
Certes, nous avons publié du contenu AFP sans en respecter les obligations juridiques et commerciales, mais nous n'avions pas le choix (et surtout pas les moyens financiers). D'ici le 10 janvier 2006, nous tenterons de trouver un arrangement. À défaut, nous nous plierons à toutes les recommandations de l'AFP.
À lire ci-dessous : le courrier de l'AFP, et notre réponse.
• Le courrier de l'AFP
Monsieur,
L’Agence France-Presse (l’AFP) a constaté qu’est reproduit et est diffusé, sur le site Internet www.actuchomage.org, du contenu (texte/photo) dont l’AFP est titulaire des droits de Propriété Intellectuelle.
Sauf erreur de notre part, vous n’êtes pas client de l’AFP. Nous vous invitons le cas échéant, et dès réception de cette lettre, à nous communiquer tout document qui prouverait que vous avez un lien contractuel avec l’AFP.
Nous vous invitons également à nous communiquer le moyen technique qui vous permet de disposer du contenu de l’AFP.
En l’absence d’accord commercial avec l’AFP, et si vous voulez continuer à reproduire et à diffuser le contenu de l’AFP, veuillez contacter Monsieur XXX, Responsable Commercial France, ou Madame XXX, Responsable Commercial France Adjoint.
Faute d’accord en cours ou à négocier avec l’AFP, vous devrez veiller, dans les plus bref délais, à supprimer dudit site l’intégralité du contenu appartenant à l’AFP, y compris les archives.
Sans réponse de votre part dans les dix (10) prochains jours, des poursuites judiciaires seront engagées à votre encontre.
Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée.
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• Notre réponse
Madame, Monsieur,
Nous accusons réception de votre «mise en demeure» de ne plus diffuser et reproduire du contenu (texte et photos) issu de l’AFP - Agence France Presse.
En premier lieu, nous vous présentons toutes nos excuses d’avoir utilisé vos dépêches (jamais vos photos en revanche, il nous semble) pour alimenter le «fil d’informations» du site Actuchomage.org, édité par l’association APNÉE - Alternatives Pour une Nouvelle Économie de l’Emploi.
Notre intention est nullement de nuire à vos activités.
Nous souhaitions mettre à la disposition de nos lecteurs chômeurs et précaires une information exhaustive et fiable sur les sujets ayant trait au chômage, à l’emploi et à la cohésion sociale.
D’aucune manière nous n’avons cherché à nous approprier la «paternité» des informations «extérieures» mises en ligne sur Actuchomage. Nous avons toujours «sourcé» leur provenance et/ou le nom de leur émetteur (même si celui-ci, dans votre cas, ne nous autorisait pas à le faire pour des raisons légitimes).
Nous allons donc prendre contact dans les meilleurs délais avec vos responsables commerciaux pour tenter de trouver un accord satisfaisant.
Malheureusement, compte tenu de nos ressources insignifiantes (entre 1.500 et 2.000 euros d’adhésions par an, aucune subvention), il est peu probable qu’une issue positive soit envisageable. Nous nous engagerons alors - conformément à vos recommandations - à supprimer de notre site la totalité des reproductions d’articles et de dépêches AFP et à ne plus en insérer de nouvelles.
Peut-être pourriez-vous néanmoins nous autoriser à conserver celles dont nous sommes à l’origine (cf. : exemples en annexes).
Depuis la création de notre association, nos actions ont souvent été relayées par l’AFP que nous avons toujours informée en exclusivité : saisies de la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations), plaintes pour discrimination à l’embauche, communiqués de presse divers, appels à manifester… Pour information, nous avons aussi répondu à plusieurs interviews menées par des journalistes de votre agence (dernièrement pour le compte de l’AFP audio).
Par ailleurs, vous nous invitez à vous communiquer les moyens techniques nous permettant de disposer du contenu de l’AFP. Ils ne manquent pas : des rubriques d’actualité de Voila.fr aux sites des grands quotidiens nationaux, en passant par ceux des news magazines et la myriade de forums militants sur lesquels - malheureusement - n’importe qui peut poster une information glanée sur internet.
Nous comprenons votre souci de protéger les droits de propriété intellectuelle (et leur exploitation commerciale) encadrant votre activité.
Par cette présente, nous nous engageons donc à prendre contact avec vos services commerciaux avant le 10 janvier 2006 et, faute d’accord, à nous mettre en conformité avec nos obligations légales d’ici le 31 janvier 2006.
Quant aux «poursuites judiciaires» évoquées dans votre courrier, elles doivent être soigneusement évitées. Au regard de la législation en vigueur, nos agissements seraient indiscutablement «sanctionnés». Cependant, toute action en justice engagée à l’encontre d’une activité militante, désintéressée, 100% bénévole et menée par des chômeurs allocataires des minima sociaux (ASS et RMI) constituerait un «fait d’arme» peu glorieux pour les juristes d’une agence aussi prestigieuse que l’AFP. Les uns et les autres n’auraient rien à gagner de cette «mauvaise publicité». Évitons-la, si vous le voulez bien.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleurs sentiments.
