Tout a commencé vendredi quand Christophe, conseiller d'une ANPE de St Nazaire (44) et militant CGT, a posté dans notre forum sa réaction à chaud sur les récents incendies d'agences. Un message court, certes un tantinet impulsif et provocateur ("J'informe les énervés qui crament les ANPE qu'il en reste encore…"), exprimant surtout de la colère et de la détresse face au démantèlement de la vocation première du service public de l'emploi, et qui se terminait ainsi : "Un conseiller dégoûté, énervé, agité, syndiqué mais souvent impuissant face à la gangrène néolibérale qui ronge notre monde".
Et voici que dimanche après-midi un de ses collègues, également militant de la CGT-ANPE de Loire Atlantique, nous informe que Christophe a été interpelé, qu'on a perquisitionné son appartement, qu'il est encore en garde à vue et devrait être libéré demain lundi vers midi, toujours en examen et sous contrôle judicaire. Le prétexte à cette batterie de procédures semble uniquement lié à son message électronique posté sur Actuchomage. La CGT-ANPE a d'ailleurs adressé un communiqué l'AFP (à lire ICI sur le site de la CGT-ANPE Pays de Loire).
Le collègue de Christophe nous déclare qu'"une fois de plus, nous l'avons impression de revenir 40 ans en arrière. Le délit d'opinion existe bel et bien dans notre pays."
De notre côté, la consternation et l'interrogation sont complètes. Nous avons toujours présumé que notre site serait sous surveillance, mais à ce point ? Si poster un message - aussi maladroit soit-il - peut entraîner de telles mesures, il y a de quoi s'inquiéter. De plus, aucun incendie d'ANPE n'a été déploré à St Nazaire, nous semble-t-il, à moins que la police n'agisse à titre préventif...
Au vu des zones d'ombres qui demeurent, nous poursuivons nos investigations.
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Commentaires
Certes le message de Christophe s’inscrit dans une actualité, comment dire, «sensible» (marquée par plusieurs incendies volontaires d’antennes ANPE et Assédic). Mais il faut resituer ce propos dans son contexte : celui d’Actuchomage.
Notre site n’a rien d’un repère d’activistes subversifs. Si son audience est en augmentation constante, elle reste très marginale, et plus encore celle de nos forums qui drainent à peine moins de 15% de nos visiteurs.
C’est pour cette raison que l’affaire évoquée ci-dessus me laisse pour le moins dubitatif. Si on devait engager des procédures judiciaires à l’endroit de tous ceux qui, à un moment ou un autre de leur engagement militant, ont tenu des propos qui dérapent ou ont rédigé des écrits pouvant être perçus comme des «troubles à l’ordre public», la population carcérale française augmenterait de 400%.
Et quel est le poids d’un message posté sur un forum d’Actuchomage ? Seules quelques dizaines de personnes l’ont vu, la plupart étant des utilisateurs réguliers du site bien connus de nous. Le support de diffusion du message de Christophe – Actuchomage – est donc très «anecdotique», hélas pour nous.
«Anecdotique ?». Pas tant que cela finalement à en croire le récit posté plus haut.
Nous essaierons donc d’en savoir un peu plus sur cette question dans les jours à venir. La réponse ne saurait d’ailleurs tarder car nous pensons qu’en qualité de «diffuseur» ou «d’éditeur», nous pourrions être impliqués dans la procédure judiciaire si «l’incitation au trouble à l’ordre public» est retenue contre le dénommé Christophe que nous ne connaissons d’ailleurs pas (c’est un utilisateur parmi les 1.500 que compte Actuchomage). Attendons la suite des événements.
Quoi qu’il en soit, cette affaire remet d’actualité un article écrit en septembre 2005. Il s’intitule : «Qui Actuchomage dérange, et pourquoi ?» (à lire dans le commentaire suivant). Car même si notre audience reste marginale, nous comptons sans doute des détracteurs, voire même des personnes qui ne nous veulent pas que du bien (loin s’en faut !).
Les poches de résistance au discours dominant sont de plus en plus isolées. Les réseaux militants d’opposition sont exsangues. Le dernier soubresaut en date, celui du 29 mai 2005, a été étouffé et, aujourd’hui, la France est mise au pas. Le pouvoir et l’establishment ont repris la main après l’avoir perdue pendant la campagne référendaire. Ils ont compris et retenu la leçon.
Les voix dissidentes sont globalement muselées. Même Besancenot ou Laguillier sont contraints de faire de la figuration à «Envoyé spécial» (France2), à «On ne peut pas plaire à tout le monde» (France3) ou à «20h10 pétantes» (Canal+) pour espérer trouver une tribune médiatique. Ces voix dissidentes (et les autres) sont refoulées de tous les débats de fond portant sur les grandes orientations sociales et économiques de la société française. On oppose de Villepin à Sarkozy, Fabius à Royal, Bayrou à Hollande… Le microcosme politique est redevenu ce qu’il était avant, tourné sur lui-même, sur ses combats des chefs qui ont été désavoués par 55% des Français en mai 2005, il y a à peine 8 mois (excepté Fabius).
Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Au regard de ce délabrement généralisé de la militance d’opposition, Actuchomage fait partie des derniers bastions de résistance. Incontestableme nt ! Et en cela sans doute nous gênons et dérangeons. De là à penser que certains cherchent à nous «faire la peau»… Sans être paranoïaque, c’est une option envisageable.
Depuis le lancement d’Actuchomage, nous savons que nous sommes engagés sur un terrain miné parce que le chômage et l’emploi seront au cœur des prochaines élections présidentielles et législatives. Et ces sujets stratégiques constituent les principaux thèmes de l’actualité économique et sociale. Donc les enjeux sont considérables et nous sommes encore à ce jour le seul média français entièrement consacré à ces questions.
Autant dire que notre audience et notre fréquentation ne feront que croître dans les mois qui viennent et que nous risquons bien d’être sous surveillance très rapprochée.
Ainsi en est-il de tous les engagements militants portés par une poignée d’individus motivés. Et c’est exactement ce que nous sommes malgré les difficultés de notre vie quotidienne… Comme cette ASS (Allocation spécifique de solidarité) qui ne m’est plus versée depuis le 19 novembre 2005 (sans raison et sans justification à l’heure où j’écris ces mots). Cela fait deux mois que je suis sans ressources, même pas le minimum pour assurer ma subsistance (que je ne dois qu’à mon entourage proche).
Ça aussi, c’est une réalité de la France d’aujourd’hui !
Yves Barraud – Rédacteur en chef d’Actuchomage.
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Juridiquement, nous sommes à cheval entre le langage parlé et l'écrit.
Si une parole malheureuse est prononcée ou est mal interprêtée et prise par un esprit faible comme un ordre à commettre une infraction ou un délit voire un crime, la responsabilité pénale de l'auteur des propos peut être recherchée. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Tristesir écrit :
Apparemment le communiqué à l afp a du donne lieu à une depeche reprise par france info ce lundi 30 janvier.
Information relayee par france info. Nouvelle precision entendue, ce serait peut etre suite à une denonciation d un internaute de Colmar que cet agent anpe de Saint Nazaire aurait ete interpelle (la depeche ne dit pas que cet homme est cegetiste).
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Nous devons tous savoir qu'en pareil cas les propos tenus engagent la responsabilité de leurs auteurs d'une part, tenus sous couvert d'un pseudonyme ou de sa véritable identité ne change rien d'autre part.
Tout ce que nous faisons sur internet laisse des traces, que derrière nos écrans d'ordinateurs nous pouvons tous être identifiés à tout moment, et faire l'objet d'une visite domiciliaire des autorités entre 6 h du matin et 21 h, 7 jours sur 7.
L'anonymat sur internet n'existe pas.
Indépendamment de l'infraction pénale éventuelle, il ne faut pas oublier non plus les risques de procédures civiles.
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Nous sommes en peine affaire de présomption de culpabilité relative à des mots - si violents que ça ? - écrits sur un Forum… ça me rappel une période de l'histoire, il y a 50 ans, où je n'aurai pas été fier des autorités de mon pays !
Hormis une grosse part d'ironie dans ces propos, je n'y vois pas grand chose d'incitatif à l'immolation.
Mais bon, conservons la Positive Attitude.
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NOUVELOBS.COM | 30.01.06 | 11:06
Un salarié de l'ANPE de Saint-Nazaire, soupçonné d'avoir appelé sur son blog à incendier son agence, est en garde à vue.
Soupçonné d'avoir appelé à incendier son agence ANPE, un salarié de l'Agence nationale pour l'emploi de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a été placé en garde à vue, a annoncé la préfecture dimanche 29 janvier. L'homme devait être déféré devant le parquet lundi.
Le militant syndical est "soupçonné d'être à l'origine d'un message" appelant à incendier l'ANPE de Saint-Nazaire via "un blog". Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures dimanche, toujours selon la préfecture. Plusieurs agences ANPE ont été la cible d'incendies ou de tentatives d'incendie, sans faire de victimes. Mais l'agence de Saint-Nazaire n'en fait pas partie, a-t-on précisé de source policière dimanche soir.
