirme sans équivoque le caractère illégal des offres que nous avons attaquées ;
- la halde a demandé au proc' d'instruire ;
- la PJ a enregistré chacune de nos plaintes (depuis 4 mois !)

Depuis lors, par contre, silence radio !!!

On peut s'indigner que la Halde ne s'attache pas à suivre le dossier ; mais c'est en tout premier lieu sur le silence du procureur que je m'interroge !!!

…/…


Yves lui répond :

… Silence

Oui Gérard, tu as raison.

On peut s'INTERROGER SÉRIEUSEMENT sur le silence du Procureur puisqu'à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance sur la personne), un Officier de police m'avait dit qu'on aurait des nouvelles du Procureur deux ou trois mois après l'enquête.

Deux ou trois mois, ça nous plaçait en janvier/février max.

Mais on en revient toujours au caractère "stratégique" de notre positionnement (et donc de cette plainte déposée par nous l’année dernière).

Dans l'état actuel (CPE, "plan emploi Seniors de m…e"…), il ne serait pas très bon pour nos gouvernants de voir ressortir notre plainte sur le devant de la scène médiatique.

Tu connais Gérard, je connais, on connaît leurs motivations.

Nous avons été contraints de porter plainte parce que les pouvoirs publics n'ont rien fait pour enrayer les dérives discriminatoire s des procédures de recrutement (envers les "vieux", les jeunes, les handicapés, les Français d’origine étrangère…).

L'emploi des "Seniors" (et le chômage des mêmes) est un sujet de société capital à un an d'échéances électorales… capitales.

Les "Seniors" sont nombreux… et ils votent (contrairement à bcp de "jeunes").

Donc, donc, pour ne pas faire trop de vagues… on enterre l'affaire.

Même chose du côté de la HALDE qui s'est bien gardée d'engager des poursuites contre :

EDF, l'Assemblée nationale, le Sénat… pour discriminations à l'embauche sur des critères d'âge alors que nous l'avons officiellement alertée il y a plusieurs mois et que l'info a déjà été reprise dans les médias.

On enterre… Sans fleurs ni couronnes !



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0 # Yves 2006-05-03 13:41 Comment lutter efficacement contre les discriminations à partir du moment où la plus visible d'entre elles (celle affichée noir sur blanc dans les annonces de recrutement, la discrimination sur des critères d'âge) n'est pas sanctionnée.

Pire même, un ministre délégué (à l'égalité des chances), Azouz Begag, a récemment parrainé le lancement d'un site (diversité-emploi) mis au point par Monster, champion toutes catégories de la publication d'annonces présentant des critères d'âge explicites… donc illégaux !

Nous, les Actuchomeurs (au nombre de sept) qui ont porté plainte contre 70 entreprises, cabinets de recrutement et sites Internet, serions aujourd'hui millionnaires (en millions de dollars) si nous avions intenté une action équivalente aux États-Unis. Et je suis très sérieux.

En France, plus d'un an après avoir saisi la Halde et le Procureur de la République de ce scandale, rien n'a changé.

Il faut dire aussi que les premières à pratiquer la discrimination sur des critères d'âge sont les entreprises publiques et les administrations .

Ceci explique sans doute cela.

Donc, notre question reste pertinente : À quoi sert la Halde ?

Et notre réponse l’est tout autant : À rien !

Yves – Un animateur du site
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