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Commentaires
Une association de chômeurs a indiqué jeudi avoir saisi jeudi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) sur le cas de la SNCF et d'EDF qui pratiquent, selon elle, des discriminations à l'embauche sur des critères d'âge.
L'association Alternatives pour une nouvelle économie de l'emploi (Apnée) a transmis au président de la Halde, Louis Schweitzer, des "documents irréfutables" qui attestent selon elle "que de grands établissements publics français, EDF et la SNCF, institutionnali sent la discrimination à l'embauche sur des critères d'âge".
"Nous souhaitons recueillir votre sentiment sur l'épineuse question que soulèvent ces informations et documents, et les mesures que vous comptez prendre pour éradiquer définitivement ces discriminations explicites, illégales et institutionnali sées au sein même des plus importants établissements publics français", écrit l'association dans son courrier.
Elle cite notamment l'espace Internet de la SNCF dédié au recrutement, qui stipule que les candidats ayant un niveau inférieur ou égal à un bac+3 doivent être "âgés de 18 à 30 ans (limite qui peut être portée jusqu'à 40 ans si conditions particulières)" et "être Français ou originaires de l'un des pays de l'Union européenne".
Interrogée par l'AFP, la SNCF a assuré que "l'âge n'était pas un critère pour l'embauche", la condition d'âge n'entrant en ligne de compte que pour bénéficier des avantages liés au statut des cheminots (qui régit notamment le régime de retraite). "Nous n'imposons ni âge, ni mention de la nationalité dans les CV", a ajouté la SNCF.
L'association mentionne également l'espace recrutement du site Internet d'EDF qui précise que les candidats à l'embauche d'un niveau inférieur ou égal à bac+3 doivent avoir "entre 18 et 40 ans (ou 45 ans si conditions particulières)" et "être originaires de l'un des pays de l'Union européenne, d'Islande ou de Norvège. Elle a joint un courrier adressé par la société EDF-GDF de Franche-Comté à l'une de ses adhérentes, qui indique que "l'âge limite pour entrer dans (un de ses) établissements est 40 ans".
"Une limite d'âge à l'embauche est fixée par le statut de la branche des industries électriques et gazières (IEG), fixé par la loi de 1946", a confirmé EDF, interrogé par l'AFP. Cette limite d'âge est "liée au régime de retraite des IEG qui exige une durée de cotisation minimum de 15 ans, pour bénéficier des prestations de ce régime spécial", a précisé EDF.
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18-11 (AFP) 18:14:04
La SNCF va supprimer les références à des critères d'âge de son site internet consacré au recrutement après qu'une association de chômeurs eut saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) à ce sujet, a indiqué la SNCF vendredi à l'AFP.
"A partir de lundi, l'âge et la nationalité n'apparaîtront plus comme critères d'embauche sur notre site internet, qui est en cours de rénovation", a indiqué la SNCF. Les critères d'âge sont liés au statut des cheminots, notamment nécessaire pour bénéficier des prestations d'un régime de retraite spécial, mais des salariés peuvent être embauchés sans critère d'âge ou de nationalité à la SNCF, en contrat de droit privé, a expliqué la SNCF.
Une association de chômeurs a indiqué jeudi avoir saisi jeudi la Halde sur le cas de la SNCF et d'EDF qui pratiquent, selon elle, des discriminations à l'embauche sur des critères d'âge. Cette association, Alternatives pour une nouvelle économie de l'emploi (Apnée), citait notamment le site internet de la SNCF qui stipule que les candidats ayant un niveau inférieur ou égal à un bac+3 doivent être "âgés de 18 à 30 ans (limite qui peut être portée jusqu'à 40 ans si conditions particulières)" et "être Français ou originaires de l'un des pays de l'Union européenne".
Vendredi, elle a précisé dans un communiqué que la SNCF était aussi "impliquée dans une plainte" déposée par l'association "pour avoir publié sur son site une annonce pour le recrutement d'un comptable +âgé de moins de 30 ans+". Suite à cette plainte, la Brigade de répression de la délinquance sur la personne a été saisie par le procureur de la République dans le cadre d'une enquête préliminaire, ajoute l'association.
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06-09 (AFP) 16:35:51 Martine VERON
A 53 ans et malgré quelque 2.000 candidatures infructueuses, Gérard Plumier ne se résout pas au chômage et à "l'angoisse vertigineuse" du senior demandeur d'emploi, raconte-t-il à l'AFP.
M. Plumier avait 49 ans quand il a été victime d'un licenciement économique, en juillet 2001.
Quatre ans plus tard, il exorcise ses démons en publiant "Chômage senior, abécédaire de l'indifférence" (Ed. L'Harmattan), un livre très documenté écrit avec la rage au ventre.
"Je suis passé par toutes les phases classiques, que tout le monde décrit en parlant de chômeurs âgés", dit-il. D'abord, une "totale incrédulité". "Au début, je n'avais pas percuté, mais j'ai vite compris, mon poste a été supprimé un an avant mes cinquante ans", l'âge à partir duquel l'entreprise doit payer une taxe - la contribution Delalande - si elle licencie.