Six agences incendiées
Le syndicat SNU ANPE (majoritaire) avait annoncé dans un communiqué publié vendredi soir que "six ANPE de différentes régions viennent d'être brûlées : Toulouse Lespinet, Rennes Sud, Saint-Cyr-sur-Loire, Caen Centre, Limoges Ventadour, Lilles Hellemmes. (…) Il y a eu également des tentatives d'incendie contre les ANPE Paris Jaurès, Dijon Corroyeur, Brie Comte Robert, Perpignan Kennedy, de Pau Université et de Cenon", a précisé le syndicat.
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J'ai eu au tél le vice-proc de Saint Nazaire qui m'a lu le message à la volée, pas eu le temps de noter en détail (On voudrait le reprendre intégralement pour le papier de Libé)
Vraiment pas de quoi fouetter un chat. Mais selon le vice proc, il encourt quand même jusqu'à 5 ans de taule! La pénalisation de toute parole, y compris sur un forum, se banalise.
(…)
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AP | 30.01.06 | 11:59
NANTES (AP) — Un homme de 36 ans, salarié de l'Agence nationale pour l'emploi de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a été présenté lundi matin au parquet de Saint-Nazaire pour avoir incité sur le forum d'un site internet à mettre le feu à l'ANPE, a-t-on appris auprès du substitut du procureur de la République.
Ce militant syndical CGT a été entendu par un juge d'instruction dans la matinée et devrait être mis en examen pour "provocation" et incitation à un "délit dangereux", selon Jacques Noguellou, le substitut du procureur. Il a été interpellé à son domicile samedi matin et placé en garde à vue durant le week-end.
C'est un visiteur du site actuchomage.org qui a alerté les policiers vendredi, quand il a lu le message laissé par l'homme sur le forum. Celui-ci réagissait sur les récents incendies dans plusieurs agences ANPE de France dans ces termes: "J'informe les énervés qui crament les ANPE qu'il en reste encore". Un message signé, "un conseiller dégoûté, énervé, agité, syndiqué mais souvent impuissant face à la gangrène néolibérale qui ronge notre monde".
"Rien ne peut justifier une telle procédure", a dénoncé le syndicat CGT-ANPE dans un communiqué de presse suite à l'interpellation de son militant.
"Nous dénonçons de longue date les conséquences prévisibles de la montée des radiations… Aucun militant de la CGT-ANPE ne peut ni ne doit être inquiété ou poursuivi parce qu'il mène ce combat", poursuit le communiqué.
D'après M. Noguellou, l'homme était connu pour être un militant syndical "assez excité" mais il n'avait jamais eu affaire à la police ni à la justice. Le substitut du procureur n'a pas demandé son placement en détention et l'a laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il a toutefois demandé à ce qu'il ne retourne pas à son travail à l'ANPE. L'employé encourt cinq ans de prison.
L'ANPE a porté plainte dans cette affaire qui intervient dans un climat difficile suite à l'incendie de six agences ANPE en France (Toulouse-Lespinet, Rennes-Sud, Saint-Cyr-sur-Loire, Caen centre, Limoges Ventadour et Lille-Hellemmes). Six autres agences ont été victimes de tentatives d'incendie en France. AP Répondre | Répondre avec citation | Citer
Et quelles sont les sanctions encourues ? Certainement lourdes, à l'instar de celles qui pèsent sur le dénommé Christophe, auteur du "message" qui a été posté sur nos forums.
L'affaire risque de faire grand bruit dans le monde de l'internet… et dans les réseaux militants aussi.
Il est probable que certains profitent de cette occasion rêvée pour régler quelques comptes avec Actuchomage, un site qui fait beaucoup (trop ?) parlé de lui depuis un an.
Les chômeurs n'ont qu'un droit : LA FERMER !
Et comme nous avons pris le parti de l'OUVRIR…
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lire l'article de LIBÉ
lire l'article du FIGARO
lire l'article du Nouvel Obs
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Mais d'ores et déjà un petit commentaire :
Deux poids, deux mesures : je crois me souvenir que certaines déclarations faites sous les feux de la rampe (excusez du peu), il y a quelques semaines, avaient entraîné une réaction de plusieurs jours où, voitures, entreprises et autres s'étaient trouvées réduites à l'état de cendres. Certes l'appel n'était pas explicite mais il était à tout le moins provocateur, non ? Dans les faits et à ma connaissance rien de tel n'a pu être constaté suite aux déclarations de Christophe. Nicolas, à l'époque peut- être un peu "énervé" comme Christophe, n'a pas bénéficié du même traitement que lui, mais c'est vrai que dans la "hiérarchie", il ne bénéficie pas du même rang.
Arrêtons de nous taire !! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Nous apprenons qu'un salarié de l'ANPE , syndiqué à la CGT, a été placé en garde à vue et va passer en comparution immédiate ce jour, parce qu'il s'est exprimé sur les incendies d'agences ANPE et a déclaré sa solidarité avec les précaires contrôlés et radiés.
Après les propos de Christian Charpy, directeur de l'agence attribuant ces incendies à « la polémique sur les radiations », la suite logique, la répression contre ceux, agents ou précaires qui dénoncent cette politique.
Il faudrait donc souffrir en silence : se taire sur l'explosion des radiations administratives et son corollaires, les pressions exercées sur les précaires pour les contraindre à accepter n'importe quel emploi, n'importe où à n'importe quel prix.
Il faudrait pleurer quand quelques murs de tôle brûlent et se taire quand la destruction continue et accélérée des droits collectifs amène des dizaines d'entre nous à mourir de misère chaque hiver.
Nous ne nous tairons pas : nous continuerons à occuper quotidiennement les ANPE et les ASSEDIC, sans oublier les prestataires privés payés grassement pour nous pousser hors de l'assurance chômage : INGEUS, ADECCO, EXPERIAN…
Nous serons, ensemble, salariés, chômeurs , précaires, intermittents dans la rue contre la destruction du contrat de travail que sont le CNE et le CPE : nous n'accepterons pas ces contrats qui sont encore moins protecteurs qu'un CDD.
La solidarité est aussi une arme, nous saluons tous ceux qui luttent, avec un briquet ou un stylo, à coups d'occupations ou de grèves.
Ni chômage de masse, ni plein emploi précaire ! Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
NOUS NE SERONS JAMAIS DES VARIABLES D'AJUSTEMENT
AC PARIS, 23, bis rue Mathis 75019 Paris TEL : 01 40 09 27 49 ac
Nous seront dans la rue quand ??????????? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je croyais qu'une démocratie signifiait que la parole de chacun était respectée. Même la parole qui manque peut-être d'un peu de distance, les mots qui dépassent la pensée sous l'effet d'une émotion. Les mots terribles, les mots forts…
Mais apparemment depuis quelques temps ce qui est permis dans la sphère privée ne l'est plus dans la sphère publique. Sphére publique puisque déclaration visible à tout un chacun sur Internet même si ce site est encore peu fréquenté.
La communication sur Internet fait partie vraiment de la sphère publique. Ce d'autant plus si aucun accès restreint à des membres répertoriés laisse tout un chacun dire, communiquer comme il l'entend.
Certes c'est une grande et merveilleuse liberté. Mais je crois que la plupart des personnes ne sont pas encore conscientes de cette dimension publique dont s'empare d'ailleurs les états et les organisations publiques. Elles sont de plus en plus sur le terrain d'Internet.
On pense presque s'adresser à des "amis", "connaissances", "relations proches". Ce n'est plus vrai. Poster un message sur un forum est différent d'envoyer un email à des amis, des proches, de la famille. Votre portail et votre forum sont publiques.
Tous les sites sont censés avoir des modérateurs. C'était votre rôle d'ailleurs… Mais souvent on découvre que c'est vraiment nécessaire qu'à partir du moment où on est confronté à ce genre de problème.
Internet n'est pas une sphère privée. On ne peut pas tout dire… et n'importe comment. Il faut le savoir…
Cela dit, je regrette vraiment qu'on puisse en arriver à ce que toutes les paroles d'individus soient passées au crible d'une justice chargée de décider ce qu'il est bien ou non de dire (et donc de penser ?!), comme si toute parole un peu forte était à prendre au premier degré, était un "pousse au crime".
Pourquoi cherche-t-on à nous faire confondre parole et passage à l'acte ?
Notre (système de) société devient-elle paranoïaque ? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Connaissez-vous Michel Habig, maire UMP de la ville d'Ensisheim, en Alsace (tiens, c'est pas loin de Colmar…) ?
Lui, son truc, c'est les caravanes de Roumains. Et il ne risque rien : ni perquisition ni garde à vue, ni enquête, ni accusation pour "mise en danger de la vie d'autrui" ou "délit d'incitation". Pourtant… Répondre | Répondre avec citation | Citer
• Le contenu exacte du message posté sur notre forum, vendredi 27 janvier 2005, est le suivant (dans sa version originale, exceptée l'adresse de l'antenne ANPE évoquée) :
« j'informe les énervés qui crament les ANPE qu'il en reste encore : donc suivé le guide
ANPE de XXXX : XX bld XXXXX..
Qui sème la misère récolte la colère.
Les mots ne sont jamais trop forts quand il s'agit de qualifier le traitement actuel des chomeurs : Dans la réalité d'une ANPE,vous assistez au reprise de fin de stock, les gl2,gl3 (radiations),co nvocations.C'est comme une usine capitaliste normale avec des n° de produits correspondant a des humains.