Puis, vient le sentiment d'injustice. "On ne l'a pas tout de suite : au début, on pense retrouver rapidement" du travail, surtout quand on était, comme lui, directeur d'un centre de formation.
Dessinateur industriel, avant de créer son entreprise, puis de passer, à 41 ans, un DESS en sciences de l'éducation, il pensait avoir prouvé qu'il était adaptable. Armé d'un 3ème cycle en contrôle de gestion et management stratégique, il envoie 1.600 candidatures spontanées et 353 réponses à des annonces… pour recevoir 20 convocations à des entretiens. A huit reprises, il arrive en seconde position.
C'est "la norme" : un senior a quatre fois moins de réponses positives à ses candidatures spontanées qu'un candidat "normal", explique-t-il. "Certains n'hésitent pas dire que vous être trop âgé", ou "que la commission de recrutement a éliminé tous les candidats de plus de 45 ans".
"Pendant les entretiens, on vous dit que vous êtes surdimensionné, que vous avez trop d'expérience".
Et puis, vient la fin des allocations chômage. Et là, "arrive la phase de complète dévalorisation : on se dit qu'on s'y est mal pris, qu'on est mauvais". Débute à ce moment-là "l'angoisse vertigineuse" du senior demandeur d'emploi, pour qui chaque jour qui passe voit s'évanouir un peu plus les chances de s'en sortir, puisque c'est l'âge lui-même qui constitue l'obstacle majeur.
"On est alors condamné à la double peine, on n'a pas de travail et on n'aura jamais une retraite convenable", confie M. Plumier.
Financièrement, c'est difficile. "Ma femme est assistante maternelle, on a serré partout et on vit très, très petitement". Un jour, "on se dit, c'est foutu". M. Plumier cesse d'envoyer des CV spontanés, se concentre sur les annonces, et "survit" grâce à son engagement dans la défense des seniors.
Pour ceux qui sont "encouragés" à démissionner et "survivent dans l'entreprise : plus vraiment au travail, mais pas dehors", Gérard Plumier a créé un collectif "senior action".
Avec six autres personnes dans son cas, il a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) pour discrimination à l'embauche due à l'âge.
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Discrimination due à l'âge : la Halde donne raison à sept chômeurs
11-07 18:59:09
La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) a donné raison à sept chômeurs de 42 ans et plus qui l'avaient saisie pour discrimination à l'embauche due à l'âge, ont indiqué ces derniers lundi dans un communiqué.
Ces chômeurs, cinq hommes et deux femmes, avaient saisi en avril la Halde et le procureur de la République du TGI de Paris pour porter plainte après la diffusion sur internet de 40 offres d'emploi dont le libellé mentionnait des critères d'âge que dépassaient ces demandeurs d'emplois.
La Halde a ainsi estimé que les termes utilisés dans les annonces étaient "dénués d'ambiguïté" et que leur usage "suffisait à caractériser l'intention de discriminer", dans sa délibération du 20 juin dernier rendue publique par les chômeurs. "La seule publication des offres d'emploi visées par la réclamation est constitutive du délit", a-t-elle ajouté.
Cependant, la loi prévoit que les poursuites à l'encontre des diffuseurs sur internet "ne peuvent être engagées qu'après que leur ait été notifié le caractère illicite du contenu des offres d'emploi", a-t-elle indiqué. Aussi, la haute autorité a décidé "d'informer le procureur de la République", ainsi que les auteurs des annonces et les diffuseurs sur internet des pratiques discriminatoire s relevées.
Elle engagera également une "réflexion sur les recommandations à émettre afin d'aviter les pratiques discriminatoire s sur les conditions de recrutement liées à l'âge", a-t-elle ajouté.
La Halde, nouvelle instance créée par la loi du 30 décembre 2004, peut être saisie sur toute forme de discrimination légale, qu'elle soit fondée sur le sexe, la race ou l'origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle.
© AFP Répondre | Répondre avec citation | Citer
Afligeant …
jean-claude Répondre | Répondre avec citation | Citer
L'Agence France Presse était prête à nous fournir entre 0 et 5 dépêches par jour (au gré de l'actualité) pour un abonnement de 300 euros par mois.
Rien à dire, c'est le prix. L'AFP doit payer ses journalistes (qui font généralement un travail sérieux).
En revanche, 300 euros par mois, ça représente près de 4.000 euros par an… soit plus deux fois notre budget annuel (entre 1.500 et 2.000 euros).
Donc, comme convenu avec l’AFP, nous allons supprimer de notre site, d'ici le début du mois de février, l'ensemble des informations de cette agence de presse (nous avons commencé le travail).
Bon, sur le fond, ça ne changera pas grand-chose car on ne peut pas dire non plus que nous ayons pillé l'AFP.
La très grande majorité des infos disponibles sur Actuchomage provient des réseaux militants, de nos propres correspondants et des revues de presse.
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