J'ai lu ici et là l'évocation du STO.et je confirme qu'il y a de cruelles ressemblances…
Un conseiller dégouté,énervé, agité,syndiqué mais souvent impuissant face a la gangrène néolibéral qui ronge notre monde.christophe »
• Le message à l’origine des poursuites judiciaires engagées a été supprimé de notre site dimanche 29 janvier. Au préalable, nous l’avions «verrouillé» (interdisant ainsi toute possibilité d’y répondre).
• Ce message a été vu par quelques dizaines de personnes (moins d’une trentaine à notre connaissance). Rappelons ici que l’audience d’Actuchomage reste très marginale : à peine 2.000 visiteurs par jour (1.500 le week-end) dont moins de 15% fréquentent nos forums (soit entre 200 et 300 personnes par jour).
• Nous constatons que la police et la justice n’ont pas tardé à réagir puisque le conseiller ANPE a été placé en garde à vue samedi 28 janvier, soit moins de 24 heures après avoir déposé son message sur le forum d’Actuchomage.
• Cette procédure expéditive pour «incitation à un délit dangereux» aurait été engagée à la suite d’une «dénonciation» par un utilisateur du site.
Pour notre part – APNÉE/Actuchomage – nous constatons qu’en matière de «délinquance sociale», il y a deux poids deux mesures.
Un internaute qui agit à visage découvert (puisque dûment enregistré sur notre site donc facilement identifiable) est poursuivi pour avoir rédigé un message qualifié par les autorités policières et judiciaires «d’incitation à un délit dangereux».
Pour notre part, nous y avons vu une provocation rédigée par une personne visiblement excédée par les nouvelles attributions «d’accompagneme nt» des chômeurs confiées aux agents de l’ANPE, des prérogatives que les syndicats représentatifs assimilent à un «renforcement des contrôles et des sanctions».
À l’expérience de notre engagement militant, nous constatons que d’autres «délits» ne font pas l’objet du même empressement :
- Quand des patrons voyous déménagent leurs installations industrielles pendant le week-end et abandonnent à leur sort des salariés au mépris des lois et règlements en vigueur dans notre pays.
- Quand des chômeurs voient leurs allocations purement et simplement supprimées et/ou interrompues sans raison et sans justification, et se retrouvent sans aucun revenu de subsistance, pas même le RMI.
- Quand des représentants du peuple fustigent les demandeurs d’emploi au sein même de l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, comme monsieur Jean Auclair, député UMP de la Creuse, qui a prononcé en février 2005 la diatribe suivante : «Ils ne veulent pas travailler les chômeurs. Etre payés à ne rien faire, voilà ce qui les intéresse…».
- Quand on laisse mourir dans leurs véhicules ou dans la rue des SDF récemment licenciés et/ou expulsés de leur logement.
Plus anecdotiques aussi…
- Quand la HALDE et le Procureur de la République tardent à sanctionner les discriminations explicites (tombant sous le coup de l’article 225-1 du Code pénal) qui apparaissent dans des annonces de recrutement de certaines entreprises privées ou sur les sites internet d’institutions et d’entreprises publiques (Assemblée nationale, Sénat, EDF…).
- Quand la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) ne donne aucune suite à une plainte déposée contre les sites internet de recrutement qui ne respectent pas les articles du Code pénal et du Code du travail encadrant les procédures d’embauche.
(…)
La liste des injustices est longue.
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de voir certains «désespérés» se comporter en «pyromanes» ; une extrémité que nous condamnons mais qui reflète malheureusement le malaise ambiant.
Aux mesures de contrôle et de sanction prises, et aux propos accusateurs tenus par nos dirigeants et/ou représentants, certains ont décidé de répondre par une violence dictée par le désespoir.
Cette réaction n’est pas sans nous rappeler les événements du mois de novembre qui embrasèrent les banlieues de France.
Aux mêmes causes les mêmes effets ?
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Laurent écrit :
Au cas où la mise en cause de Christophe, le salarié anpe de Saint-Nazaire, se confirmait, une autre page web pourrait être utilisée pour sa défense, le support est bien plus fameux et le titre de la rubrique a figuré en une de ce site plusieurs jours :
POUR CONSULTER CE DOC, CLIQUEZ ICI
Effectivement !!!! Répondre | Répondre avec citation | Citer
30-01 (AFP) 19:17:36
Les responsables du site internet actuchomage.org, sur lequel un employé de l'ANPE de Saint-Nazaire est soupçonné d'avoir appelé à incendier son agence, ont déploré lundi dans un communiqué qu'il y ait "deux poids, deux mesures" en matière de "délinquance sociale".
L'employé, mis en examen lundi, s'est vu interdire l'exercice de sa profession et risque notamment cinq ans d'emprisonnement.
Les responsables du site, un portail d'information et d'échange sur le chômage et l'emploi, ont souligné avoir supprimé le message incriminé, qui a été vu par "moins d'une trentaine de personnes", deux jours après avoir été mis en ligne sur le forum.
Dans ce message, "nous avons vu une provocation rédigée par une personne visiblement excédée par les nouvelles attributions +d'accompagnement+ des chômeurs confiées aux agents de l'ANPE, des prérogatives que les syndicats représentatifs assimilent à un +renforcement des contrôles et des sanctions+", ont-ils écrit.
Mais, selon ces responsables, "nous constatons qu'en matière de +délinquance sociale+, il y a deux poids, deux mesures".
"Un internaute qui agit à visage découvert est poursuivi pour avoir rédigé un message qualifié par les autorités policières et judiciaires +d'incitation à un délit dangereux+" alors que d'autres "délits" ne font "pas l'objet du même empressement", déplorent-ils, citant l'exemple de "patrons voyous" déménageant leurs installations industrielles pendant le week-end ou les discriminations liées à l'âge dans certaines entreprises. Répondre | Répondre avec citation | Citer
J'apporte tout mon soutient à Christophe X., parce qu'en France je croyais que l'on pouvait encore exprimer sa révolte! Mais non, on ne peut plus s'exprimer que sur la météo, les variations du CAC 40 et sur le profil du prochain candidat du ps…Sinon, Javert veille!!! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je rappelle que Christophe est en fait surtout coupable d'une vanne de mauvais goût et faire passer son coup de gueule pour un appel à la destruction volontaire est une vaste fumisterie dont même ses accusateurs ne peuvent être dupes.
Il s'agit probablement de faire un exemple, de museler la grogne qui monte dans les agences ANPE suite à la mise en application des directives de chasse aux chômeurs.
Pour sa part, Michel Habig, maire UMP de la ville d'Ensisheim, en Alsace, qui ne s'est pas contenté de paroles en l'air mais qui a bel et bien ordonner d'incendier des caravanes, résidences principales et non rebuts à l'abandon, Michel Habig continue à vaquer à ses petites occupations sans être plus inquiété que cela. Comme quoi, une caravane roumaine, ça n'a rien à voir avec une paillotte corse.
Des paroles aux actes, nous connaissons la différence.
Manifestement, ce n'est pas le cas de la justice. Justice de classe? Nul n'oserait le prétendre : encore un coup à se faire mettre en examen! Répondre | Répondre avec citation | Citer
par Nicolas DE LA CASINIERE pour Libération.
Même sur un modeste forum Internet, il est dangereux de s'enflammer devant son écran. Perquisition à domicile, quarante-huit heures de garde à vue et mise en examen pour incitation à jouer les pyromanes. Voilà ce qu'a vécu ce week-end un salarié de l'ANPE de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), syndicaliste CGT. Dans un message diffusé sur le site actuchomage.org, qui évoquait les récents incendies qui ont ciblé six agences ANPE en France, Christophe X., 36 ans, avait indiqué aux «énervés qui crament les ANPE» l'adresse de sa propre agence (lire ci-contre).
Sur le même sujet
A l'autre bout de la France, un internaute féru d'ordre l'a dénoncé à la gendarmerie du Haut-Rhin. Citée dans le message, l'agence ANPE nazairienne a identifié l'auteur du message, mais n'a pas déposé plainte. Seul le parquet a lancé les poursuites dans le contexte enfiévré de la demi-douzaine d'agences ANPE incendiées ces dernières semaines. Le SRPJ de Caen, qui enquête sur l'incendie de l'ANPE de la même ville, a même pensé que c'était ce salarié syndicaliste qui avait mis le feu à Caen. Des policiers sont venus l'interroger dimanche lors de sa garde à vue. Pour découvrir que ce n'était pas lui l'incendiaire. Reste les mots…
200 inscrits. La justice a voulu refroidir «Radiateur», tel qu'il s'est nommé. Ecoeuré de voir sa mission désormais centrée sur les efforts de radiation des chômeurs sans rien à leur proposer, ce conseiller ANPE s'est choisi ce pseudo pour ses contributions sur le site actuchomage.org, dont le forum n'est guère fréquenté que par 200 inscrits, selon les animateurs du site. Radiateur n'a pas vraiment cherché à se cacher, signant de son vrai prénom mais pas de son nom et s'enregistrant avec son adresse mail professionnelle , terminaison en anpe.fr à la clé.
Posté vendredi, son message est certes un peu rageur, sans précautions oratoires, mais très banal selon les habitués des forums et conforme à ce type de discussions en ligne où chacun y va de ses propos véhéments. Comme au comptoir d'un bistrot où personne ne prendrait les reparties un peu tranchées pour des pousse-au-crime au premier degré.
Le parquet de Saint-Nazaire a, au contraire, opté pour les grands moyens. Là où une simple citation directe aurait suffi, la justice a choisi d'ouvrir une information judiciaire contre Radiateur, interpellé à son domicile samedi matin et placé en garde à vue durant le week-end. Présenté à un juge d'instruction hier matin, il a été relâché, placé sous contrôle judiciaire et mis en examen pour «provocation publique à la commission d'un délit de destruction volontaire de bien public», passible d'une peine allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.
Syndicaliste. «La garde à vue lui a fait prendre conscience de ce qui était peut-être une bêtise, note le vice-procureur de Saint-Nazaire, Jacques Noguellou. Mais on s'interroge sur la santé mentale de cette personne qui est conseiller ANPE depuis quinze ans et a des responsabilités syndicales. Il reste des investigations à faire à ce sujet.» L'ANPE se garde de toute communication. La CGT nazairienne reste sur la réserve, tenant juste à faire savoir que la CGT n'est pas derrière ce message.
«Le dossier a été anormalement grossi par la justice, dit Me André Tinière, l'avocat de la CGT chargé de la défense de Radiateur. C'est un cri d'impuissance, de désarroi, de quelqu'un qui n'a jamais voulu inciter à quoi que soit, même s'il y a maladresse de texte.» «Nous dénonçons de longue date les conséquences prévisibles de la montée des radiations, de la contrainte et de la normalisation sociale qui sont à l'oeuvre dans ces politiques publiques, plaide de son côté Margot Undriener, permanente nationale de la CGT-ANPE. On est dans un Etat sécuritaire qui stigmatise un mouvement d'humeur, en niant par ailleurs toute la violence sociale exercée au quotidien.»
Arrêt maladie. Sur actuchomage.org, un contributeur anonyme a réagi hier à la mise en examen de Christophe X. : «Je croyais qu'une démocratie signifiait que la parole de chacun était respectée», s'indigne celui qui signe «cybcoco». Et qui tempère aussitôt : «Internet n'est pas une sphère privée. On ne peut pas tout dire et n'importe comment. Il faut le savoir. On pense presque s'adresser à des "amis", "connaissances", "relations proches". Ce n'est plus vrai. Poster un message sur un forum est différent d'envoyer un e-mail à des amis, des proches ou de la famille.»
Depuis sa sortie du palais de justice, hier matin, Radiateur se cache. En arrêt maladie, il n'est pas retourné travailler. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ceci étant, une garde à vue et une mise en examen pour quelques phrases stupides, générées par le dégoût et la colère, c'est bien cher payé. Messieurs les juges, messieurs les censeurs, où en êtes-vous donc? A quand une mise en examen pour incitation à la haine raciale (par exemple) pour la "karchérisation" des "racailles" dans les banlieues? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Un article ayant trait à l'affaire "Radiateur" (pseudo du Conseiller ANPE mis en examen pour avoir posté un message sur nos forums) en page 8 du "Canard Enchaîné" de ce jour, sous le titre : "Chômage… collatéraux". Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ni nous - responsables du site Actuchomage - ni notre hébergeur informatique n'avons fourni l'adresse IP de Christophe.
Dans un premier temps, nous sommes d'ailleurs demandés comment la police avait fait pour remonter si rapidement à Christophe.
En fait, c'est très simple.
Il a signé son post de son prénom et a fourni l'adresse de son agence ANPE.
Ne restait alors aux policiers qu’à prendre contact avec l'agence en question.
Nous imaginons qu'il n'y a pas 50 Christophe qui y travaillent.
Cette procédure a d'ailleurs été évoquée dans Libé du 31/01/06 :
"A l'autre bout de la France, un internaute féru d'ordre l'a dénoncé à la gendarmerie du Haut-Rhin. Citée dans le message, l'agence ANPE nazairienne a identifié l'auteur du message, mais n'a pas déposé plainte."
Nous ne sommes donc en rien responsables de la "dénonciation" de Christophe.
Si nous avions été contraints de révéler son IP à la police ou à la justice, nous aurions exigé une décision officielle.
Vous imaginez bien qu'entre le moment où Christophe a posté sa contribution sur nos forums (vendredi) et le moment où il a été mis en garde à vue (samedi matin), aucune démarche officielle n'a été entreprise vers nous.
Et à ce jour, nous n'avons pas été sollicités par la justice sur cette affaire (ça viendra peut-être).
Yves - Un animateur du site Répondre | Répondre avec citation | Citer
Un communiqué de la Coordination Antividéosurvei llance d'Ile de France :
Christophe, conseiller d'une ANPE de St Nazaire (44) et militant CGT, a posté sur le Forum d'Actuchomage sa réaction à chaud sur les récents incendies d'agences.
Son message a pu apparaître subversif et provocateur. Cependant, l'agent ANPE a voulu exprimer son désaccord et sa colère devant le démantèlement du «service public de l'emploi». En aucun cas, il n'appelait à l'insurrection : il constate l'augmentation du nombre des radiations ; il s'aperçoit que sa mission de conseiller se transforme en mission de contrôle. Il remarque surtout les désespoirs des uns et des autres qui sont soumis au contrôle social.
Devant ces situations de chômage et de révolte, cet agent, pourtant syndiqué, se trouve devant des problèmes qu'il ne peut résoudre au sein de l'équipe l'ANPE.
Le site d'Actuchômage lui a semblé un espace d'expression pour «alerter» l'opinion publique : «attention, des Agences ANPE commencent à brûler, c'est le signe que le service public à l'emploi va mal et que les conseillers sont en danger potentiel».
Ce court message avait pour objectif de lancer une réflexion sur les dangers de se retrouver au chômage et/ou dans la précarité. Combien de femmes et d'hommes, jeunes et moins jeunes se trouvent sans ressources ? Combien de précaires travaillent dans des conditions de travail inhumaines au mépris de leur santé ? Autant de questions essentielles passées sous silence dans notre société.
Mais il est plus facile et spectaculaire de sanctionner un agent Conseiller ANPE qui a osé faire de la désobéissance civile en refusant de se taire et en levant les «non dits» plutôt que de se pencher sur l'organisation du travail, la protection sociale en cas de licenciement et le chômage.
Il est plus facile de trouver un budget pour installer des caméras de vidéosurveillan ce dans les ANPE et les ASSEDIC et surveiller les comportements suspects des chômeurs que d'organiser une véritable répartition du travail : alors que les travailleurs assument des charges de travail de plus en plus importantes, les chômeurs sont toujours plus nombreux.
NON les chômeurs ne sont pas des criminels, NON les agents ANPE ne sont pas des «délateurs» ou des complices : ce sont deux catégorisations de personnes crées «artificielleme nt» par le gouvernement et qui doivent s'affronter. Mais ces deux catégories sont victimes de la politique néolibérale.
OUI, l'ANPE radie à tour de bras des demandeurs d'emplois de ses listes, parfois pour un rien et contribue ainsi à ce que le pouvoir le plus inique qu'ai eut à supporter la France depuis 1940, soit en train de «gagner la bataille de l'emploi» (Dominique de Villepin, journal du soir de France 2, le 31 janvier).
En fait, Christian est sanctionné sévèrement : il va rejoindre la horde des chômeurs qu'il a soutenus. Il est condamné pour délit d'opinion. Cela devient même un exemple afin d'enrayer les soutiens éventuels que quelques conseillers ANPE oseraient consentir aux chômeurs.
REFUSONS DE NOUS LAISSER MUSELER par les flics du web, alors que cet outil était jusqu'à présent un instrument au service de la liberté d'expression.
SOUTENONS CHRISTOPHE à son procès et ouvrons le débat pour une vrai mission sociale de l'ANPE, reconnaissant par ailleurs le légitime droit de ceux qui le désirent, à la paresse. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Venant de lire plusieurs articles de ce site, je pense qu'il faut bien se dire que tout régime, y compris et surtout se déclarant démocratique, se ménage des sources d'informations privilégiées.
Toute expression d'une pensée personnelle discordante est relayée automatiquement ,plus ou moins bien d'ailleurs ,par tout un réseau d'individus conscients ou inconscients de leur rôle: celà va des appariteurs locaux aux associations subventionnées et jusqu'aux RG.Selon certains avis autorisés, La République serait issue d'une manipulation de masse , de 2 génocides à la Pol Pot et ceci pour établir la domination d'une nouvelle race de fainéants, comme disait si bien le regretté COLUCHE.
Cette mafia se gave à qui mieux mieux (affaire Gaymard ,abus de bien sociaux etc ) et§ celà toutes tendances confondues, leur chef du moment étant souvent le plus grand prédateur d'entre eux. En parler peut vous valoir une défenestration, passer sous un bus ,percutter un camion, voire se transformer l'or entassé dans les poches en plomb dans la tête etc. Celà a toujours été et le restera sans doute.
Les invités donnent des pistes intéressaantes ,par exemple sur la représentativit é des élus, qui ne représentent certainement pas la diversité électorale.
Comme vous le savez, il est interdit de prôner l'abstention, mais , selon mon opinion, compte tenu que rien ne change venant de la gauche caviar ou de la droite sociale, je laisse à penser ce que serait une élection n'ayant mobilisé que 10% de participants ou 90% de bulletins blancs ou nuls…mais comme le dit le modérateur, celà n'engage que moi. Répondre | Répondre avec citation | Citer